PORTION SACRÉE DU GRAND SYMPATHIQUE
4* Des rameaux antérieurs, plus nombreux et plus cnnsidérables que i-eui qui précèdenl. Ils se diri^nt en haut, en avant et un peu en (intiors, n^ur concourir à la formation du pli^xns hypo^aslrique.
Portion tacrée du graïul ujaipathique; Ptexui hypogaitrique
I. Hiuclit carré lombaire. — i. Coupo vnrlirale <le Vo* et du muicle iliaque. — 3. P*iiie inHrieure de IVstomac. — 4. Exli^mité fnpérîeurp de l'inlcitin grèlr, — i. S iliiqus du ciion. — 6. Rectum. — 7. Veuie. — 8. ProMale. — 9, U. Porlion lonibaire du grand ijnnpalliiiue. — 10, 10. RamenuK par luxciuels elle eoiuniuniquR nvee 1m ncrfa lombaires. — II. 11. Rameaux par letquel* elle conceurl à la fannKtion du plexus torabo-aorliquF. — 13. l>leiu> mésenlirique mipérieur. — 13. Plexus lombo-sorlique. — t4. Plexua mésenti'rique inférieur. — 15. Prolongempntdii |>lexut loinbo-aortjque ■e divitahl au devant de l'anicle sacro-vertéLral en deux iiorlians, — 16. l'ortion gaucho de c« proloiigemenl. — 17. Porlion droite. — 18, 18. Portion sacrée ûu grand qrmpa- Ibiquc. — 19, 19. Plexus lijpogai trique. — 30. Rameaux qu'il retait du grand sympa^ tbique. — 21, H. Divilion* qui s'étenilent des troisième cl quatrième nerts aacn^s au ■n'ine pleiiu. — A Oauziènie nerf donal. — S3. Premier ' nerf lombaire. — ^- Deuxième nerf lombaire. — i5. TroiiiÈnie nerf lombaire, — 26. Rranclte génilo- '"arale coupie au-de^sou) cle H>n origine. — !T. (juatrième nerf lombaire. — S8. Tronr^ — 29. Plexus «acre. — 30. Cinquième nerf »uré. — 31. Sîxièpie nerf sacré.
556 NKVROLOGIE
Plexus hyposastriqne*
Ce plexus est un des plus compliqués et des plus importants de réconomie. Il est situé dans Fexcavation du bassin, sur les parties latérales du rectum et de la vessie chez Thomme, du rectum et du vagin chez la femme. (Fijç. 610.)
Sa forme, extrêmement irrégulière, ne peut être comparée qu'à un enchevêtrement de fds qui se croiseraient dans tous les sens.
Un tissu cellulaire plus ou moins dense sert en quelque sorte de substratum ou de support à l'ensemble des filets qui le constituent. Sur le trajet de ces fdets on observe quelques renflements gangliformes.
Les plexus hypogastriques émanent de trois sources différentes : i° du plexus lombo-aortique qui se bifurque inférieurement pour aller se terminer dans chacun d'eux, et qui leur envoie en outre plusieurs filets par l'intermédiaire du plexus mésentérique inférieur; 2* de la portion sacrée du grand sympathique, dont ils reçoivent tous les rameaux antérieurs; 3* des troisième et quatrième paires sucrées.
Ces plexus se composent donc de fibres appartenant au système nerveux ganj'lionnairo et de fibres provenant de Taxe cérébro-spinal; mais les premières sont incomparablement les plus nombreuses.
De chaque plexus hypogastrique on voit naître plusieurs groupes de filets plexiformes destinés aux organes contenus dans Texc^vation du bassin. Ce sont : le plexus hémorrhoïdal moyeny \e. plexus vésicaU le plexus prostatique ^ le plexus destiné aux vésicules séminales ainsi qu'au canal déférent, et chez la femme les plexm vaginal et utérin,
A. Le plexus hémorrhoidai moyen se porte directement vers les parties latérales du rectum sans affecter aucun rapport avec l'artère hémorrhoïdale moyenne, qui du reste fait quelquefois défaut, et qui est le plus souvent très-déliée lorsqu'elle existe. Arrivé sur les côtés de la moitié inférieure de l'intestin, il s'applique à sa tunique musculaire, puis Li traverse en lui donnant un grand nombre de ramifications, et se termine par des filets non moins multipliés dans la tunique muqueuse. Plusieurs divisions de ce plexus peuvent être suivies jusqu'à l'orifice anal.
B. Le plexus vésieai, composé de filets très-nombreux, répond de chaque côté au bas-fond de la vessie, sur lequel il se partage :
1" En ramifications ascendantes qui se répandent dans les deux tiers supérieurs des parois vésicales, pour se distribuer, en partie dans leur couche musculaire, en partie dans leur couche muqueuse.
2® En ramifications descendantes qui se terminent dans le tiers inférieur du même organe. Constamment ces dernières s'unissent et souvent même
PLEXUS HYPOGASTRIQUE. 557
se mélangent à leur point de départ, soit avec celles du plexus prostatique, soit avec le plexus des vésicules séminales.
C. Le picxBs prostatique^ un peu inférieur au précédent, avec lequel il communique constamment et dont il ne devient bien distinct qu'à sa terminaison, chemine en dehors, puis au milieu des veines volumineuses qui entourent la partie inférieure de la -vessie, ainsi que la prostate,* et pénètre ensuite dans ce dernier organe, par ses parties latérales. Quelques filets contournent la partie supérieure du col de la vessie, en lui fournissant plusieurs divisions, ainsi qu'à la prostate et à la portion prostatique du canal de Turèthre, et passent ensuite sous la symphyse du pubis pour aller se perdre dans les racines du corps caverneux.
D. Le plexBS des vésicules séminales et du canal déférent 9 lié aussi
par de nombreuses anastomoses avec celui qui se rend à la vessie, passe en arrière de l'uretère pour atteindre le bord externe de la vésicule séminale correspondante.. Là il se divise en deux plans : un plan supérieur qui chemine entre le bas-fond de la vessie et la vésicule séminale, et un plan inférieur qui passe au-dessous de celle-ci. Ces deux plans, après avoir fourni dans leur trajet de fines divisions aux parois de la vésicule, se réunissent de nouveau à son côté interne, s'accolent alors au canal déférent €t l'accompagnent jusqu'à sa terminaison ou plutôt jusqu'à son origine, en l'entourant d'un réseau extrémementriche. Arrivé au niveau del'épididyme, le plexus du canal déférent lui abandonne un très-grand nombre de fines «•amifications; il se prolonge et se perd ensuite dans le testicule.
Les rameaux que le plexus liypogastrique fournit chez l'homme à la prostate, à la portion prostatique de l'urèthre, aux vésicules séminales et au canal déférent, se portent chez la femme au vagin et à l'utérus.
E. Le plexus vaginal est composé de filets qui émanent principalement des nerfs sacrés. Dirigés en bas, en avant et en dedans, ces filets se partagent en latéraux, supérieurs et inférieurs. Ils se répandent dans toutes les parties du vagin en s'anastomosant, sur la ligne médiane avec ceux du côté opposé, et inférieurement avec les plexus hémorrhoïdaux^ moyens.
F. Le plexus utérin, dabord confondu avec le plexus vaginal, chemine entre les deux lames du ligament large en suivant une direction légèrement ascendante, et se partage bientôt en un grand nombre de filets indépendants pour la plupart de l'artère utérine. Tous ces filets pénètrent dans l'utérus par ses parties latérales, dans lesquelles ils laissent un grand nombre de divisions et se prolongent ensuite, les uns vers sa partie antérieure, les autres vers sa partie postérieure, où ils forment, comme sur les côtés, de riches réseaux intra-musculaires. De ceux-ci partent les ramifications terminales qui président aux contractions utérines.
Parmi les filets de ce plexus, les plus élevés, dirigés presque verticale-
558 NÈVROLOGIE.
ment en haut, s'anastomosent au niveau de Torigine des trompes avec les dernières divisions du plexus ovarique. Les inférieurs, unis aax rameaux les plus reculés du plexus vaginal, pénètrent dans la partie correspondant!" du xol de Tutérus et s'avancent jusqu'au pourtour du museau de tanche auquel ils sont destines.
Sur le trajet des nerfs de Tutérus on remarque, de chaque côté du col,^ des ganglions que Remak avait déjà signalés en 1840, mais qui ont éU^ mieux étudiés en 1865 par Polie et Koch, et mieux encore en 1862 ps Frankenhaeuser.
Ces nerfs, dans l'épaisseur des ligaments larges, se divisent déjà en deu^ ordres : les uns sont formés de tubes complets, et les autres de tuber dépourvus de myéline. Les deux groupes participent à la formation de réseaux intramusculaires. Maïs le premier, en pénétrant dans les paroi du viscère, ne comprend qu'un trè^petit nombre de tubes entourés d*u gaine périnévrique, lesquels, après un trajet d'une étendue variable et e^^^jj général très-court, se séparent; leur périnèvre alors disparaît, ainsi q»^ ^^ leur substance médullaire, on sorte qu'ils passent à l'état de fibres ç^"^ ^^ ou gélatineuses. Le réseau intra-musculairc de l'utérus est donc eftdéfin.^^^ j^ live essentiellement constitué par des fibres de cet ordre; il diffère ^^^ tous les autres plexus des muscles à fibres lisses par l'absence de ganglioo^^ différence importante, si l'on considère l'extrême multiplicité de ceux. dans la vessie, l'estomac et toute l'étendue du tube intestinal.
Pendant le cours de la grossesse, les nerfs de l'utérus participent. l'hypertrophie de cet organe. Ils s'allongent en même temps qu'ils mentent de volume; la myéline, qui dans l'état ordinaire semble les donner à leur entrée dans la tunique musculaire, les accompagne à im plus grande profondeur, ce qui rend leur étude plus facile. — Leur d&^ loppement sous l'influence de la gravidité a été constaté en 1802 p W. Hunter, en 1820 par Tiedemann, en 1840 par Remak, et plus tard ps^r d'autres observateurs.
L'existence des nerfs dans les parois de l'ulérus était déjà connue cXe Vésale, d'Euslachi, de Haller. Mais c'est aux recherches très-important ^^8 de Kilian, entreprises en 1851, (|ue la science est redevable de nos cok:^naissances les plus précises sur leur distribution et les caractères qui l^ss distinguent. En 1807, Frankenhaeuser, dans sa remarquable iVono^rapAr'^ a complété cette élude en s'attachant à poursuivre les tubes nerveux ju asqu'àleur extrémité terminale.