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SURFACE EXTERNE DE LA PEAU

La couleur propre à chaque race est indépendante des climats. On (romre sous la oiéroe latitude des peuples de race différente, qui ont conserré chacun leur couleur distinctive ; et sous des latitudes très-différentes des peuples de même race dont la coloration demeure invariable. Ainsi la race nègre a son principal foyer dans les régions équatoriales de |*Arrique ; et, en Amérique, dans les mêmes régions vivaient déjà, à l'époque où elle fut découverte, des peuples dont la peau est moins colorée que celle de tous les autres indigènes de ce vaste continent. D'une autre part, la race mongole, qui s'étend de Téquateur au pôle, présente dans les dimals si divers qu'elle habite la teinte jaune, qui constitue l'un de ses attributs. La cause de ces différences ne se rattache donc pas aux influences climatériques. Elle est essentiellement analomique, et réside dans le système pigmentaire qui, très-développé dans le nègre, s'amoindrit et pâlit, comme nous le verrons plus loin, à mesure qu'on descend de la race noire h la race blanche.

Dans chaque race, la couleur de la peau varie un peu selon les individus ; et ces variétés individuelles deviennent d'autant plus sensibles, que %e type de la coloration est moins foncé ; c'est donc surtout dans les races Islanches qu'on les observe. — Il en est de même des variétés qui tiennent à l'influence des saisons, avec cette différence toutefois, que les précédentes portent sur toute l'habitude extérieure, tandis que celles-ci se montrent seulement sur les régions exposées à l'action solaire.

La couleur des téguments, du reste, n'est pas uniforme. Sur certaines régions elle est plus foncée : ainsi, chez l'homme, les organes génitaux présentent souvent une coloration brune ; chez la femme, les grandes et les petites lèvres, l'aréole du sein, offrent une couleur analogue.

A la naissance, la peau est d'un blanc rosé. — Chez l'enfant et l'adoles-

^nt, elle devient blanche. — Chez l'adulte, elle est d'un blanc plus mat.

Dans la vieillesse, les téguments, moins vasculaires, plus minces et en

partie flétris par suite de l'amaigrissement général, prennent une teinte

plus foncée et légèrement jaunÀtre.

§ 4. — Surface kxterne de la peau.

La surface libre de la peau n'est pas aussi unie qu'on pourrait le croire A.U premier aspect. Elle présente un grand nombre de plis et de sillons, des suûUies de très-petites dimensions, mais extrêmement multipliées, et des ^Drifices remarquables aussi par leur multiplicité.

Elle est recouverte en outre par les poils, trës-développés sur certaines Tégions, à l'état de vestige surla plupart, et par les ongles, qui n'entourent «chez l'homme qu'une partie de l'extrémité terminale des doigts et des orteils, qui l'embrassent complètement chez quelques mammifères, et qui se

distinguent, du reste, chez les vertébrés, par leur importance en général beaucoup plus grande, bien que trës-variable cependant selon lès familles, les genres et les espèces.

Les plis et sillons qu'on observe à la surface du corps peuvent être distingués, avec Bichat, en quatre ordres. Ils diffèrent suivant qu'ils sont dus : à l'action des muscles, au jeu des articulations, à l'influence de la vieillesse ou au mode de groupement des papilles de la peau.

A. Les plis et sillons qui dépendent de V action des mtiscles prennent le nom de rides. Ils ne se montrent que sur les points où la peau est doublée par des plans musculaires. Les téguments du crâne, de la face et du cou, l'enveloppe scrotale en sont le siège à peu près exclusif. Leur direi^tion est toujours perpendiculaire à celle des muscles sous-jacents : c'est pourquoi les rides du front sont transversales, celle de la racine du nez verticales, celles des paupières rayonnées, et celles de la face diversement inclinées. D'abord temporaires comme les contractions qui les produisent, ces rides se gravent sur la face à mesure qu*elles se renouvellent, et deviennent ainsi défînitives en se prononçant de plus en plus ; de là le privilège pour la physionomie de refléter nos passions dominantes et nos préoccupations les plus habituelles, alors même qu'elle reste à l'état de repos.

Les rides du scrotum diffèrent des précédentes au même titre que les fibres musculaires lisses diffèrent des fibres striées. Plus lentes à se produire, elles persistent aussi plus longtemps, et présentent un caractère vermiculaire qui rappelle celles du tube intestinal.

B. Les plis et sillons articulaires occupent sur la périphérie des articulations une situation invariable pour chacune d'elles, et bien digne, pai conséquent, de fixer toute l'attention du chirurgien. On les rencontre sui les points qui correspondent aux plus grands mouvements, parliculièremenl du côté de la flexion et de l'extension. Diamétralement opposés, ils semodifient en sens inverse sous l'influence de l'action musculaire, les unss'effaçant, tandis que les autres s'exagèrent, et réciproquement.

Ces plis et sillons s'accusent d'autant plus que la peau est plus fixe. C'est pourquoi, rares et peu accusés autour des grandes articulations, on les voit se multiplier au contraire à mesure qu'on se rapproche de l'extrémité terminale des membres. La paume des mains en présente constamment trois principaux : l'un, supérieur, dû au mouvement d'opposition du pouce ; l'autre, inférieur, produit par le mouvement de flexion des quatre derniers doigts; le troisième, intermédiaire, résultant à la fois de ces deux mouvements. Sur les doigts et les orteils on en remarque un plus grand nombre qui répondent, les uns à leur face palmaire, les autres à leur face dorsale. Les premiers, transversaux, rectilign'es et plus profonds, se distinguent eu supérieur, moyen et inférieur. Le supérieur répond au corps des premières phalanges, le moyen à l'union des phalanges avec les pha-

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