SURFACE EXTERNE DE LA PEAU
langines ; Tinférieur est situé à un millimètre au-dessous de runion des phalangines avec les phalangettes. Les sillons de la face dorsale sont transversaux aussi, mais curvilignes, plus superficiels, plus nombreux et plus irréguliers. — Les plis et sillons articulaires des orteils offrent une disposition analogue.
C. Les rides qu'amène la vieillesse se rattachent à une cause bien différente de celle qui produit les plis musculaires et articulaires. Lorsque la graisse, sous l'influence des progrès de l'âge, a en partie disparu, Tenveloppe cutanée devenant relativement trop étendue se plisse en divers sens, d'autant plus facilement que les cellules adipeuses contenues dans ses aréoles ont pris une part plus importante à la résorption générale. C'est alors surtout qu'on voit se former sur la face, sur le cou, sur le dos de la main et la plupart des autres régions du corps, ces plis peu saillants, mais nombreux, qui, se rencontrant sous des angles divers, circonscrivent des polygones irréguliers, plis dont le nombre et les dimensions varient d'ailleurs presque à TinOni, ^elon le degré d'atrophie.
Très-élastiques chez l'enfant et chez l'adulte, les téguments se rétractent et ne se rident pas, même à la suite de l'amaigrissement considérable que déterminent les maladies aiguës ou chroniques. Mais cette propriété s'affaiblissant dans les derniers temps de la vie, ils se rétractent de moins en moins et se plissent de plus en plus ; les rides de la vieillesse sont donc en raison composée de Tàge et de l'atrophie sénile.
D. Les sillons papillaires sont les plus superficiels; ils semblent tracés sur la surface de la peau avec la pointe d'une aiguille. C'est sur la paume des mains et sur la plante des pieds qu'on les observe. Leur direction est rectiligne pour quelques-uns, curviligne pour le plus grand nombre. Sur la pulpe des doigts, ils décrivent des courbes concentriques assez régulières dont la concavité regarde en haut. Ces courbes cependant ne sont pas toujours ouvertes; les moyennes ou centrales représentent parfois des ovales, et dans quelques cas assez rares elles s'enroulent à la manière d'une spirale. — Les sillons papillaires se voient facilement à l'œil nu ; mais on les étudiera mieux avec une loupe, et mieux encore sur un pied ou une main dont l'épiderme aura été détaché.
Les saillies qu'on remarque sur la surface externe de la peau se divisent en deux ordres : les unes, extrêmement multipliées, sont le siège des impressions tactiles : elles portent le nom de papilles; les autres, beaucoup moins nombreuses, répondent à la base des poils.
Les saillies papillaires se disposent sur la paume des mains et la plante des pieds en séries linéaires que séparent les sillons du quatrième ordre. Sur tous les autres points du corps elles n'affectent aucun rapport déterminé, mais sont si rapprochées, qu'elles se touchent par leur base, et si minimes, qu'elles ne deviennent visibles qu'au microscope.
572 SENS bu TACT.
Les saillies situées à la base des poils, ou plutôt à leur point d*éniergeiice, sont arrondies, à peine sensibles. Elles n'occupent que certaines r^^ns, en général celles qui se trouvent le plus habituellement recouvertes. L*inK pression soudaine d'un air frais, et quelquefois aussi une émotion vive, le^ rendent plus apparentes. Chez un grand nombre d'individus, elles n*appa^ raissent même que dans ces circonstances; c'est leur brusque apparitioi) qui constitue le phénomène si connu de la chair de poule. Suivant que ces saillies existent ou n'existent pas, la peau est rude ou polie; et comme leur volume varie selon les individus, selon les régions, selon le degré de l'embonpoint, et môme selon la température, on conçoit qu'entre la peao la plus rude et la peau la plus douce il existe une foule de degrés intermédiaires. Les peaux blanches sont en général les plus unies; une peau brune peut cependant offrir aussi une grande douceur; mais ce qui est h loi pour Tune est l'exception pour l'autre.
Les orifices dont la surface libre de la peau est pour ainsi dire criblée représentent l'embouchure des glandes logées dans son épaisseur. Or, parmi celles-ci, les plus nombreuses président à la sécrétion de la sueur; les autres sécrètent la matière sébacée. — Les orifices qui dépendent des glandes sudorifères s'ouvrent dans les espaces interpapillaires; ils offrent une disposition infundibuliforme, et sont du reste si minimes, que le microscope seul peut révéler leur existence. Cependant, en les examinant sous, un jour convenable, on peut les distinguer à l'œil nu sur la^ paume de^ mains et la plante des pieds.
Les orifices des glandes sébacées diffèrent de situation suivant que glandes sont annexées à des follicules pileux complètement développé ou à des follicules rudimentaires. — L'orifice des premières nerépon^ pas à la surface de la peau, mais aux parois du follicule correspondant ^ dans lequel elles versent la matière sébacée que celui-ci transmet ensuil.e au dehors. L'orifice des secondes, au contraire, s'ouvre directement s^r la surface tégumentaire. Il offre un diamètre très-variable, mais toujours très-large lorsqu'on le compare à l'embouchure des glandes sudorifères. Ce qui le caractérise plus spécialement, c'est la présence d'un poil deduvel qui en occupe ordinairement le centre.
§ 5. — Surface interne de la peau.
La surface interne de la peau est extrêmement inégale. Elle répond. , dans la plus grande partie de son étendue, à une couche cellulo-graisseus^s connue sous le nom de pannicule adipeux.
Ce pannicule, ou couche graisseuse sous-cutanée, fait défaut surcertairms points, et particulièrement sur les paupières, sur le pénis, le scrotui l'aréole du sein, etc. ; sur d'autres on en retrouve seulement quelque