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STRUCTURE DE U PEAU

subit des mouvemenls plus étendus et plus fréquents. Ces bourses séreuses présentent -beaucoup de variétés que nous explique leur mode de développement. La plus importante est celle qui répond à la rotule.

L^ rapports de la peau avec les artères, les veines et les vaisseaux lymphatiques ont été déjà mentionnés. Je me contenterai de rappeler :

i* Que les téguments du crâne et de la face, ceux des doigts et des orteils, sont les seuls qui répondent à des branches artérielles, et qu'ils empruntant à leur présence une vitalité bien supérieure à celle des autres parties du système cutané.

2* Que les veines et les lymphatiques situés sous la peau proviennent eiclusivement de cette enveloppe; que leur situation est d'autant plus profonde qu'ils deviennent plus volumineux; et qu'ils occupent les régions où ils sont le moins exposés à être comprimés.

ARTICLE IL

U peau se compose de deux couches superposées : d'une couche profonde, le derme ou cAorûm, cutis des auteurs latins ; et d'une couche superficielle, Yépiderme ou cutictUe.

Ces deux couches, d'épaisseur et de nature très-différentes, sont étroitement unies. Cependant on peut les séparer sur le cadavre par voie de putréfaction, de macération ou d'ébullition, et chez le vivant par Tapplication d'an vésicatoire. Sur une coupe perpendiculaire de la peau de la main ou delà plante du pied, on les distingue très-bien Tune de l'autre, et Ton foit aussi qu'elles se pénètrent réciproquement. A chacune d'elles se rattad[ient une partie essentielle et des parties accessoires.

Comme partie essentielle, le derme nous présente une trame aréolaire, ^c^Kise et résistante, formée de fibres laraineuses et de fibres élastiques ^'^^re-croisées. Comme parties accessoires, il nous offre : ^"^ Les papilkSj qui en recouvrent toute la face externe ; ^ Les glandes sudorifères et les glandes sébacées; 3* Les organes producteurs des poils ou follicules pileux ; 4* Des artères, des veines, et des vaisseaux lymphatiques ; 5* Des divisions nerveuses en très-grand nombre; 6* Du tissu adipeux qui s'étale en larges couches sous sa face profonde.

L'épiderme est réductible lui-même en deux couches secondaires, étroivient unies, mais séparables aussi et bien distinctes. De ces deux coures, la plus superficielle possède pour éléments des cellules aplaties en Ct^rme d'écaillés, qui se juxtaposent et se superposent en grand nombre : o'esl la couche cornée, La seconde est lormée aussi de cellules, remar-

qiiables surtout par la présence d'un noyau contenu dans leur cavité et d'une matière colorante dont la proportion varie beaucoup. 'Cette matière colorante porte le nom de pigment, d*où le nom de couche pigmentaire sous lequel je la désignerai. — A Tépiderme se rattachent :

1° Les poils, qui sont le résultat d'une simple modification de la couche pigmentaire, et qui en forment par conséquent une dépendance.

^ Les ongles, prolongements modifiés de la môme couche, dont ils doivent être considérés aussi comme une annexe.

§ 1 . — Du DERME ET DE SES DÉPENDANCES.

Le derme constitue la partie essentielle ou fondamentale du sens du tacL C'est au derme que la peau est redevable de son épaisseur, de sa résistance, et de son élasticité; il en forme la charpente. Élément principal, il sert de substratum à tous les autres : à Tépiderme, qui s'étale sur les inégalités de sa surface ; aux glandes sébacées qui se creusent une loge dans . sa couche la plus dense ; aux glandes sudorifères, au tissu cellulaire et à la graisse qui remplissent ses aréoles ; aux divisions vasculaires et nerveuses, qui se ramifient et se perdent dans son épaisseur.

Le derme est blanc et demi-transparent, extensible et rétractile, trèsrésistant, extrêmement mince sur quelques points, notablement plus épais sur d'autres. Tout ce qui a été dit précédemment de l'épaisseur, de la résistance et de l'élasticité de la peau lui est particulièrement applicable. J'ajouterai seulement que son éps^isseur propre varie, suivant les régions, de 1/3 de millimètre à 4 millimètres.

Sa surface externe est recouverte par les papilles, qui lui donnent sur la paume des mains et la plante des pieds un aspect sillonné. Sur les autres parties du corps, le derme est plus uni. Vu à l'œil, on remarque seulement sur sa face libre des orifices irrégulièrement disséminés et très-apparents, qui forment l'embouchure des follicules pileux et des glandes sébacées.

Sa surface interne ou profonde présente des parties saillantes et des parties rentrantes. — Les parties saillantes sont constituées par les fais^ ceaux qui se détachent de la peau pour concourir à la formation du fascissuperficialis. — Les parties rentrantes, situées dans les intervalles de^ faisceaux fibreux, portent le nom (Taréoles.

Les aréoles du derme affectent une forme conoîde. Sur les points où lapeau est très-épaisse, elles tendent à prendre et prennent en effet quelque — fois la forme cylindrique : tel est leur mode de configuration sur les tégu^ ments du cou et du dos, chez certains individus très-fortement musclés. Plus le derme s'amincit, plus au contraire les aréoles s'élargissent à leur base ; elles tendent ainsi à disparaître, et finissent même par s'effacer à

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