‹ Traité d'anatomie descriptive (volume 3)Chapitre 145 sur 223 · DU DERME · texte numérisé non relu

DU DERME

peu près complètement ; de là leur absence sur la peau des paupières, du pénis, du pavillon de Torèille, etc.

Bichat avait cru remarquer que les aréoles se prolongent jusque sur la l'ace externe du-denne, et un grand nombre d'auteurs ont adopté son opinion, qui ne repose pas cependant sur une observation exacte. Leur sommet, en effet, ne remonte pas au delà de la partie moyenne de Tépaisseur du derme. Les orifices qu'on observe sur la face externe de la peau représentent, ainsi que nous Tavons fait remarquer plus haut, l'embouchure des follicules pileux et des glandes sébacées.

C'est dans les aréoles du derme que sont logées les glandes sudorifères; chacune d'elles en renferme trois ou quatre et souvent un plus grand nombre. C'est par ces aréoles aussi que les nerfs et les artères pénètrent dans la peau, et que les veines et les vaisseaux lymphatiques en sortent.

Structure du derme. — Le derme est constitué par des faisceaux fibreux, de dimensions et de formes très-variées, dirigés dans tous les sens, superposés et entre-croisés, affectant en un mot une disposition essentiellement réticulée. — Ces faisceaux se comportent d'une manière bien différente sur les deux faces du derme. Sur la face externe, ils se confondent et sont si étroitement unis, si serrés les uns contre les autres, qu'ils constituent un tissu d'aspect homogène et d'une grande densité. A mesure qu'ils s'éloi- ^ent de cette face, ils deviennent plus distincts, circonscrivent les aréoles, puis se séparent en partie sur la circonférence de leur base pour aller se perdre dans la couche adipeuse sous-cutanée.

Les faisceaux fibreux du derme se composent de fibres lamineuses Juxtaposées; ils prennent une part très-importante à sa constitution ; ce sont eux qui communiquent à la peau sa résistance.

Les fibres élastiques, très-mullipliées aussi, cheminent entre les faisceaux fibreux qu'elles croisent dans tous les sens. Leur diamètre varie suivant qu'elles appartiennent aux couches superficielles ou aux couches profondes : celles des couches superficielles sont extrêmement déliées; celles des couches profondes sont plus volumineuses, mais d'ailleurs trèsinégales, comme dans tous les organes où on les rencontre. De leur présence résultent l'extensibilité et la rétractilité des téguments.

Indépendamment des fibres lamineuses et des fibres élastiques, on trouve dans le derme des fibres musculaires lisses. — Ces dernières font défaut dans certaines parties de l'enveloppe cutanée : les mains, les pieds, le derme sous-unguéal, la peau du pavillon de l'oreille, cl celle de la face depuis les sourcils jusqu'au bord inférieur de la mâchoire, en sont consomment dépourvus. Dans toutes les autres régions on peut facilement consifttA.r leur existence. Elles sont situées dans les couches les plus superficielles du derme. Sur certains points cependant, elles sont souscutanées, mais alors iW»s-nombreuses et disposées en couche.

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Les fibres musculaires superficielles ne se inon^nt nulle part \ lët il'isoleinent ; elles foniienl tics faisceaux aplatis cl curvilignes. Sur toi les poiiilg où on les rencontre, c«us-ci sont annexés aux follicules pilen

Muscla litKs de la peau. — Allaclie île ces ntusclen aux foUicute* pileux.

leurs coHHtxiont avec les glandes sibacéei.

Kig. Cil. — iluicles liiies et follicule pileuj: île la peau de la cuitte. — I. Exirtnu profurule du follicule [lileux. — i. Son cxlrémilû su|K!r(icicllc, au son embaiiehiiK. j. Glande sébacùo annexée i ce rolliculv. — i, i, i. Jluicles lisses, an nombre de 1p~ s'alUchant au mâine rollicule, iinniéd la tentent au-dcuaui de la glande précëile'-'^''

Fig. 618. — Âtuscles lisses et follicules pileux de la peitu de la mamel*^-- "

iicnlci pileux. — j, i. Glandi'ï sébacées lui s'ouvrenl dans ' " ''

listes s'iiiiéranl sur rcxlréniilé inriirieurc do ceux-ci.

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