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Orifices des iflandes

adhiirciilu de répidernic, et

GLANDES SUDORIFËRES. 59â

Leuwenlioeçk d'abord.Eichliorii ensuite, ont donc pris pour hase uniqae «le leur calcul le nombre des oriHces qu'on observe, pour un espace donné, sur les régions palmaire et plantaire ; or, dans ces régions il atteint une importance exceptionnelle, d'où l'exagération dans laquelle sont toml>és l'un et l'autre. Leur procédé cependant était bon, à la condition de le fjerreclîonner. Ces ortiices, qu'ils avaient vus sur deux régions seulement, il importait deles voir sur toutes, à l'œil nu ou avec un Taible grossissement, £ifin de constater si leur nombre varie, et alîn aussi d'apprécier ces différences et d'établir une moyenne. Après des rechercbes longtemps infructueuses, je suis parvenu à les reconnaître et à les distinguer, avec une ssîmple loupe, sur tous les points de la peau sans exception. Mais ce n'est gsas sur la face evlerne de l'épiderme qu'ilfaut les chercher, c'est sur sa A'acc interne.

Mon procédé consiste a détacher l'épiderme par voie de pulrél'ac- "ft-ion ; J'étale celui-ci sur une lame de verre eu tournant sa lace adhérente ^siihaul; puisje rexaiuine au microscope, an plus faible grossissement 2 lossible, 8 à 10 diamètres. Le plus h;il)ituelleinent alors on voit les orifices «. lont il est percé se détacher sur le tond transpai'ont de la préparation par M «ur figure circulaire et leur coloration brune ou noirâtre. On pourra re- ^i^iarquer cependant ijue ces orilices ne sont pas également apparents tur ~tt.oute la surface du lambeau; ils sont plus évidents, plus nets sur certains

VtG. Uj."). — EpiiUnne de ta paume det nutjm, nu par sa face profonde à n« grosiissementdt % diamètm. Hrepi-éitnte le nombre des orijicea qa'on ob-

t'iG, 630. — Epidémie de la face dorialt

du pied, ra par sa face profonde à un

gromssement de H diamètres. Il repré-

sf.ttle ses orifices et ceux qu'on observe

dans presque toutes les partie» du

corps, sur le même espace.

Fig. 625. — 1, 1. Oiilea de la face profoiiile ou adliérente de l'épiderme, répondant

aux sillons inlcrpapilijircs du derme. — i, 3. Orifices des glandrs sudorirères, disposés

un séries liné.iiri's ; leur nombre s'élève sur ce sugnicnl d'épiderme à 107.

Fig. 626. — 1,1. Q'illes do la face profonde du l'épiderme. — ï, 2. Kossclles dans lus- ■(uclles sont reçues les [uipillea du derme, — 3, 'J. Orilices dus glande» sudoritÈres; leur nomluv est de yi seulement,

8» ftDH. 111, 3M

594 SKNS DU TACT.

points. Sur un de ces points je découpe un segment représentant le quart d'un centimètre ou 25 millimètres carrés; j'humecte légèrement d'alcool sa face externe pour augmenter sa transparence ; et, après Tavoir de nouveau placé sur la plaque de verre en tournant sa face adhérente en haut, je compte les orifices que présente celle-ci. Eu variant celle petite opération fort simple sur des fragments d'épiderme empruntés aux diverses parties du corps, on arrive à constater que le nombre des glandes sudorifères diffère très-notablement suivant que la peau est recouverte par un épidémie mince ou par un épiderme épais.

Sur les parties recouvertes par un épiderme mince, c'est-à-dire sur la presque totalité du corps, à Texception toutefois de la région axillaire, on observe , pour un espace de 25 millimètres carrés, 20 à 34 orilices, en moyenne une trentaine, ou 120 par centimètre; ce qui donnerait, pour la superficie totale de la peau, 1 800000 glandes, si celles-ci étaient réparties d'une manière uniforme.

Mais elles sont plus nombreuses sur les points que recouvre un épiderme épais, c'est-à-dire sur les régions palmaire et plantaire. Le chiffre qui précède est donc trop faible. Sur la paume des mains et la plante des pieds il existe, pour un espace de 25 millimètres carrés, de 94 à 118 glandes, en moyenne 106. Elles sont pur conséquent, à égalité de surface, trois fois et demie aussi nombreuses que dans les autres parties de la peau. En enlevant, découpant et mesurant répidernie ([ui les recouvre, on reconnaît qu'il offre une superficie moyenne de 240 centimètres carrés, chiffre qui, multiplié par 100, ne donne que 24000 glandes, tandis qu'en le multipliant par 350, il s'élève à Si 000. C'est donc une différence de GO 000 à ajouter au nombre total, ou de 120000 pour les deux mains, et de 240000, en tenant compte aussi des deux pieds. Ainsi rectifié, celuici atteint deux millions ; il dépasse même un peu cette limite, bien que nous n'ayons pas eu égard, dans sa détermination, aux glandes de l'aisselle, beaucoup plus multipliées encore que celles de la main et du pied, mais qui n'occupent qu'une surface circulaire de 3 à 4 centimètres de diamètre.

Ce dénombrement des glandes sudorifères, reposant sur une base positive, peut être accepté comme très-approximatif. Les auteurs qui voudront le contrôler arriveront aux mêmes résultats. J'ajouterai seulement pour ces auteurs quelques réllexions pratiques. Il ne faut pas se hâter d'enlever l'épiderme qu'on se propose d'examiner; car alors il entrahie avec lui la gaine épithéliale des glandes, et l'on ne distingue plus leur embouchure; on attendra donc quelques jours, afin que ces gaines, en se ramollissant, se déchirent à leur entrée dans la couche épidermique. Il importe aussi de laver la face externe de l'épiderme pour la dépouiller de tout ce qui peut nuire à sa transparence, et de le soumettre à l'examen au moment où il vient d'être détaché. Si l'on humecte d'alcool sa face externe, on évitera

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qu'un excès de ce liquide ne s'épanche aussi sur sa face interne ; dans ce •x<, toute trace d'orifice disparaîtrait. — Pour l'épiderine des mains et des pieds, on appliquera sur sa face externe un linge mouillé, plusieurs jours avant de Fenlever, et, après l'avoir lavé, on fera tomber par voie de raclage presque toulc la couche cornée. Dans ces conditions, il acquiert une transparence parfaite, et les orifices deviennent extrêmement distincts sur toute sa face profonde.

Au lieu d'adopter pour base de ce dénombrement les orifices des glandes sudorifères, on pourrait prendre ces glandes elle-mèmes. C'est la méthode que j'avais suivie d'abord. Pour en faciliter l'application, je divisais uo centimètre carré de la peau en huit ou dix particules, et, soumettant ^ri suite toutes ces particules à l'action des réactifs convenables, je comptais ^es glandes contenues dans chacune. Elle donne aussi des résultats trèss*m. lisfaisants, mais un peu moins précis cependant.

Le volume de ces glandes présente des difl'érences assez grandes pour ** ^z^us autoriser à les diviser en grosses, moyennes et petites. Le diamètre tl c^^ s plus grosses varie de 1 à2 millimètres. Pour les petites, il n'excède I^sj^s 1/6% 1/8* et descend même jusqu'à i/10*.de millimètre.

Les grosses glandes sudorifères occupent le sommet du creux de l'ais-

s^^ Ile. Elles forment sous le derme une couche circulaire de 3 à 4 centi-

n ■ ^Blres de diamètre. On les dislingue sans peine à l'œil nu. Ce serait du

r«^.^te une erreur de penser qu'on ne trouve dans cette région que des

o^ -S-»ndes volumineuses; il en existe aussi un grand nombre de moyennes,

*^^^ petites et même de très-petites, qui sont mélangées. — Ces grosses

n^ ^B^ndes axillaires étaient les seules connues. Mais j'en ai observé aussi

^'^^^^ ^s le sein, sous la prau de l'aréole; ces dernières s'hypertrophient avec

^^ mamelle vers la lin de la grossesse; quelques-unes atteignent alors des

^ ^ *naensions très-considérables et même supérieures à celles des plus

ë^'^^Dsses glandes de l'aisselle. On peut les dérouler. Elles présentent sou-

'^^^ ïit une disposition variqueuse fort renianiuable que je n'ai rencontrée

^^^€ dans cette région.

les glandes de moyennes dimensions offrent une épaisseur de 0™™,:2 à ^'^^■"yS, Ce sont les plus répandues. On les rencontre dans toutes les parties ^U corps, H l'exception du derme sous-unguéal et du conduit, auditif ex- ^^rne, les seules parties du tégument externe qui soient complètement dépourvues de glandes sudorifères. Les plus petites, assez nombreuses '«lussi, se mêlent en général aux précédentes.

Leur volume, du reste, présente quelques variétés suivant les races et suivant les individus. Elles sont plus développées dans la race éthiopienne que dans la race blanche. Elles lé sont plus aussi chez les hommes d'un tempérament sanguin que chez les individus à constitution sèche. Chez le vieillard, elles participent à l'atrophie générale.

Om SENS Dli TACT.

b. Corps et conduit excréteur des glandes iudorifères.

1" Corps «n Riomémlc. — Ci! gloluérulu, qui constitue la glande propruiiiciil dite, 681 arrondi, mais dilTère un peu daiiii sa fonnu, suivant le siège qu'il oecupc. Les glandes sous-cutîuiéGS sont sphériqucs. Les glandes inlniaréolaties sont moins régulières; il en est de pyramiditles, de rliomboïdales, de coniques, etc. ; en général, elles s'ulloti^'ent de haut eu lias, et leur diamètre vertical l'i^mporle d'autant plus sur le transversal, que l'urcole correspondante est plus longue et plus étroilc.

Les gloinérules se réunissent par petits groupes de quatre à cinq. CliacuD d'eux s'entoure d'une enveloppe celluleuse contenant dans ses mailles une quantité très-variable de vésicules adipeuses ; chacun d'eux aussi est enlacé par un riche réseau de vaisseaux sanguins et par un petit plexus nerveuv. Bien que tous ceux du inâme groupe se pressent les uns cuiitrv le» autres, ils ne se trouvent pas cependant en contact immédiat.

Le corps des glandes sudoriréres est constitué par un tube unique et

Kic. «M.

Otarule tudorifire de Glande sudorife Utpaumt de la main. rfu ttoi de la mai

Via. 6ÎJ. Kic. 630.

Glande nwlanfeie Glande iiuloHfire

du cuir chei élu . delafieauilelaeuui

Kig. (iiT. — I, 1. Corps de l:i gUnde furmiiii par les circonroiuLion} ilu (itl>c sécréteur, ïirconvoluliont qui s'appliquent Ici unes aux autres, d'où il suit qu'en détruisant les parties intermédiaires, on peut p:ir simple preisioii les écarter cl tiiivrc le (ube danjt tout son trajet. — 3. Exlrémilê initiale de rc lubc. — 3. Conduit i^xiréteur do la glande.

Tig. Gis. — 1, I. Corpi de la iil.indc, plus compliqué que •'clui de la précédante, mai» CRpeiidant «n grlnile partie déroulé nussi. — 3. Ciil-de-sac initial du tube sécréteur ijui furme lo gloniérule par ses llexuosilés superposées. — 3. Son canduit excréteur.

Fig. Pli!). — I. ClomÉrulc de la glande; l'exlréinité initiale du (ube sécréteur, bien igue sidiêc aussi à la périphérie tréj-probablemeut, cil cactiée sous unu de ses llcxuosiléa. — 3. Conduit l'uréteur dn ta glande.

Vi'f. "3<). — 1. l'ilumérule glandulaire plus volumineux et plus cumplii|Ui- que \r9 précédenls, pan^ qu'il est formé piir un tube plus long el plus iluxueux. — ï. ParUc iaitialr de re tube. — J. (iin* '

f;i.ANDES SUDORIFÈRE?.

r'^s-régulièmmenl f alibr?, dont l'exlrfm W inilialp se termine en cul-dp-sac. ^« diamètre dr cette extn-inité ne dilTèrt! pas ordinnirement de celui des LSitres parties du tube. Quelquefois ello se rétrécit, et représente alors une MOte de cône à sommet arrondi ; jamais elle ne s'élargit à i'tlat normal. Ais elle devient asset fréquemment le siège d'une dilatation morbide, offrant l'aspect et tous les caractères des kjsles.

Dans la première période de leur développement, ces kystes communiquent 0itc le tube sudorifère et conservent une forme ovoïde. Dans la seconde, tools communication disparaît, et le kyste prend une forme spbérïque. J'en 0i observé un très-grand nombre dans toutes les parties de l'enveloppe té- ^mentûre. Aussi longtemps qu'ils communiquent avec la cavité du tube, leur volume reste plus petit que celui de la glande ; lorsque la communi- £tlion cesse, ils l'égalent à peu près en dimensions. Nul doute qu'ils ne imissenl acquérir un volume plus considérable encore ; et très-probablcnent, dans cette troisième période de leur évolution, qu'il ne m'a pas été tlonné d'observer, le corps de la glande s'applique aux parois du kyste.

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