Corpa Je la nlandr
Tp^ndant un kyitn premier rlefrrf. — 3. Tube i. Conduil cxcr^leur de U
Trnit kyln de glanât* nuionlrre».
Pl(. 63t. — Kyite il'Line glande ludarirère dn ruir chevelu. ~- S. Son exlr^mili' inilialp enrnre peu ililalre, mai: ittti earaetériaé, dnni elle peut être ranùAi-tét conr *iwtint du kjile, et rormant le glomérule glanilulai l«nde.
Pig. cm, — KvslR d'une glande sudaHlirn de la peau de la cuiise. — 1. Corps de h JMnde. — i. Kyile ^i^geant !iir l'origine du liibe contaurni^ qui la eompoie. Ce kyile eit 'lus développé que le pr^eédcnt. — i. Tube glandulaire naiuanl du lommet du kyiile p( lilaté auui dans uni^ petite étendue, — i. Cnnduit eiicrr'leur dn la glande.
Kg. 633. — Kyiite d'une glande sudinifi-rc de La face donale de la nuin. — 1 . Corps le la glande en partie déroula, — !, Kyste fzns cnmmunieation avec le tnbc glandulaire, l'oit sa Tonne trM-r^iilièrement nphérique. — 3. Conduit ricrétmr.
s'aplatit de plus en plus, s'atrophie, et s'efface ainsi peu à peu, au point de disparaître presque enlièremenl.
Comment se comporte le tube formant le corps de chaque glande? Sans s'expliquer bien nettement sur ce point, tous les auteurs semblent admettre que son extrémité initiale en occupe le centre, et qu'il s'enroule autour de cette partie centrale, d'où le nom de glomérule généralement adopté. Si cette disposition existe, je dois avouer que je ne l'ai pas rencontrée. Je n'ai vu nulle part le tube s'enrouler. Il s'infléchit, il décrit les flexuosités les plus capricieuses ; et toutes ces flexuosités s'entassent les unes sur les autres. Aussi, lorsque l'enveloppe celluleuse et le réseau sanguin qui les recouvrent ont été détruits, peut-on les écarter, les' redresser en partie et suivre le tube glandulaire dans toute sa continuité, depuis son origine jusqu'au conduit excréteur: résultat facile à obtenir, surtout pour les glandes de la paume des mains et de la plante des pieds, les plus simples de toutes. Quant à l'origine du tube, elle répond très-souvent à la périphérie du glomérule, qu'elle déborde même sur un assez grand nombre de glandes; sur d'autres, elle reste cachée dans un point de leur épaisseur.
2° c:ondaU excréteur des gUàndes sadorifères. — Il se porte perpendiculairement vers la surface de la peau en décrivant de légères flexuosités. A son point de départ, ce conduit se continue sans ligue de démarcation avec le tube contourné (jui forme le corps do la glande. — Sor extrémité terminale se comporte très-différemment, suivant qu'elle traverse un épidémie mince ou un épiderme épais.
Sur les régions dont l'épiderme est mince, c'est-à-dire sur la presquf totalité du corps, le conduit excréteur émerge du derme au niveau des dépressions qui séparent les papilles, s'engage alors dans l'épaisseur de l'épi derme, qu'il traverse aussi perpendiculairement, puis s'infléchit en demispirale et s'ouvre à la surface libre de la peau par un orifice infundibuliform( qu'on voit Irès-bien au microscope, à un grossissement de 100 diamètres. Ces orifices, bien qu'irrégulièrement distribués, sont séparés les uns de.» autres par des distances à peu près égales. (Fig. 6:21 et 622.)
Dans les régions palmaire et plantaire, les conduits excréteurs traversen les crêtes sur chacune desquelles repose une double rangée de papilles, et répondent, à leur sortie du derme, au petit sillon qui sépare ces deu3 rangées. Du sommet de chaque crête, ils pénètrent dans répiderine, ei s'enroulant aussitôt en spirale. Seulement, au lieu d'un demi-tour, ils ei décrivent 20, 25, 30, et même un plus grand nombre, suivant l'épaisseui (h la couche épidormiquc. Tous ces tours de spire sont réguliers et trèsrapprorliés, nuis non superposés cependant. Arrivé sur la lace IïIkc de I: peau, cha(iuo conduit s'ouvre, comme ceux dos autres parties du corps, pai un orifice infundibuliformo.
En voyant les conduits excréteurs des glandes sudorifères s'enrouler en
GLANDES SUDORIFÈRES. 599
spirale lorsqu'ils Iravorsenl un épiderme d'une certaine épaisseur, on aurait pu croire que sur i<*s points où celui-ci s'épaissit exceptionnellement ils affectent la même disposition. Mais ce serait une erreur; j'ai examiné les productions cornées qifon rencontre si fréquemment sur la périphérie <les orteils; elles n'oiïrent rien de semblable. J'ai soumis «aussi à Texamen microscopique les plaques épidenuiques de 3, 4 et 5 millimètres d'épaisseur ^u*on remarque chez tous les cordonniers à la partie antéro-inférieure de la cuisse; elles ne m'ont jamais offert la moindre trace d'un conduit spi- M'oïde. Ce mode d'enroulement est donc essentiellement propre «M'épiderme cle la paume des mains et de la plante des pieds.
3*" CSlMiden Midorlfères des mammiréres. — Elles présentent quel-
tf]ues variétés intéressantes à connaître.
Chez le lapin et le lièvre, où ces glandes se réduisent à leur plus simple ^'xpression, chacune d'elles est constituée par un conduit rectiligne qui ^e termine à son extrémité profonde par une sorte de crosse.
Chez le chien, on trouve très-souvent aussi un simple conduit rectiligne ^."•ontourné en demi-cercle à son origine, mais plus long et plus large. Sur « l'autres parties du corps, celui-ci se divise inférieurement ; et ses deux i)ranchcs, tantôt de même longueur, tantôt de longueur très-inégale, décrivent des flexuosilès.
Chez le cochon, le tube se partage également en deux branches. En ^)utre le tube, au-dessus de sa bifurcation, décrit de très-nombreuses ^•ïexuosités qui se superposent et qui donnent ainsi naissance à des glo- :anérules de dimensions extrêmement variables. Les glandes sudorifères ^hez cet animal sont volumineuses, au premier aspect assez compliquées, ^3t cependant faciles en général à dérouler.
C'est chez le cl>eval que l'appareil sudorifique arrive à son plus splendide ^léveloppemenl. Chaque glande est formée par un tube simple, comme dans ^'espèce humaine, mais si flexueux, que tous les glomérules offrent un volume considérable. Ces glandes, en outre, sont si nombreuses qu'elles se touchent et forment au-dessous de la peau une couche partout continue.
L'étude comparée de ces glandes dans les rongeurs, les carnassiers, les "pachydermes et les solipèdes nous enseigne, en résumé : 1** que leur partie >)rincipale ou leur corps est formé dans toute la série animale, comme chez l'homme, par un tube à direction sinueuse, dont les flexuosités se superposent et se recouvrent, mais qu'on peut écarter et redresser suffisamment pour le suivre dans toute sa continuité ; 2' que ce même tube est simple à son origine dans certains mammifères, bifide chez d'autres, et offre sou- ">'enl cette double disposition chez le même animal ; 3^ qu'il est presque Tectiligne dans sa forme la plus simple, éminemment flexueux dans son élat le plus compliqué, et présonle entre ces deux élals extrêmes un^ foule d*» dispositions qui les relient l'un à l'autre par degrés insensibles ; i" que
l'aclivité de celui-ci est en raison directe du nombre de ses flexuosités ou proportionnelle à sa longueur.
c. Slructurey (léveloppemmt, fonctions des glandes stidorifères.
1* Stmetare. — Les parois des glandes sudorifères sont formées de trois couches : d'une couche externe celluleuse, d'une couche moyenne de nature spéciale, et d'une couche interne ou épithéliale. A ces trois couches, dont l'existence est constante, s'ajoute, pour les plus grosses, une couche de fibres musculaires lisses.
La couche externe se compose de fibres lamineuses longitudinalement dirigées, auxquelles se mêlent quelques rares fibres élastiques très-fines. Elle se prolonge jusqu'à la face profonde du derme. C'est dans cette couche que se ramifient les capillaires sanguins de la glande.
La couche moyenne est une membrane de couleur jaunAtre, d'aspect homogène, de nature amorphe, assez résistante, sur laquelle les réactifs les plus énergiques n'ont qu'une faible action ; d'où la facilité avec laquelle on peut Tisoler des deux autres, et la retrouver au milieu des plus graves altérations. Les capillaires l'entourent de tous côtés sans pénétrer nulle part dans son épaisseur.
La couche épilhélialo constitue une dépendance de l'épiderme. Nous verrons plus loin que celui-ci comprend une couche superficielle ou cornée et une couche profonde ou muqueuse. Cette dernière se prolonge dans le conduit excréteur des glandes sudorifères et dans toute l'étendue du tube qui forme leur glomérule. Elle présente, du reste, les mêmes caractères histologiques que dans l'épiderme ; les cellules qui la composent renferment aussi des granulations pigmentaires, lesquelles également se groupent pour la plupart autour du noyau. (Fig. 624, D.)
La couche musculeuse, formée de fibres longitudinalement dirigées, sépare la tunique celluleuse de la tunique propre ou moyenne. Immédiatement appliquée à celle-ci, elle a manifestement pour usage de raccourcir les tubes sudorifères et de faciliter l'excrétion du liquide qu'ils contiennent. Celte couche est très-évidente dans les grosses glandes du creux de l'aisselle et dans celles de l'aréole du sein. Elle appartient aussi peut-être, el môme vraisemblablement, à toutes les autres ; mais dans ces dernières, son existence jusqu'à présent n'a pas été bien démontrée.
Réunies, les tuniques des conduits sudorifères présentent une épaisseur qui représente le tiers environ de leur diamètre extérieur ; elle est à peu près égale, en d'autres termes, au diamètre de leur cavité.
Ces glandes sont remarquables par le très-grand nombre de vaisseaux qui s'y rendent et qui en partent. Assez souvent toutes celles d'un même groupe intra-aréolaire reçoivent leurs artères d'une même branche, aux divisions de laquelle elles semblent suspendues comme les fruits d'un
GLANDES SUDORIFÈRES.
arbre i leur branche commune. Que cette branche, du reste, soit unique ou multiple, les artérioles destinées à chaque glandule se comportent toujours de la même inaniére ; elles forment sur sa périphérie un réseau k mailles serrées, qui l'onlace de toutes parts, et duquel partent des ramifications plus déliées, qui se répandent dans Jes parois des conduits jilandu- '•'tires. Les veinules émanées de ceux-ci offrent une disposition analogue. Tous ces vaisseaux ont pour support une trame relluleuse qui entoure Ist glande et qui se prolonge dans son épaisseur.
Les glandes sudorifères reçoivent-elles aussi des nerfs? La plupart des n uteurs restent dans le doute k cet égard. Leur existence cependant n'est |>£fts douteuse ; autour de chaque groupe glandulaire j'ai pu voir un plexus nerveux presque aussi riche que le réseau des vaisseanx sanp;uins.
î' DéTfioppewaeiit . — Les gland(>s qui sécrètent la sueur n'apparaissent iS «revers le quatrième ou le cinquième mois de la grossesse. Elles sont «V '"sibord constituées par un amas de cellules arrondies, contenant chacune '■ '*~m gros noyau et formant ime petite colonne recliligne dont une extrémité " *=*nfonce dans le derme, tandis que l'autre se continue avec lu couche
Glandtt ludariferts île quelques mammifères. — DéveUqipement île cet glande*.
V^ÏK. 634. — Gtaniles milarifèreu ilu lièvre et ilu lapin. — 1 . Horps de lu (-lande limï^^meru nreiforniP, — 2. Cul-de-sap inilinldu lutie séerftPiir. — .1. (InnUuil cicrflcur.
ï'iB. (î3.^. — Trois glnnilfs mitarifères du rliieii. — I. filaii'li" ilonl le corps présente
* *•«• double inflexion. — 9. Gbndc siidorifÏTi- iHnsip i son e^lrémilé inférieure en
"^»ix hranehcs cunilignes et lëfcèrenlRnl (lexiiciiseï qui si» rcjtanlenl par leiir roncavilé.
7 ~ 3. Autre Klando liirurqnée aiiMi, mais dont une branche est coiirtf el l'iintre plus
'"nttiie.
Vif. (136, ~ Deux glanit" miiDriféres dit rorhon. — 1 . fil.inde repréienli'i» i'i son ori- ^■ne par deut briincliea Rexueuses, d'in^(;n1e longueur. — 2. Autre ([lanclG dont le "■"rps eel conslituf aussi par deux branches llcxueuses dont l'une est Ir.Vi.Jonpiie el **'«'i-fleïueu»e.
tifi. 637. — I. Clande sudorifïre d'un embryon de trois mois, représentée par un simple
^•■olongemenl cylindroïde de ta couche muqueuse de l'épîderme. — 2. dlande d'un em-
'"^on de quatre mois, Jiji creuse et innécbîe en arc de cercle à snn exlréniiti- profonde.
3. Glande d'un embryon de cinq mois, plus lonRue, plu» contournée que l.l préeé-
'■^nte, et offrant la plupart des car.tctÂres qui dislincuenl les glandes de cet ordre.
profonde de Tépiderme. Aulour de cette colonne épithéliale existe un vestige de la tunique moyenne.
A sept mois, les cellules centrales de la colonne se ramollissent. Eu disparaissant, elles laissent à leur place une cavité, ou plutôt un canal qui s'élargit, qui se régularise, et qui se prolonge en haut à travers la couche cornée de Tépiderme sur laquelle il finit par s'ouvrir.
En même temps le lube glandulaire s'allonge aussi par son exlrémilé inférieure, puis se recourbe en arc de cercle, comme chez les rongeurs. Bientôt il devient flexueux, et le corps de la glande qui était rudimentaire s'accroît en raison du nombre de ses flexuosités.
Si l'on compare ces divers états par lesquels passent les glandes sudori — .^ fères pendant leur évolution aux divers degrés de complication qu'elle*^ .^^^^^ nous offrent dans les vertébrés, on pourra remarquer que le développes^^ ment selon l'âge et le développement selon la série animale se corre , ^ pondent assez exactement. Les glandes les plus simples pourront être co sidérées comme des organes qui n'ont parcouru que la première pério«„^^ de leur évolution ; celles qui offrent une disposition plus complexe, comr -^^ des organes plus développés, mais incomplets encore ; et les plus volur^r^j. neuses, comme étant seules parvenues au terme de leur accroissem<^ ^^^^ Les glandes sudorifères des vertébrés, en un mol, nous rappellent, sc^p^ une forme permanente, les divers états transitoires par lesquels el|^ passent, dans l'espèce humaine, pour arriver à leur complète évolution.
3° Fonctions. — Jusqu'en 185^, tous les auteurs s'accordaient pour Considérer comme deux fonctions différentes la sécrétion de la sueur et |a transpiration insensible, qui était à leurs yeux une simple exhalation, j^ m'attachai alors à démontrer que ces deux fonctions n'en constituent eu réalité qu'une seule ; que celle-ci offre des degrés très-divers d'activiiê • que la transpiration insensible en est le degré le plus faible ; que la sueLtr abondante en représente le degré le plus élevé; et qu'entre ces deux termes extrêmes, il en existe une foule d'intermédiaires établissant la transition de l'un à l'autre (1). Aujourd'hui ces faits ne sont plus contestés. Il^e liquide qui se dégage pendant la transpiration insensible, et celui qui mi sselle à la surface du corps sous l'influenre des grandes chaleurs, prviennent donc de la même source, des glandes sudorifères.
Propriétés et composition chimique de la sueur. — La sueur a é analysée par plusieurs chimistes, MM. Thénard, Chevreuil, Bcrzeiiu Simon, etc. Mais ces expériences n'avaient été faites que sur de petit quantités qui'rcndent difficile une analyse complète. En outre, ce prod de sécrétion a été examiné dans des conditions où Ton pouvait craind (ju'il n'eut déjà subi un co;nmeac:'::ic:il de ferni.^nlalio:i.
(I) Piemicre édition, t. II, p. 473 ot 474
GLANDES SUDORIFÊRES. 60i!t
M. A. Favre, le premier, a opéré sur des masses de sueur considérables, r*ecueillies avec les soins nécessaires pour la garantir de toute altération nar yoie de mélange ou de fermentation. Les détails qui suivent sont ^-xtraits du travail lu à TAcadémie des sciences dans le mois de im- ^wembre 1852 par cet habile chimiste.
La sueur présente la fluidité et la transparence de Teau. Son odeur sui ^eneris n*a rien de désagréable dansTétat physiologique, c'est<à direlors- <|a'elle n'offre aucune trace d'altération. Sa saveur est acide; mais elle derient promptement alcaline sous l'influence de l'évaporation.
Lorsqu'on fractionne la quantité de sueur recueillie sur la surface du corps durant la transpiration, on constate que le premier tiers est toujours acide, que le second est neutre ou alcalin, et le troisième constamment alcalin.
La sueur contient une forte proportion de sel marin, une ceilaine quantité de chlorure de potassium, des sels, de Turée qu'on obtient en cristaux présentant tous les caractères propres à cette substance, et deux acides combinés avec la soude et la potasse.
De ces deux acides le premier est l'acide lactique. — Le second ne se rapprochant par ses propriétés d'aucun acide connu, M. Favre propose de rappeler acide iudoriqxœ ou hydrotique (de Tooù;, sueur). A l'état libre, ce ilernier acide est sirupeux, inrristallisable, soluble dans l'alcool absolu. Il forme des sels presque avec toutes les bases, et contient le même nombre iréquivalents de carbone que Kacide urique, ce qui peut faire soupçonner entre eux quelques liens de constitution.
Une analyse faite sur quatorze litres a permis à M. Favre de constater que les principes de la sueur sont unis dans les proportions suivantes :
Sur li lilroîi. Pour 10 00*) fjr.
ChloruHî lie sodium 3l,i*2 2i,:J0
CJilonire de potassium 3,il tS^
Sulfatas alcalins 0J« U.l 1
Albumiiiato!» alcalins 0,07 0,00
Lartat^ de soud« et «h* potasse... .i,ii 3,17
Hydrolate de soude et de potasse. !21,87 Ifi^Oi
InV 0,5i) 0,-ii
Matières grasses 0,1 î> 0,13
Ejiu 13938,02 9955,73
On trouve en outre dans la sueur, le plus habituellement, quelques ^i*aces de phosphates alcalins, de phosphates alcalino-terreux, de sels cal- ^^ires et de débris d'épithélium.
En comparant cette constitution à celle de l'urine, on voit i\\\o ces doux produits de sécrétion renferment de l'urée, et que tous deux ont pour nialière minérale prédominante le sel marin. Mais ils difl*èrent par les proportions de sulfate de soude et de potasse qu'ils contiennent : les sulfates
sont beaucoup plus abondants dans Turine ; la soude et la potasse, com% ^^ nées avec les acides lactique et hydrolique, se présentent au contraire ^^ quantité plus considérable dans la sueur.
On sait quoi rapport intime existe entre la transpiration et la si^créLî^^f, urinaire. Lliistoire des glandes sudorifères nous démontre que ce rapf^^^<t n'est pas seulement physiologique ; il est aussi anatomique : de part ^^( d'autre il y a sécrétion ; de part et d'autre le fluide sécrété est essendV -*' lement excrémentitiel ; de part et d'autre ce fluide nous présente une odeir' ^ sui gemris ; de part et d'autre Torgane sécréteur est une glande tubuleuse--***** Seulement, dans l'appareil destiné à sécréter l'urine, les tubes uriniftrc^^^ sont comme reliés en un seul faisceau que la nature a placé sur le tntje9 ^^ de l'un des plus grands courants artériels de l'économie, tandis que l'appareil sudorifère ces tubes se trouvent disséminés sous l'enveloppe cutanée et appendus comme des globules aux dernières divisions de l'arbre aortique. De part et d autre les tubes sécréteurs sont très-flexueux à leuf origine et rectilignes dans leur partie terminale.
Ajoutons, pour compléter ce parallèle, que lorsqu'un de ces appareil: cesse de fonctionner ou se ralentit dans son action, l'autre redouble d'ac tivité, afln de le suppléer. Le vieillard que la faiblesse de ses masde condamne à un repos plus ou moins prolongé transpire moins et urinai plus ; aussi le rein est-il entre tous ses organes le seul peut-être qui échappi» a l'atrophie sénile. L'homme qui vit sous un climat chaud transpire bea coup, au contraire, et urine peu. Il est probable, dès lors, que plus o se rapproche de l'équateur, plus l'appareil sudorifère se développe ; plus on remonte vers le pôle, et plus aussi l'appareil urinaire acquie d'importance. Une étude des proportions respectives de ces deux gran appareils sous les diverses latitudes offrirait assurément un vif intérfesia^f. mais la science ne possède jusqu'à présent aucun des éléments de ce^^j^ comparaison.
€. — Glandes «élMicéca.
Indépendamment des glandes qui sécrètent la sueur, il en est d'auL^ --yes dans la peau, très-nombreuses aussi, qui sécrètent une matière grasse : c^^'^esl à ces dernières qu'on donne le nom de glandes sébacées.
Ces glandes, de même que les précédentes, se répandent sur toute l'ét — endue de l'enveloppe cutanée. Mais elles ne sont pas également répartfiBes; quelques régions en sont même complètement dépourvues.
Elles se montrent en très-grand nombre dans la peau du front et des sourcils,sur le pourtour de l'orifice palpébral, sur les parties latérale^^s du nez, sur le pavillon de l'oreille, dans le cuir chevelu, sur le Tnamplnn sur
les organes génitaux externes chez la femme. Elles sont beaucoup plus
espacées et beaucoup moins développées dans les téguments du cou^^, du
GLANDES SÉBACÉES. 605
tronc et des membres. — Sur la paume des mains vl la plante des pieds, un n'eu rencontre jamais aucune trace.
Les glandes sébacées sont situées dans l'épaisseur des couches superficielles du derme. Nous avons vu que les glandes sudorifères occupent ses couches profondes et deviennent même sous-cutanées dans certaines régions. Ces deux ordres de glandes ont donc l'un et l'autre un siège bien déterminé; quoique très-rapprochés, on ne les voit nulle part s'entremêler: ils sont partout superposés, arrivant presque au contact sur quelques points, séparés sur d'autres par un intervalle assez sensible.
Leur i'o/M//ie présente de telles différences, que les plus petites égalent ** peine la millième partie des plus grosses. Entre ces deux dimensions extrêmes se déroule souvent sur la même région, souvent même sur un même point des téguments, la longue série des dimensions interniédiaires. Ainsi, f>«ii' exemple, sur une tranche mince de la peaudu front, ou de l'aile du nez, On pourra contempler toutes ces infinies variétés ; et Ton remar(|uera aussi ^1 ti'elles se disposent par élnges irréguliers : les plus minimes sontsous-épi- *J «rmiques, les petites un peu moins s'jperlicielles, les moyennes et les 5: rosses plus profondes. Au-dessous de celles-ci se voient les glandes sudo- '^ifères. — Dans les régions où les glandes sébacées sont moins abondantes, lies diffèrent aussi beaucoup moins de volume. (Fig. 038.)
Leur nombre est considérable, mais ne saurait être déterminé avec quehjue ft^ A'écision. Les données qui nous ont permis de procéder au dénombrement S)proximatif des glandes sudorifères font ici défaut. Elles sont manifeste- *aent beaucoup moins multipliées (jne ces dernières. La différence est sur- ^Dut très-sensible sur les membres, le tronc et le cou, où la proportion des nés aux autres est de 1 à 6 ou 8. A la tête, celte proportion se modifie rès-notablement : ainsi, sur le cuir chevelu, le pavillon de l'oreille et une iu'tie des téguments de la face, il y a presque égalité entre les deux ordres e glandes. Sur le front, les ailes du nez, le bord libre dfes paupières, et <^ fiez la femme, sur les organes génitaux externes, la différence est en faveur ^es glandes sébacées. Les rapports de nombre entre celles-ci et les glandes Sudorifères offrent donc de très-grandes variétés ; et ces variétés dépendent Surtout de ce que la répîwtition des premières est beaucoup plus inégale •4ue celle des secondes.
Classification des glandes sébacées, — Toutes les glandes siulorifères se ^Ressemblent. Mais il n'en est pas ainsi des glandes sébacées. Dans l'innombrable quantité de celles qui se trouvent disséminées sur la vaste étendue de la peau, on n'en trouverait peut-être pas deux de parfaitement semblables. La nature, (|ui se plait à varier ses productions, les a diversifiées ici avec un art et ufi luxe infinis.
Cependant, en les comparant entre elles, on voit que sur toutes les régions où existent des follicules pileux, elles entrent en connexion intime
avec ceux-n : tantôt c'est la glaixlc qui Tonne une annuxc du follicule eu s'onvraiil <iuas sa c:ivité ; tantôt c'est le follicule ({ui s'ouvre sur les parois lie celle-ci et (jui devient une annexe de In glande. Elles ne restent indépendantes que sur les points complètement dépourvus de poils. Il suit de CCS données générales qu'on peut les diviser en trois classes:
La première conipi'end toutes les glandes, extréincincnl nombreuses, qui s'abouchent dans lu cavité d'un follicule pileux.
La seconde, toutes celles, très-nombreuses aussi, qui s'ouvrent direcleniL-nt sur la surface de la peau, et qui donnent passage ii un poil rudimentaire.
Fli;. Oati, — GlaïuUf nébacrFs lie ta peau liii fionl. — Leur* diieis ilrgrii df coiii/iiicaliim. (Tnatra ces rariétét xe voîml tur une leute coupe m n I I gn ni )
A. Olaii'liile à l'élat de 'iinjiii" re'tigi'. — l. follirule pil I m n — 2. Puil .le iliiyet «intcnu dans ce Wlieule. — X fitandule rnnslilii p n ul Iricule de
B. Glanilule rrprètfnUr masi pur lin xrid vliicule, mais I I l( I duppi. — 1.1. F.illiciilc pilPHM. — ï. Gl.indv téb.irér>.
C. l'.lan-tHle foniire -le ilfu.r «tiieule» inégeax. — i. Foll I pi ï — " l'trinik liiiipli-, — ;). rirkiili- phis vol I uni lieux, prOsurilant un vestign iId jpgnii'nuiion.
D. (ilaiulule composée de deux JoAuIm. — 1. Fniliculp pili-ux. — i. Lolnile rorméde
GLANDES SÉBACÉES. 607
ja troisième, celles qui s'ouvrent, comme les précédentes, sur la surface «née, mais dont l'embouchure ne livre passage à aucun poil. Chacune de ces trois classes présente un ensemble de caractères qui lui 1 propres et qui la distinguent des deux autres.
a. Glandes sébacMs s ouvrant dam la cavité des follicules pileux.
L cette classe appartiennent : l"* toutes les glandes qui sont annexées à follicules complètement développés, comme celles du cuir chevelu, ika rcils, des cils, des régions axillaire et pubienne, du scrotum et des odes lèvres, etc. ; i"* un très-grand nombre aussi de celles qui sont en nexion avec des follicules rudimentaires, parmi les([uelles je mentionai les glandes sébacées des paupières, du pavillon de Toreille, des joues, ine foule d'autres qu'on observe sur le front et le nez, sur le cou, le ic et les membres.
'elle est leur multiplicité, (|ue cette classe comprend au moins les neuf èflues des glandes sébacées. Mais sur certains points elles s'entremêlent glandes de la seconde classe; elles sont alors extrêmement petit<*s et s superficielles que ces dernières, ainsi qu'on peut le remarquer sur ront, les ailes du nez et certaines parties de la peau des joues. Mais iS les régions où ces glandes existent seules, elles sont plus profondes ; celles des deux autres classes.
Siaque follicule pileux possède le plus h.ibituellement deux glandes, sies sur des points diamétralement opposés de son contour, au même niuoa à des hauteurs peu dilférentes, et souvent d'un volume très-inégal; l'est pas rare d'observer sur un des cùtés du follicule une glande volu- Muse et très-compliquée, et du côté opposé une glande extrêmement limentaire. — A certains follicules sont annexées plusieurs glandes, rsque celles-ci occupent la même hauteur, elles leur forment une le de couronne, dispo^îiliou exceptionnelle. Presque toujours elles occiifttdes hauteurs diirêrenli\s : deux alors sont opposées et la troisième est is élevée; ou bien elles sont au nombre de quatre et superposées par ige,deux su|)érieures et deux inférieures, «lisposition très-exceptionnelle ssi, qiie j'ai rencontrée surtout dans la région pubienne et sur les or-
is utricalcs. — :{. Autre lotiiilo, plus voluuiinrux, formé do qiiatro utrirults, (huit X sont conipl«'*trrn"nt dévolopprs ot kv* deux aulros à l'état naissant.
!. Glande sébacée composée de trois lobules, — 1. Follirulo pihMix. — 2, i. l*r.'mi«T lie. — iJ. Second lobule. — l, i. Ti oisièmo lobul<». — T». Houx utrirub's qui vnnt »*oupar un conduit cinnuiun dans le lobub^ précédent, dont ils font partie. — (î. Conduit péteur.
. Grosse glande sébacée composée de quatre lobules. — 1. FoUirule pileux, beaucoup I développé que relui des ^lamies précédentes. — 2, 2. Premier l(»bule. — 3. Second ule. — A. Troisième lobule. — 5. Quatrit>me lobule. — 0. Omduit excréteur de la nde et poil qui le traverse.
bW SENS DU TACT.
giiiics gétiilitux lie la l'ctmne. — Beaucoup de follicules ne possèilent quW seule {jliHidu. Quelques-uns eu sont dépourvus. Mais cos derniers a;^ lieiineul exclustveincnl â lu catégorie des rollieulc»- rudimcntaircs. |>u
fin. tKi9. ~ ('Aamtes néhicéti l'uuininl dans la cavité tfun follicule pilaix, on ^mt^, siliacétë de la première danf.
X.Denx glutidef tèbacêet, de rolnme trii-iaé'jal, t'ouvraut dans hh follicule làUsM* ihi cuir elieitlu. — 1. Portion inlr.i-rnllii'ulaire ou racine <ln chevnu. — i. BulbedeceUc racine. — 3 et i. 1^» it«ux caiicliua de m gninc interne ou £piileriiiii|iie. —0. ruiiti|w â UbrcB lran»*erHilU!i du fulliculc avec sia uojaiix. — G. Tunique ù Rbres ionptudiaaJa. — 7, t(. AUaclic ilei muscles iinivg vur eetle lunii|ue. — 0. Glande svbacéc, luullilobuWc. l'ouvrant dans la tiers su|iérieur ilu roltioiile pileux. — 10. Son conduit cxcrétiiir. ~ II. lilande sébacée cuustituée par nu hhiI utrisula Irùs-alIgiiKÔ. — H. Emboucburc te foUicule pileux.
GLANDES SËBACtES. 609
qui arrivent à un développement complet ou même moyen possèdent toujours au moins une glande sébacée.
Les connexions qu'affectent ces glandes avec les follicules pileux sont importantes à connaître. Elles n'adhèrent à ceux-ci que par un simple tissu collulaire assez lâche. Leur conduit excréteur, en général très-court, monte obliquement dans l'épaisseur de leurs parois, et s'ouvre dans leur cavité à tatie hauteur qui varie selon que les follicules renferment un poil complètement développé, ou un poil à l'état de vestige. — Pour les premiers ou S^'x^nds follicules, l'embouchure de la glande est située un peu au-dessus de l^iir partie moyenne : elle répond le plus habituellement à l'union de leur ti^rs supérieur avec les deux tiers inférieurs. — Pour les seconds, elle s* abaisse un peu au-dessous de cette partie moyenne si la glande est idimentaire aussi, et se rapproche au contraire d'autant plus de la
que la glande est plus développée relativement au follicule. Au-dessous de ces glandes s'attachent les muscles lisses de la peau, cj «ai les contournent en les embrassant dans leur concavité. Mais toutes ne nt pas ainsi entourées par un muscle, puisque certains follicules pileux sont privés, comme ceux des sourcils, des cils, etc. D'autres, comme iix du cuir chevelu, n'en possèdent qu'un, lequel répond alors à la ande la plus importante. Quant aux follicules de moyenne dimension, ils présentent généralement deux et souvent trois. Les follicules rudimenires en sont dépourvus.
Le mode de conformation des glandes qui s'ouvre dans la cavité des fol- '•-^^ules pileux est extrêmement variable. Toutefois, en les suivant dans 1^^ ^jfs complications successives, elles peuvent être rattachées à trois prin- ^SL jpaux types.
Les plus simples sont constituées par un utricule qui a lui-même ses '-•^'^crs degrés d'évolution : sur certains follicules il fait à peine saillie ; sur *- * vautres il se détache mieux et prend une forme un peu plus qu'hémisphé-
^. Detix autres glandes sébacées du cuir chevelu^ de dimensions à peu près égales
1. Contour du foUicule pileux tlont la moitié inférieure a été excisée. — 2, 3. Les
*^^%jx couches qui forment la gaine interne ou épidermique de la racine du cheveu. —
* -" Poil. — 5. Embouchure du follicule pileux. — 6. Glande sébacée unilobulaire. —
' - Olande sébacée plus compliquée que la précédente. — 8, 8. Conduit excréteur de ces
^^^»ndes.
C Une glande sébacée très-composée de la peau des paupières. — 1,1. Follicule pi- ^^^x.— 2. Poil. — 3, 3. Glande sébacée, bilobulée. — 'l. Son conduit excréteur.
D. Autre glande sébacée de la peau des paupières, extrêmement simple. — 1,1. Fol- ^^Ctile pileux. — 2. Poil. — 3. Glande représentée par \\n seul utricule.
E. Glandes sébacées annexées au follicule pileux des cils. — 1, 1. Follicule pileux. — ^- Cil dont Textrémité libre a été excisée. — 3, 3. Glandes très-composées, 8*ouvrant sur **n point assez rapproché do Tembouchurc du follicule.
F. Glandes sébacées de la racine du nei. — 1,1. Follicule pileux. — 2, 2. Deux glandes ^ni-utriculaires de même volume, s'ouvrant à la môme hauteur, sur des points diamé- ^^^ement opposés du follicule.
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