GLANDES DE LA PITDITAIRE
fices sont arrondis. Les plus grands ne dépassent pas le diamètre d'un grain de millet. Entre ceux-ci, on en trouve de plus petits, mais qu'on peut cependant distinguer à Tûeil nu ; et d'autres qui ne deviennent visibles qu'à l'aide d'une loupe. Us sont assez rapprochés pour donner à la pituitaire l'aspect d'un crible à pertuis inégaux et irrégulièrement répartis.
Le nombre des glandes de la pituitaire est Irès-considérable. Sur certains points, on en compte de 100 à 150 sur un centimètre carré; sur d'autres, ce nombre se réduit et peut descendre jusqu'à 30.
Ces glandes sont plus abondamment répandues dans la moitié inférieure des fosses nasales que sur la moitié supérieure. Elles sont extrêmement multipliées sur la paroi externe de ces cavités, au devant des cornets moyen et inférieur. Elles forment aussi une couche continue et très-serrée sur le bord libre de ces cornets. On peut dire d'une manière générale que leur nombre est proportionnel à l'épaisseur de la pituitaire. Sur les points où cette membrane est très-épaisse, les glandes qu'elle renferme se montrent à la fois plus développées et plus nombreuses. Sur les points où elle devient plus mince, on en rencontre moins.
Indépendamment des glandes en grappe, qui ne sont plus contestées, la pituitaire, selon Bowman et la plupart des anatomisles allemands, présenterait des glandes on tube qui auraient pour siéji^c cette partie de la muqueuse dans laquelle viennent se répandre les divisions des nerfs olfactifs. J'ai cherché attentivement ces glandes chez l'homme, et aussi chez le veau et le mouton, mais je n'ai pu en découvrir aucune trace ; et à la place qui leur est assignée j'ai vu des milliers de glandes en grappe. Je me vois donc contraint de nier leur existence ; je la nie d'une manière absolue, avec une conviction d'autant mieux arrêtée, que mon éminent collègue M. Ch. Robin les a aussi vainement cherchées.
2* Glandes des sinm et des cellules eUnnoidales. — Elles sont plus difficiles à mettre en évidence que les précédentes, ce qui nous explique pourquoi elles n'ont été entrevues que par un petit nombre d anatomisles dont les descriptions restent d'ailleurs très-incomplètes. Lorsque je découvris les glandes de la pituitaire, en 1853, elles avaient aussi échappé à mon examen. Mais, reprenant mes études sur ce point, j'ai pu m'assurer:
1° Qu'elles existent, dans l'espèce humaine, et dans toute la série des mammifères ;
2** Qu'on les rencontre sans exception dans tous les sinus et dans toutes les cellules elhmoïdales ;
2° Qu'elles sont nombreuses, même dans les plus petits diverticules des fosses nasales, très-inégalement réparties d'ailleurs, et soumises à des variétés de forme et de volume presque infinies;
Â" Qu'elles revêtent cependant deux formes principales, la forme globuleuse et la forme rameuse.
fiflfi . SENS DE L'ODORAT.
Les glandes île forme (;lobu)euse ne diffèrent pas de celles qu'on obserrt sur les parois dns Tosses nasales, si ce n'est toulerois par leur volume, qoj est généralement plus petit. Ce sont les plus répandues. Leur dispositiog est d'autant plus compliquée, quelles offrent des dimensions plus considérables. A mesure qu'elles diminuent de Tolume, on les voit se réduire 1 quelques lobules, puis à un seul, puis à quelques utricules ; et ceui-cj,
(A, It. C, n, rppréscnlenl Ira nlarnliis des cellules elhmoïdales; E, une glande du sious irunL-il ; F, G, deux glandes du sinus spliiinoïtlal ; II, une glande du sinus maxillaire.) A. Glande iTmu: CfJtHte tllimoidaie, remarquable par xa forme rameute et >a langueur trèê-eomidiTable. — i. I. Rameau do celte gianilc, autour duquel sa groiçenl des lobules et de simples utricules. — 2, 2. Anlre rameau, plus long encore que le pn?- . cèdent, et sur tonte l'étendue duquel sont échelonnés des utricules qui lui donosnl one