GLANDES DE LA PITUITAIRE
«(^égrenant à leur tour, forment de petits groupes de quatre ou oinq, et même de deux ou trois, au milieu desquels se trouvent des utricules ramelés à Tunité. Ces derniers représentent les glandes sous leur forme la >lu8 élémentaire, si bien définie par Malpighi : « Membrana cava cum fmissario. » (Fig. 07:2, B.)
Les glandes rameuses sont remarquables. Elles prennent les formes .es plus capricieuses, et se distinguent surtout des glandes globuleuses |iar la longueur souvent très-considérable qu^elles présentent. C'est plus 4>écialement dans les cellules de Tethmolde qu'on les observe. Quel- [pies-unes se composent de deux ou trois branches seulement, sur lesquelles s'échelonnent des utricules qui leur donnent une forme noueuse et souvent aussi de petits lobules inégalement espacés. D'autres comprennent un plus grand nombre de branches qui convergent autour d'un tronc central extrêmement court; elles offrent alors une forme étoilée. Il en est aussi dont les rameaux se rallient à une branche principale; mais autour
forme noueuse. — 3, 3. Rameau beaucoup plus petit, oflTrant une disposition analogue. —
4. Lobule dont le conduit est très-court. — r>, 5. Conduit excréteur de la glande, sui^ monté d'utricules, et se divisant vers la partie moyenne de ton trajet en deux branches égales et noueuses Tune et l'autre, qui se réunissent presque aussit()t. — G. Ellipse cir< conaerite par ces deux brîinches.
B. Lambeau de muquewe (Tune cellule ethmo'Utale, mr lequel on remarque un petit grmtpe de glandules qui se réiiuisent à leur plut timple expresnion à mettre que leur potume décroît. — 1. Glande en grappe, composée de cinq ou six lobules. — â, 2. Glandes plus petites, formées seademcnt de deux ou trois lobules. — 3. Glandule uni-Iobulairo. — 4, 4. Glandules constituées par un lobule qui ne comprend que quatre utricules. —
5, 5. Glandules représentées chacune par deux utricules. — 6. Glandule représentée par un seul utricule.
C. Glande d'une cellule etlimoidale, remarquable par sa forme étrange et surtout par la dilatation de deux de ses utricules transformés en kystes; disj}osition trè^-exception' nielle, les kystes, dans les glandes en grappe, se produisant presque constamment aux itépens du conduit excréteur. — 1. Rameau principal de la glande. — t. Autre rameau plus petit. — 3. Troisième rameau qui a pris plus d'importance par suite do la formation des deux kystes situés à son extrémité initiale. — 4. Conduit excréteur.
D. Glande ethmoidale, dont le conduit excréteur dilaté tend à se transformer en iyite. — 1. Conduit excréteur sur les cdtés duquel sont disposés les utricules glandulaires. — 2. Partie terminale de ce conduit, qui a conservé son calibre normal.
E. Glande du sinus frontal^ de forme étoilée. — 1, 1, 1, 1, 1. Rameaux convergents de la glande, sur le trajet desquels on observe un nombre variable de lobules et d*utrieules. — i. Son conduit excréteur extrêmement court.
F. Glande du sinus sphénoidal présentant aussi une disposition étoilée. — 1,1,1. Rameaux convergents de la glande. — 2. Lobule plus composé et plus court. — 3. Conduit excréteur disparaissant dans l'épaisseur de la muqueuse qu'il traverse perpendiculairement.
G. Autre glande du sinus sphénoidal, remarquable par le volume beaucoup plus connéérable de ses utricules. — 1,1. Corps de la glande. — t. Son embouchure.
H. Glande du sinus maxillaire. — 1, 1. Deux lobes qui convergent et qui se réunissent pour donner naissance au conduit excréteur de la glande. — 2, 2. Ce conduit, sur toute la longueur duquel sont échelonnés de petits lobules et de simples utricules piriformes. — 3. Son extrémité terminale.
du conduit excréteur, à la place des lobeset lobules, on ne trouve plusque de simples nodosités.
Le nombre de ces glandes varie pour chaque cellule ethmoldale. Les moins riches en possèdent de 15 à 20. Dans la plupart, il en existe deSOà 40; quelques-unes, même parmi les plus petites, en présentent jusqu a GO, 80, 100, et quelquefois davantage.
Dans le sinus sphénoïdal, on en trouve en général de 20 à 25. Elles sont un peu plus nombreuses pour le sinus frontaL
Quant au sinus maxillaire, elles se répandent sur tous les points de ses parois avec une telle profusion, qu'il serait fort difficile d'en faire le dénombrement, soit chez Thomme, soit chez les mammifères. Dans mes premières recherches, je ne les avais aperçues que sur la base du sinus; mais des études plus complètes m*ont démontré qu*elles ne sont pasmoins abondantes sur les deux autres parois; on en trouve jusque sur le sommet de la cavité. Ces glandes affectent du reste toutes les dimensions et toutes les formes possibles: il y en a de très-considérables et de très-compliquées, de moyennes et plus simples, de petites, de très-minimes et enfin d'uniulriculaires. Les unes revêtent la forme arrondie, d'autres la forme rameuse, d'autres les formes intermédiaires. Elles méritent surtout d^appelor Tattention des chirurgiens par la dilatation extrêmement fréquente de leur conduit, en sorte que sur un grand nombre d'entre elles il existe un kyste naissant, ou ayant déjà acquis un certain développement, ou complètement développé. La même tendance à se dilater et à se transformer on kyste se retrouve aussi dans les glar\des des autres sinus et des cellules de Tethmoïde ; mais elle s'y montre beaucoup moins prononcée.
D. Vaisseaux et nerfs de la pituitaire.
Les artères qui se distribuent à la pituitaire émanent de plusieurs sources, principalement de la maxillaire interne et de l'ophthalmique.
La maxillaire interne fournit à cette membrane : 1° l'artère sphéaopalatine, artère volumineuse qui, après avoir traversé le trou sphénopalatin, se divise aussitôt en deux branches : Tune, interne, pour la muqueuse de la cloison dans laquelle elle se distribue par un très-grand nombre de rameaux se dirigeant d'arrière en avant; l'autre, externe, destinée à la muqueuse de la paroi externe et bientôt subdivisée en trois rameaux pour les méats et les cornets; 2*^ l'artère alvéolaire, qui, par ses rameaux dentaires postérieurs, donne des ramuscules à la muqueuse du sinus maxillaire; 3" l'artère sous-orbitaire, dont le rameau dentaire antérieur et supérieur envoie aussi quelques ramifications «à cette muqueuse; 4' l'artère ptérygo-pal.itine, qui cède plusieurs de ses divisions à la partie supérieure de Torifice postérieur des fosses nasales.
L'ophthalmique donne à la pituitaire : l** l'artère ethmoldale posté-