VAISSEAUX ET NERFS DE LA PITUITAIBE
ricurc, destinée à la partie moyenne de la voûte; 2* rarlère ethmoldale antérieure, destinée aux cellules antérieures de relhmoîde et à loulc la partie antérieure de la muqueuse nasale; 3"* plusieurs ramifications do la frontale interne, qui traversent la paroi antérieure des sinus frontaux pour se distribuer à leur périoste et à la muqueuse correspondante.
Indépendamment des branches et des rameaux venus de ces deux sources principales, il est encore un certain nombre de divisions artéîelles qui émanent de la terminaison de la faciale et qui se rendent à la Mirlie antérieure de la pituitaire.
Les veines sont nombreuses et d'un calibre très-supérieur à celui des irtères. Elles forment un plexus d\ispect variqueux et comme caverneux, duquel partent des branches qui se portent dans toutes les directions, mais qui donnent naissance à trois groupes principaux, Tun antérieur, l'autre supérieur, le troisième postérieur. — Les branches antérieures se portent vers les trous que présentent les os propres du nez et vers la base de Tapophyse montante du maxillaire, qu'elles contournent pour aller s'anastomoser avec les veines du nez, et se rendre ensuite dans la reine faciale, dont elles constituent une des origines. — Les branches supérieures donnent naissance à deux troncules qui forment les veinules ethmoldales antérieure et postérieure. Ce n'est que dans quelques cas exceptionnels qu*une ou deux de ces branches se rendent vers le trou bor- ^e du frontal, pour se jeter dans le sinus longitudinal supérieur. — Les [tranches postérieures, plus considérables et plus nombreuses que les précédentes, se dirigent en arrière vers le trou sphéno-palatin et se jettent dans le plemis veineux de la fosse zygomatique.
Les vaisseaux lymphatiques de la muqueuse nasale ne sont bien connus {ue depuis 1859, c'est-à-dire depuis les recherches de M. Ë. Simon, . Itti a signalé à cette époque les troncs par lesquels ils se terminent. Ivant la découverte de ce jeune anatomiste, on confondait le plus habituellement le réseau veineux et le réseau lymphatique de la pituitaire. Le premier est d'une excessive richesse et très-facile à injecter, si facile que a pointe du tube s'égare presque toujours dans une des veinules qui le imposent lorsqu'on procède à l'injection du réseau véritablement lyniihatique. Ce dernier est très-superficiel, d'une extrême ténuité, à grandes nailles irrégulières. — Les troncules qui en partent se dirigent tous en rrière vers la partie moyenne du sillon verlical qui sépare la paroi xterne des fosses nasales de la trompe d'Eustache. Là 'ils forment un »eUt plexus, qu'on injecte en général lacileraent. De ce plexus naissent leux troncs, dont le premier, plus volumineux, se rend dans un gros ganlion situé au devant du corps de l'axis, tandis que le second se bifurque K)ur se terminer dans deux autres ganglions situés beaucoup plus bas, au ûveau des grandes cornes de l'os hyoïde.
Les nerfs de la piluilaire sont de deux ordres. Elle reçoit : i" les nerfs de la première paire, ou mrfs olfactifs, qui lui communiquent une sensi* bilité spéciale, et dont la distribution ainsi que le mode de terminai* son nous sont connus ; 2<* des nerfs de sensibilité générale, qui proviennent des deux premières branches de la cinquième paire.— La branche ophthalmique donne à la pituitaire le filet ethmoidal de son rameau nasal, destiné à sa partie antérieure et à la peau du lobe du nez. — La branche moyenne, ou nerf maxillaire supérieur, lui fournit les rameaux qui naissent de la face interne du ganglion'de Meckel.
Les divisions émanées de la cinquième paire se distribuent à toutes les parties de la pituitaire qui recouvrent les parois des fosses nasales; car toutes sont sensibles aux excitants généraux.
ARTICLE IV
AUKIÈRE-CÂVITÉ DES FOSSES NASALES.
V arrière-cavité des fosses nasales est une sorte de carrefour destiné à établir une large communication entre les fosses nasales d'une part, et les voies respiratoires et digestives de l'autre.
Elle offre une forme irrégulièrement cubique, en sorte qu'on peut lui distinguer six parois : une paroi supérieure et une paroi inférieure, obliquement descendantes ; une paroi antérieure et une paroi postérieure, verticales; et deux parois latérales verticales aussi.
hn paroi supérieure répond à Tapophyse basilaire. Sa direction est obli- (|ue de haut en bas et d'avant en arrière. En se réunissant à la paroi antéi-ieure, elle forme avec celle-ci un angle obtus, ouvert en avant de iîO* à 130°. Lorsque la tête s'incline fortement en arrière, attitude qu'elle prend chez un malade dont on examine le fond de la gorge, la paroi supérieure devient verticale. Cette paroi est unie et d'un blanc rosé.
La paroi inférieure, constituée par le voile du palais, s'incline, comme la précédente, en bas et en arrière; son obliquité est seulement un peu plus prouŒicée. — Son bord postérieur offre sur la ligne médiane un prolongement conoïde qui constitue la luette; et de chaque côté une arcade représentée par les pilliers postérieurs du voile du palais. Ces deux arcades circonscrivent, avec la paroi postérieure du pharynx, un orifne qui établit dans Tétat habituel une libre communication entre les cavités nasalcj buccale et pharyngienne. "
La paroi antérieure présente sur la ligne médiane une crête verticale formée par le bord postérieur de la cloison des fosses nasales, et de chaque côté l'ouverture postérieure de ces fosses. Cette paroi n'existe donc pas à proprement ])arler.