ARRIÈRE-CAVITÉ DES FOSSES NASALES
La paroi postérieure répond à Tatlas, au corps de Taxis et aux muscles grand et petit droits antérieurs de la tête. Sa hauteur est de 12 à 15 millimètres, et sa largeur de 25 à 27.
Les parois latérales, séparées par un sillon vertical de la paroi correspondante des fosses nasales, présentent d'avant en arrière :
l*' L'embouchure du conduit guttural, ou pavillon de la trompe, située au niveau du bord supérieur du cornet inférieur, à 3 millimètres en arrière du sillon qui limite la paroi externe des fosses nasales, à 12 millimètres au-dessus du voile du palais ;
2** Une dépression profonde répondant à Tunion de chaque paroi latérale avec les parois postérieure et supérieure.
nnqaeuso de l*arrlère-cavité des fosiics nasales. — Cette muqueuse se continue en bas avec celle du voile du palais et du pharynx, dont elle partage la structure. Nous avons vu qu'en haut et en avant une ligne de démarcation constante et très-nette la sépare de la pituitaire. Elle diffère de celle-ci sous plusieurs rapports :
1° Sa couleur est en général d'un rose plus pale que celle de la muqueuse nasale, et son épaisseur beaucoup moins inégale.
2° Sa face libre présente des papilles que recouvre un épithélium pavimenteux.
3" Sa lace profonde répond à des parties de nature très-variée. Elle adhère en bas aux muscles du voile du palais, en arrière au muscle constricteur supérieur du pharynx, sur les côtés au même muscle et au cartilage de la trompe d'Ëustache, en haut à l'apophyse basilaire. Au niveau de cette apophyse elle répond à une couche de tissu fibreux, si épaisse, si résistante, si ailhéreiite, qu'on ne peut ni l'en détacher, ni détacher c«lle-ci des os. C'est sur ce tissu fibreux que sont généralement implantés les polypes naso-pharyngiens.
4° Ses glandes appartieiment aussi à la grande famille des glandes en grappe, et sont également très-nombreuses. Elles offrent un volume en général plus considérable, et se distinguent surtout de celles de la pituitaire par leur forme plus arrondie, bien qu'irrégulière. Tous leurs lobes ou lobules se confondent en une seule masse. On les trouve en grande abondance sur la périphérie du pavillon de la trompe.
5" Les arlères de l'arrière-cavité des fosses nasales sont toutes d'un petit calibre. Les veines sont aussi moins développées et moins abondantes que celles de la pituitaire.
6^ Les vaisseaux lymphatiques forment un riche réseau sur toute l'étendue de sa surface. Leurs troncs, au nombre de deux ou trois, se rendent dans le gros ganglion situé sur les cùtés et un peu en arrière du muscle constricteur supérieur.
7** La sensibilité de celte muqueuse est très-obtuse lorsqu'on la compare à celle de la muqueuse nasale; elle ne reçoit que des ramuscules nenreui, très-grèles, provenant de la cinquième paire en haut, des glosso-pharyngiens et des pneumo-gastriques sur les côtés.