CORPS VITRE
Ar«èr« et velae eentrAics de la rétine. — L'artère nait, lantôt directement de rophthalmique, taulôt par un troncule qui lui est commun avec les ciliaires postérieures externes. Elle plonge dans le nerf opti(|ue à un centimètre en arrière du globe de FœH, le traverse obliquement pour atteindre son axe, puis se porte directement en avant. Parvenue au niveau de la cupule du tronc nerveux, Tartère cenlrale se partage en deux branches principales, Tune ascendante, Tautre descendante, d'abord situées sur la face externe de la membrane limitante, mais qui ne tardent pas à rabandonner pour cheminer dans l'épaisseur de la couche fibreuse. Klles se subdivisent alors et poursuivent leur trajet juscju'au bord festonné de la rétine en fournissant un très-grand nombre de rameaux et ramuscules dirigés dans tous les sens et anastomosés entre eux. De ce réseau partent des ramifications plus ténues qui se répandent dans la couche celluleuse et qui paraissent même s'étendre jusque dans la couche granuleuse. Mais aucune ne pénètre dans la couche des bâtonnets.
La veine centrale tire son origine des capillaires qui succèdent aux artérioles. Quel(|uefois elle a pour point de départ, en avant, une veinule circulaire, qui n'est représentée le plus souvent que par des tronçons épars. Chaque branche artérielle est accompagnée de deux veines. Les deux veines supérieures, de même que les deux veines inférieures restent indépendantes sur toute leur longueur. Arrivées sur la cupule, les quatre veinules s'y engagent, puis se réunissent en parcourant le centre du nerf optique, de manière à former deux troncules, lesquels s'unisseut à leur tour avant de sortir du tronc nerveux.
Tiedemann et Langenbeck mentionnent de petits fdets nerveux, qui, partis du plexus caverneux et appliqués k l'artère centrale, se ramifieraient comme celle-ci pour se perdre en définitive dans la rétine. J'ai acquis la certitude que ces filets n'existent pas.
§ 8. — (loRPS VITRÉ.
Le corps vitre est le plus volumineux tles milieux de l'œil. Il occupa les deux tiers postérieurs de la cavité oculaire, l'humeur aqueuse et le cristallin réunis en occupant le tiers antérieur. Sa forme est celle d'un sphéroïde excavé en avant pour recevoir cette lentille, qui le déborde, à peu près comme la cornée transparente déborde la sclérotique.
Li transparencj' du corps vitré est complète. Sa consistance rappelle celle du verre fondu, aucjuel il a été com|)aré. Sa pe^ianteur spécifique, d'après Chenevix, s'élève à 1,00.").
Son pouvoir réfringent, selon Brewster, est de 1,330. Il diffère peu, par conséquent, de celui de I humeur aqueuse, représenté par le chiffre l,33r», (»t de celui de Teau évalué à 1 ,335, celui de l'air étant 4,000.
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Rapports. Le corps vitré est en rapport, eu arrière avec la rétine, en avant avec la zone de Zinn et le cristallin.
La rétine, très-exactement appliquée sur sa surface, embrasse ses trois quarts postérieurs, et lui est seulement contig:uê. Au niveau de la tache jaune et du pli sur lequel celle-ci repose, il présente une légère dépression qui s'efface au moment où on le sépare de la membrane nerveuse.
Chez le fœtus, il existe au niveau de la cupule du nerf optique un vaisseau fort important, ïartère capsulairCy qui, née du tronc de Tartèrc centrale de la rétine, traverse d'arrière en avant le centre du corps vitre pour aller se ramifier sur la face postérieure du cristallin: de là Tidée d*un canal, le canal hyaloidim, qui se terminerait à ses deux extrémités par un orifice infundibuliforme. L'existence de ce canal n'a jamais pu être constatée: c'est une simple vue de l'esprit' dont l'observation depuis longtemps déjà a fait justice. — Par les progrès de l.'àge l'artère capsulaire s'oblitère, puis disparait. Chez l'adulte on n'en retrouve plus que quelques vestiges étendus du nerf optique à la partie correspondante du corps vitré, et constituant entre ces deux organes un moyen de connexion ; de vingt à trente ans, et souvent beaucoup plus tôt, ces derniers vestiges disparaissent à leur tour, et le corps vitré, à sa partie postérieure, devient alors tout à fait indépendant de la rétine.
A l'union de son quart antérieur avec ses trois quarts postérieurs, le corps vitré contracte une adhésion extrêmement intime : d'une part, avec la circoniérence de la rétine, qu'il maintient étalée à sa surface sans qu'elle puisse ni se déplacer, ni se plisser en aucun sens ; d'une autre part, avec la zone de Zinn, qui, fixée par son extrémité opposée ou antérieure à la circonférence du cristallin, unit étroitement les deux milieux.
Par sa face postérieure le cristallin est simplement contigu au corps vitré; après avoir incisé circulairement la zone de Zinn, on peut retirer la lentille de sa fossette sans difficulté et sans léser ni son enveloppe, ni la . membrane hyaloïde; son poids seul suffit même pour l'en détacher.
Structure du corps vitré.
Le corps vitré, considéré dans sa structure, nous oifre à étudier une membrane, la membrane hyaloïdej dont la zone ciliaire a été regardée à tort comme une dépendance, et un liquide particulier, Vhum^ur vitrée, contenue dans sa cavité.
La membrane hyaloïde (ûa/.ô;, verre; cî<îo;, ressemblance) occupe la surface du corps vitré, dont elle marque la limite. Klle est d'une transparence parfaite, assez résistante pour supporter, sans se rompre, tout le poids du liquide qu'elle contient, et cependant tellement mince, que plusieurs anatomistes, [)armi lesquels je mentionnerai Hanover, Valenliu, Henle, ont émis des doutes sur son existence.