‹ Traité d'anatomie descriptive (volume 3)Chapitre 192 sur 223 · SE DE ZIKN · texte numérisé non relu

SE DE ZIKN

boni concavi> p^l Irès-SDiltnnt. Entre deux grands procès ciliaires on en IruMïc trois ou (|ua!re de plus petites diinRiisinns.

La pnrtii^ iintiTieurn de la zone de '/.'ma, élOTuliiR des procès eiliaîres de li rhornïile vers le erîstallin, eonlriliue à former la [Kiroi postérieure de h chambre [loslérieure île IVil. Elle est iiarallèle à l'iris et en contact immédiat avec cette membrane.

La zone de Ziriuest composée de Taisceaux de filtres qui se dirigent tous d'arrière en avant pour venir s'attacher sur le pourtour de fa face antérieure du cristallin. Ces fdires seraient, suivant (juelques auteurs, de nature élastique. Mais elles appartiennent nianifestemeiit au tissu cotijonclif, liant elles ofTrent tous les caractères. Leur union à la membrane byaloldc et à la capsule cristalline est extrêmement intime.

En s'éeartant pour se porter l'une en avant, l'antre en dedans, la zone de Ziim et la membrane hyaloïde laissent entre elles un espace angulaire et circulaire qui est limité et cojnplélé par ta périphérie du cristallin. De là un canal prismatique cl triangulaire. Ce canal a été signalé par Petit, en nâO, sous II' nom i\e caiiifl doiirotinf. Pour le distinguer, il faut le piquer délicatement avec un tube de verre effilé n la lampe, et l'insuffler, c Lorsqu'il est rcm])li d'air, dit rel auteur, il s'y fait des bosselures .sem- » blables auï ornements que l'on fait sur des pièces d'ar(,'enterie, que l'on » nomme pour cela taîfselle goilronnfe. » Ces bosselures, comparées aussi à de petites perles, sont sépan^es par des sillons qui correspondent aux grands procès ciliaires de la zone de /inn, c'est-à-dire â ceux dont le bord concave fait une saillie plus prononcée dans l'intérieur du canal.

KtG. 'i\. —Zone ilr Xinn. ¥[r,. 7i">. — f.'.iird gotironne.

Fig, îi). — I. r.riil.illiii. — 3, i. Corps vitri'-. — .". Zone dn t.inn, fonnanl une wrlP lie nollpri-tle autour île relte leiilille. — 1, t. Rnrit lioslérieur ou redonnt' r!e relte ronc. — 5. Snn Itord anl/'ripiir on raiiM *'ins^aiil A la parlii' rorrES|ion<lBnln ilc la rirconrércnce du cnstnllin. — fi, G. J'Iis antf'ro-poiilifrJpiirs ou prot^j-n cïiiairra de In lone île Zinn, rlculinés à s'pngrennr avec reux cle In eliDrnïilr; il rédilln ih rel erBréiicHienl îles dpui orJres de proeès pilinlrpn t|ue le rri»lalliii ne [n'iit eiii''ciitcr aucun mouïciiiunt iln rotation nutour dp son .ixi>,

Fif. 7ïi. — 1. Cri^tillin, — 2, i. Corps vilré. — 3. Il, Zone de Zinn. — '4, *. l'arlie potléricure de celte lone lé|;i'rprnpnl plis^i'C sur sa fac<i externe ft élroilemcnt unie à la nwtnbrune lijatuïdc par sa fare inlnnic. — T., 5. Partie antérieure île la nii'inc lono tiptrèe de la membrane liyalniile par le canal godronné, qui se trouve ici injecté d'air, d'où l'aspect atternalivemenl bossela et étraniclé qu'elle priante en avant.

Lliumeur vilréo est un liquide parfaileinent transparent, de consislance sirupeuse, doué d'une très-grande affinité pour les parois de la membrane hyaloide et de ses divers prolongements. Berzelius, qui Ta soumise à l'analyse, lui attribue la composition suivante :

Eau 98,40

Albumine 0,iH

Chlorure de sodium 1 ,42

Substance soluble dans l'eau 0,02

Lorsqu'on exprime cette humeur en enfermant le corps vitré dans un linge et en l'écrasant par le mécanisme de la torsion, on la voit s'écouler instantanément et perdre sa viscosité naturelle pour prendre une fluidité presque égale à celle de l'eau. Sa consistance parait donc dépendre beaucoup moins de ses propriétés que de son emprisonnement dans un nombre presque infini de cellules. Sous ce rapport, la structure du corps vitré a été comparée avec beaucoup de raison à celle de l'orange et du citron. A l'appui de ce rapprochement, j'invoquerai le fait suivant: après avoir soumis à une dessiccation complète le corps vitré, au point qu'il ne soit plus représenté sur les parois du vase que par une tache circulaire, si Ton tient cette tache recouverle d'eau pendant plusieurs jours, on la verra se détacher sous la forme d'une pellicule, puis reprendre peu à peu les dimensions et tous les caractères du corps vitré, qui se reconstitue ainsi par le simple fait de son imbibition, c'est-à-dire de l'emprisonnement de l'eau dans ses aréoles. Or le corps vitré se reconstituant aux dépens de l'eau qu'il absorbe, et l'humeur vitrée ainsi reconstituée reprenant sa consistance primitive, il semble difficile de ne pas admettre que celle-ci est seulement apparente et le simple résultat de son emprisonnement presque moléculaire. L'observation confirme du reste pleinement cette opinion. Sur un très-minime lambeau du corps vitré, j'ai pu distinguer à un grossissement de 500 diamètres l(\s trabécules infiniment multipliées qui traversent les plus petites aréoles.

Plusieurs auteurs ont nié celte structure aréolaire pour admettre dans le corps vitré des couches qui se superposeraient comme celles du cristallin, et qui augmenteraient aussi de densité de la surface au centre. M. Vallée, acceptant comme démontrée cette structure stratifiée, l'a prise pour base de sa théorie de la vision, théorie à la défense de laquelle il a consacré de longs travaux et toute l'ardeur d'une conviction profonde; je regrette d'avoir à ajouter que le fait anatomique sur lequel elle repose est tout à fait hypothétique.

L'artère capsulaire pendant son trajet à travers le corps vitré ne fournit aucune ramification à la membrane hvaloïde.

La zone de Zinn a manifestement pour usage de fixer le cristallin dans la place qui lui est assignée. Klle joue à l'égard de celui-ci le rôle d'un

ligament. — Lo canal godronnô, qui nVxiste pondant la vie qa*à Tétat virtuel, comme toutes les cavités séreuses, paraît destiné à isoler la circonférence de la lentille, afin de lui laisser une complète liberté pour se prêter aux modifications de forme que lui communique le muscle ciliaire.

§ 9. — Cristallin.

Le cristallin est une lentille biconvexe située entre Thumeur aqueuse, qui baigne sa surface antérieure, et le corps vitré, dans lequel il se trouve enchâssé, suivant l'expression de Petit, comme un diamant dans son chaton.

Il est maintenu dans cette situation par la zone de Zinn dont les fibres l'unissent très-solidement au corps vitré : ainsi fixée dans l'excavation qu'elle remplit, la lentille ne peut se déplacer ni en arrière, le corps vitré s'opposant à ce mouvement de recul, ^ni en avant, la zone de Zinn rendant impossible tout mouvement de projection dans ce sens, ni vers aucun point de sa circonférence, les liens qui répondent au point diamétralement opposé la retenant en place. Situé entre deux milieux, dont Fanterirur présente une fluidité complète et le postérieur une demifluidité, le cristallin conserve néanmoins sur Taxe anléro-poslérieur de l'œil une position invariable. Un intervalle de 2 millimfîlres et demi le sépare de la cornée; celui qui le sépare de la tache jaune est de 10 millimètres, c'est-à-dire environ six fois aussi grand.

A. — ronforniatloii extérieure du erlstallln.

Le poids du cristallin varie de 20 à 25 centigrammes. Le plus léger que j'aie trouvé pesait 201 milligrammes ; le plus lourd, 252. Son poids moyen chez Tadulte, calculé sur les résultats que j'ai obtenus en soumettant à une pondération exacte une série de onze cristallins, s'élève à 218 milligrammes.

La pesanteur spécifique de l'eau étant représentée par 1,000, celle du cristallin équivaut, suivant Chenevix, à 1,079.

Son pouvoir réfringent, comparé à celui de Fair pris pour unité, est de i,38i, selon Brewster.

Le volume Ao la lentille cristalline est déterminé par l'étendue de son diamètre et la longueur de so:i axe.

Son diamètre, mesuré avec les branches d'un compas, sur les onze cris- LiUins précédemment mentionnés, a varié de 9 à 10 millimètres. Petit était arrivé à un résultat tout à fait identique; car il avance que ce diamètre est ordinairement, chez l'homme adulte, de i lignes, et quelquefois de 4 lignes 1/4 ou 4 lignes 1/2. M. Lamé, en l'évaluant en moyenne à

10 millimètres, Ta donc légèrement exagéré pnisque ce chiffre exprime sa plus grande longueur. Mais M. Huschke Ta exagéré bien plus encore en i estimant chez le nègre à 5 lignes 1/2, c'est-à-dire à près de 13 millimètres; son étendue est la même dans toutes les races.

Vaxe ou Tépaisseur du cristallin est de 4 1/2 à 5 millimètres. Sur ce point encore, mes recherches viennent confirmer celles de Petit, qui Tévaîue, chez l'adulte, de 2 lignes «i 2 lignes 1/4.

Cet axe présente une longueur indépendante de Tàge. Dans le fœtus de sept mois, son étendue s'élève déjà de 4 1/2 à 5 millimètres. Elle ne varie plus ensuite dans le cours de Texistence. La lentille s'accroît seulement par élongation de son diamètre; et comme celui-ci est d'abord très-court, et à peine supérieur à l'axe, il en résulte que pendant toute la durée de la vie intra-utérine le cristallin est presque rond. A la naissance, son diamètre mesure 7 millimètres ; à dix ou douze ans, il arrive à 8; et à dixsept ou dix- huit ans il atteint sa longueur définitive.

Les extrémités de l'axe ont recule nom de pôles : il y a donc un pôle antérieur et un pôle postérieur. Le premier répond au centre de la pupille et le second au centre de la tache jaune. Ils s'écartent pendant la vision des objets rapprochés, l'axe de la lentille s'allongeant, et se rapprochent au contraire lorsque nous regardons un objet éloigné.

Les faces du cristallin sont lisses et unies. L'antérieure répond à l'iris, et la postérieure au corps vitré. — Leur courbure diffère :1a première est toujours moins convexe que la seconde; le plan passant par la circonférence de la lentille coupe son axeàFunion de ses deux cinquièmes antérieurs avec les trois cinquièmes postérieurs. Ce mode de conformation présenterait, selon Petit, quelques exceptions ; en parcourant le tableau qu'il adressé, on voit que sur vingt-six cristallins par lui observés, il en est deux sur lesquels la face antérieure est plus convexe que la postérieure. Ces exceptions sont possibles. Je déclare toutefois qu'elles me laissent des doutes; car, sur près de cent cristallins que j'ai examinés pour déterminer la longueur de leur axe et la courbure relative de leurs deux faces, je n'en ai trouvé aucun qui ne m'ait présenté une face postérieure plus convexe.

La forme et le degré de courbure de chaque face sont extrêmement difficiles à déterminer ; aussi les auteurs qui ont tenté cette détermination sont-ils arrivés à des résultats très-divergents. Selon Kepler, la face antérieure est un segment de sphéroïde, et la postérieure une section d'hyperbole. D'après M. Chossat, toutes deux représentent un segment d'ellipsoïde en révolution sur son petit axe. Petit évalue le diamètre de la sphère dont elle fait partie à 9 lignes ; selon Uelmholtz, le rayon de courbure de la face antérieure varie de 6 à 12 millimètres : il serait donc de 9 en movenne.

La circonférence du criiitallin esl arrondie et IrGs-réguliërenient circulaire. Elle rorme la paroi inli-nie ilu canal jiodronii^. Les plis «le la zone ciliaire viennent .s'y appliquer par leur concavité. Larsi|iie Tœil a ^lé divisé en deux hémisphèros, si l'on renverse l'hémispliëre antérieur sur la coroée pour voir le cristallin à travers le corps vitré, on remarque que sa circonférence oiïre un aspect légèrement festonné ou dentelé : cette disposition est due nuv plis de la zone «le Zinn, qui, se trouvant alors len* dus, exercent une légère pression sur le pourtour de h lentille,

■PmmIc* e*NMl(MiMcn. — Le cristallin se compose de deux |)arlies : d'une partie périphérique ou enveloppante, qui porte le nom de capsule du cristallin, et d'une substance propre, lamelleusc et libreuse, qui constitue le crisliitlin proprement di'.

I. Nerf optique.— 3. Partii' nioyenne dp la tcli-rolique. — il. Partis pa>t('Ti(>ura ite MtlR membr.inn, plus lipiiisso qun la préciiiirnlf!. — i. Tunique ellemp Ju nrrr oplïqup le conlinuaiit avpr la niuclie rxtcrnc ili- la srliîrntrqiie. — 5. Tiiiiiqur iiitnrni- ilr r.e tiorl allant sp conlinuir avi'c la couche interne <ln la mCme membrane. — 0. Partir de la iclérotique <|ui est sons-jacente au tendon ilii muiclc dnitl supérieur; on voit riu'elln est Irés-inriicc-. —7, Parlii? ih cette membrane <)ui esl antérieure au mime tendon. — H. 8. Muscles droits supérieur et inférieur. — 'i. Cornée transparente. — Kl. Partie centrale lie cette Membrane un peu moins ép.iîsse que la partie péripliérl<(ue. — 11. Membrane de l'humeur aqueuse. — 1i. l'iiinn de la selérolique et de la cornée & leur partie «upérieure. — ly. l'nirm de ces inéiiie» mi-mliranes à leur partie infiirieure, — î-l, M. Canal île Schlenim. — 15. Cli'iroide. — tfi. Zone dinroïdienne, remarijuable par M fdulcur sombre et lo linrd festonné qui la limite en arriére. — (7. Hitscle ciliaire. — ta. C-irps ciliaire. — l'J. Rétine. — 9). Ilrigine dé la rétine. —31. Umite antérieure de ceUe membrane. — H. Arli-re centrale de la rétine. — j3. Divisions do cette artJ;rR centrale. ^31. Mi'nibrane liyaloïde. — £i. Znnc de Zinn. conrondiic dans sa moitié postérieure ain^c rollo membrane, dont elle se trouve séparée en avant par le canal rodronné. — iG, Paroi poslérieuro du canal gmlronné formée par la membrane hyaloide.

— 37. Paroi antérieure du même canal formée par la zone île Zinn. — 31), Cristallin.

— ÏJ. Iris. —30. l'npille. —31. Chambre postérieure n'existant qu'à l'état virtuel, — 31. Chambre antérieure.

Entre la capsule ot la substance propre du cristallin, tous les auteurs ont admis jusqu^en 1855 une couche de liquide qui entoure cette dernim et qui était appelée alors humeur de Morgagni. J'ai démontré^ à cette époque, par une série d'arguments irrécusables, que cette humeur n'existe pas, et que Morgagni ainsi que ses successeurs avaient été induits eu erreur par rexlrémc mollesse des couches les plus superficielles du cristallin, qui deviennent presque diffluentes sur le cadavre. Ce fait aujourd'hui n'étant plus contesté, je puis passer sous silence les faits sir lesquels j'avais basé sa démonstration ; il reste donc actuellement bien établi que le cristallin ne comprend dans sa constitution que deux parties, la capsule et le noyau.

B. Capsule du crlstalllii.

Cette capsule, de forme lenticulaire, se moule sur la substance propre du cristallin, qu'elle isole et protège.

Son extrême minceur l'a fait comparer à une toile d'araignée, et sa parfaite transparence à une mince couche de cristal : d*oû les noms de ttinique arachnoïde, de tunique cristalloïde, que lui avaient donnés quelques auteurs du xvr et du xvii* siècle. Cette dernière dénomination est encore aujourd'hui la plus généralement usitée parmi les ophthalmologistes, qui, divisant la capsule en deux parties, admettent une cristalloïde antérieure el une cristalloïde postérieure.

Par sa surface externe, la capsule du cristallin est contiguë en avant à l'iris, en arrière au corps vitré, et sur sa circonférence à la zone de Zinn, qui vient s'y attacher.

Par sa surface interne, elle s'applique sur la substance propre de la lentille sans lui adhérer, en sorte qu'on peut très-facilement l'en séparer.

La moitié antérieure de cette capsule est extrêmement mince ; son épaisseur n'excède pas 0'"=",010. La moitié postérieure, plus mince encore, mesure seulement O'"'",005. La première diffère en outre de la seconde par la présence de cellules aplaties , à contour hexagonal , contenant un noyau, et formant une seule couche appliquée sur sa face concave.

Soumise à l'examen microscopique, l'enveloppe du cristallin n'offre ni fibres, ni granulations, ni aréoles, ni interstices. Son aspect est celui d'une lame de verre ou de cristal parfaitement poli. Aucune substance dans l'économie animale ne présente un aussi haut degré d'homogénéité. — Lorsqu'on la déchire, les bords de la solution de continuité sont aussi nets el aussi réguliers que ceux qui limitent les fragments d'une glace. — Séparée du cristallin el comprimée, elle offre un certain nombre de plis remarquables par leur direction parfaitement rectiligne.

Si on la pique avec un tube effdé à la lampe, pour insuffler le cristal-

lin, oUe se laissa dislftriilrft ; et an raomenl où Pair s'en (^rhappe, elle revient à ses dimensions première < ; elle est donc élastique. Son élasticité se manifeste encore lorsqu'on Tenlève ; car alors on la voit se plisser et s'enrouler en partie autour d'elle-même.

Sa résistance est faible. Elle se montre toujours très-inférieure à celle de la membrane hvaloïde, et surtout à celle de la zone de Zinn. Découvrez le cristallin en enlevant la cornée et l'iris, et cherchez à l'aide d'un corps à surface plane ou même concave, appliqué sur sa face antérieure, à déplacer la lentille vers un point quelconque de sa circonférence : quelles que soient les précautions et le procédé mis en usage, elle conscr\'era ses rapports avec la zone de Zinn ; constamment c'est la capsule, et la capsule seule, qui cédera. Or, si Ton échoue dans de semblables conditions, que sera-ce donc lorsqu'on tentera d'abaisser en masse le cristallin à l'aide d'une simple aiguille introduite dans son épaisseur!

Parmi les diverses propriétés de la capsule cristalline, la plus remarquable, sans contredit, est son inaltérable transparence. Plongez le cristallin dans Teau bouillante ou dans l'eau glacée, dans l'alcool ou dans un acide concentré, aussitôt il deviendra opaque, mais son enveloppe restera toujours parfaitement transparente. Cette propriété est tellement inhérente à sa nature, qu'elle ne disparait qu'avec la capsule elle-même ; les substances qui attaquent et détruisent celle-ci sont les seules qui peuvent l'altérer.

Dans la cataracte, c'est la substance propre du cristallin qui devient opaque et non son enveloppe. Petit, qui en avait observé un grand nombre et qui avait toujours trouvé la capsule transparente, conclut de ce fait que les cataractes capsulaires devaient être extrêmement rares; et il fait remarquer que, si quelques auteurs les considèrent comme fréquentes, € c*est parce qu'ils n'ont pas pris garde qu'il reste sur la capsule un peu » de la matière sèche et opaque du cristallin. )> — Malgaigne est allé plus loin que Petit : il a nié résolument l'existence de ces dernières. Quelques faits bien observés attestent cependant qu'elles peuvent exister ; mais leur * extrême rareté n'est plus aujourd'hui un fait qu'on puisse contester.

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