BIH
Vui. ''il. — Celtules et fibres da i-ruiallia {grati. de JtKI iliarmtres).
a. CelMei rfu criiftatlin tt fibre' niiclréen, rua ilaia tear largeur. — I, I. 1. Kai&ccau composé lie cinq nbrc). — 3, 3, i. Noyaux Je ces libres. — 3, 3, 3. Groues cctlulci lituées k la superllcie du cristallin.
b. Fihrei nuetiieii, vuea par leur bord. — 1,1, Ces llbret qui, ainsi vuos par Jfur bord, paraissL'nl trèA-éIroiles. — 2, 3. Leurs noyaux, qui pnraisseni plus allantiés et plus étroits, p:irce qu'ils le montrent aussi par leur bord. — 3. Une Obre clétachée du itroupe dont clic dit partie, — .i, Octtn même fibre te présentant à la fuis pur son bord et par l'une lie ses faces. — ij, 5. Noyaux qui en dépendent.
K. Tritia fibres deHlelèes. en partie irparéei et en parfie engrenées. — 1, 1. i, I. Facettes latérale* et obliques par lesquelles ces fibres s'en^irëncnl. — i, 3. (^s lui^iies facettes, vues ilani li-ur état île m<itni-l enfp^nemenl.
d. Cm fibrt deHltlée, remplie de grauuloUon»: oh aperfoil t'unr îles faces paraWrlf ft deuj des faiTs iildiiiHen. — t. Ynri: \<nr laqui-lk- i-llr ii\ip|>tii|iii' ;■ la libre siis-jaci-iil'-
libre. Ainsi engrenées, ces libres s'unissent beaucoup plus solidement par leurs bords que par leurs faces, d'où la facilité avec laquelle elles se laissent détacher par larges lames réductibles en lamelles.
Composition chimiquo. — Le cristallin a été analysé par Berzelius, qui Ta Irouvé composé des éléments suivants :
Eau r»8,0
Matière albumineuse 35,9
Hydrochlorate et lactatn solublcs dans Talcool iyi
Matière animale soluble dans l'eau, avec quelques phosphates. 1,3
Résidu membraneux insoluble %i
Lorsque l'eau de combinaison que renferment les fibres du cristallin diminue de quantité, celui-ci devient moins transparent, d'une couleur jaune, et plus dense : c'est ce que nous voyons chez le vieillard. Kn plongeant dans l'eau ces cristallins jaunes et denses, on les voit perdre en partie leur coloration jaunâtre à mesure qu'ils puisent dans le milieu ambiant
Pic. 73*2. — Segments, lames, développemeni du cristaUin; artère capsulaire.
a. Cristallin d'adulte dont la couche corticale s'est dik^oniposée en huit segments à la suite d'une immersion de quelques jours dans l'eau légèrement acidulée. — h. L'un de ces segments, représenté de profil, afin de montrer les lames (fui le composent. — c. Artère capsulaire d'un fœtus de sept mois. — (/. Môme artère qui a été grossie. — e. CristaUin d'adulte vu de face. — f. Ce même cristallin vu de profil. — g. Cristallin d'un enfant de dix ans. — h. Cristallin d'un fœtus de neuf mois. — t. Cristallin d'un fœtus de sept moij. Les trois derniers, ainsi que celui de l'homme adulte, sont représentés de profil, afin de montrer que leur axe ne varie pas avec l'âge, et que la courbure de leur face est en raison inverse de l'étendue de leur diamètre.
e. Fibre dentelée complètement vide et aplatiCt en sorte qu*eUe n'offre plus que deux faces et deux bords très-finement dentelés.
f. Fibres nucléées remplies de grosses granulations sphéroïdes, — 1,1. Fibres. — 2, 2. Granulations disposées sans ordre. — 3. Granulations sortant de leur cavité.
g. Coupe des fibres du cristallin destinée à montrer que ces fibres, par suite de leur pression réciproque, représentent chacune un pristne à six pans.-^ 1, 1, 1. Faces par lesquelles ces prismes se superposent. — % â. Facettes latérales et obliques.
Tcau qu'ils avaient en partie perdue. Si l'on prend, au contraire, un cristallin parfaitement transparent pour le faire macérer pendant quelques jours dans une solution concentrée de chlorure de sodium, celui-ci perd peu à peu son eau de composition, devient jaunâtre, et acquiert au bout de quelques jours une si grande dureté, qu'il est presque impossible de le briser entre les doigts.
§ 10. — Humeur aqueuse; chambres de l'œil.
On donne le nom iV humeur aqueuse au liquide qui remplit la chambre antérieure, c'esl-à-dire l'espace compris entre la cornée et l'iris. — Cehquide est incolore, limpide, et d'une fluidité qui rappelle celle de l'eau.
Sa quantité varie de -40 à 45 centigrammes. — Sa pesanteur spécifique n'excède pas 1,005, d'après Brewsler ; par conséquent, elle surpasse à peine celle de l'eau. — Son pouvoir réfringent a été évalué par le même auteur à 1,337, et par M. ChoSsat à 1,338.
La composition de l'humeur aqueuse diffère de celle du cristallin, et offre au contraire beaucoup d'analogie avec celle de l'humeur vitrée. Voici sa constitution telle qu'elle a été déterminée par Berzelius :
Eau 98.10
Albumine v à peine une trace.
Chlorure sodiquc, avec une faible trace cTextrait alcoolique.. 1,15
MatiÎTC extractive soluble dans l'eau 0,75
L'humeur aqueuse se renouvelle rapidement. A la suite d'une ponction ou d'une petite incision de la cornée qui lui a donné issue, on la voit se reproduire dans l'espace de douze à dix-huit ou vingt-quatre heures.
Les chambres do l'œil sont distinguées en antérieure ei postérieure.
Elles diflèrent Très-notablement. (Fig. G83.)
La chambre antcrieurey limitée en avant par la cornée, en arriére par l'iris, présente la forme d'un segment de sphère. — Le diamètre du plan qui sous-tend ce segment est de 13 millimètres. — Son axe, étendu de la cornée au centre de la pupille, varie de 2 1/2 à 3 millimètres.
La chambre postérieure est formée : en avant, par l'iris; en arrière, par le cristallin et par cetle partie de la zone de Zinn qui s'étend des procès ciliaires de la choroïde au devant du pourtour de la lentille; sur sa circonférence, par la partie libre ou flottante de ces procès ciliaires. Cette chambre postérieure est niée par quelques anatomistes modernes. Il nV a pas lieu cependant de contester son existence ; elle existe très-manifestement, mais à l'état virtuel, comme *la cavité des séreuses, des synoviales, etc., qui n'a jamais été mise en doute.
CHAPITRK V
Le $em de Vonie osl celui qui nous fait connaître les niouveinenls vibratoires imprimés aux corp§ qui nous entourent. Communiquées à l'atmosphère, puis transmises jusqu'à nous, ces vibrations traversent une série de cavités situées sur les c6tés de la base du crâne, et viennent, en définitive, ébranler des parties membraneuses sur lesquelles s'épanouissent les divisions terminales des nerfs acoustiques.
La première cavité que rencontrent les ondes sonores est une lame infundibuliforme dont la base s'incline en dehors et en avant, tandis que son Bommet, prolongé en tube, se porte en dedans. Elle recueille les sons qui nous frappent et les concentre sur un espace de pins en plus étroit, en les dirigeant vers la partie sensitive de l'appareil auditif. (Fig. 733. )
A cette lame succède une cavité remplie d'air, irrégulièrement cylindrique, dont les deux parois sont reliées l'une à l'autre par une chaîne d'osselets : c'est la caisse du Ufmpan. Située entre les parties superficielle et profonde du sons de l'audition, c'est-à-dire entre la partie qui recueille les sons et celle qui en reçoit l'impression, elle a pour usage, non-seulement de transmettre à celle-ci les vibrations sonores qui lui arrivent, mais encore de modifier ces vibrations, en les modérant lorsqu'elles sont trop intenses, en les renforçant lorsqu'elles sont trop faibles.
Au delà de la caisse du tympan, dans la partie la plus épaisse et la plus dure du rocher, existe un petit groupe de cavités qui renferment chacune des parties membraneuses sur lesquelles viennent se perdre les dernières divisions des nerfs auditifs. L'une de ces cavités présente une forme ovoïde : c'est le vestibule; trois revêtent l'aspect de tubes curvilignes : ce sont les canaux demi-circulaires; une antre, de configuration conique, s'enroule à la manière de la coquille de certains mollusques : c'est le limaçon. Toutes ces cavités conununiquent entre elles et forment ainsi une sorte de labyrinthe.
Le vestibule occupe le centre de ce petit labyrinthe. Sur l'ampoule que contient sa cavité viennent se terminer les principales divisions du nerf acoustique. Il représente, par conséquent, la partie essentielle ou fondamentale du sens de l'ouïe. Aussi, parmi les organes qui composent ce sens, est-il le premier qui apparaisse dans la série animale.
Dans les crustacés, les céphalopodes et quelques autres invertébrés, le vestibule forme à lui seul tout le sens de l'ouïe.
Dans les poissons, à côté du vestibule on trouve déjà les trois canaux demi-circulaires complètement développés.
Dans la plupart des reptiles, aux cavités précédentes on voit se joindre un rudiment de limaçon et une caisse du tympan.
Dans les oiseaux, le labyrinthe ne diffère pas de celui des reptiles; mais la caisse du tympan se prolonge dans l'épaisseur des os du crâne.
Les mammifères, comme les oiseaux, possèdent le vestibule, les trois canaux demi-circulaires, un limaçon complet et une caisse du tympan; seuls ils possèdent une oreille externe.
De Tensemble des faits empruntés à Tanatomie comparée et du rapprochement de ceux-ci, nous pouvons conclure :
1° Que le sens de Touïe n'arrive à son complet développement que dans les vertébrés supérieurs, et qu'il se compose alors de trois parties principales : d'une cavité infundibuliforme, ou oreille sterne; de la caisse du tympan, ou oreille moyenne; et du labyrinthe, ou oreille interne.
2^ Que le rôle confié à chacune de ces parties est d'autant plus important qu'elles sont plus rapprochées de l'encéphale.
3** Qu'en acquérant plus d'importance, elles sont aussi plus efficacement protégées par la situation qu'elles occupent.
Dans l'étude du sens de raudilion, nous procéderons de sa partie superficielle vers ses parties profondes; cet ordre est celui que suivent les ondes sonores et qu'ont suivi aussi la plupart des auteurs; il aura pour avantage de nous conduire du simple au composé. Nous étudierons donc successivement : Voreille externe, Voreille moyenne et Voreille interne,
ARTICLE PREMIER