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CONFORMATION EXTÉRIEURE DU CERVELET. HT

serait un prolongement de la substance grise du cervelet suivant quelques auteurs. Mais sa couleur d'un blanc laiteux et surtout sa structure, attestent qu'elle tire son origine de la substance médullaire sur laquelle le bord adhérent de la valvule se trouve fixé.

— La circonférence du cervelet rappelle assez bien la figure d'une ellipse dont le grand axe serait transversalement dirigé. Klle a été comparée aussi à un cœur de carte à jouer dont le sommet troiiqné se dirigerait en avant. Les sinus latéraux, réunis aux sinus pétreux supérieurs, lui forment une sorte de cadre.

En arrière, elle est largement échancrée pour recevoir le bord antérieur ou concave de la faux du cervelet et la crête occipitale interne. Dans le fond de cette écbancrure, irrégulièrement (|uadrilatère, on remarque ki partie postérieure du lobe médian, arrondie de haul en bas et connexe aussi de dedans en dehors, composée de lamelles transversalement étendues de l'un à l'autre hémisphère.

En avant, elle présente une seconde écbancrure, beaucoup plus considérable et plus profonde aussi que la précédente, desliiiéo à loger la protubérance annulaire et l'origine des pédoncules cérébolltMix moyens.

Ces deux échancrures, placées aux extrémités de la scissure médiane, la prolongent et lui donnent la forme d'une gouttière étroite dans sa partie moyenne, plus large à ses extrémités et surtout à son extrémité antérieure. Lorsque la protubérance et les deux pédoiu'ules cérébelleux moyens ont été détachés, on peut juger de la profondeur de cette gouttière, de la petilesie relative du lobe médian et de Ténorme prédomiiiaace des lobes latéraux.

§ 2. — SiLLOS, LOfU LKS, V\^V.> KT LAMKLLKS UV CKHVKLKT.

Toute la périphérie du cervelet est parcourue par des sillons, moins pionoucés que ceux de la surface cérébrale, parallèles et coiu'enlriques, (jui pénètrent à des profondeurs très-inégales, eu découpant sa surface en segments, les segments en lames et les laines en lamelles.

Cos sillons sont de deux ordres : les uns s'étendent jus(|u'au centre médullaire de l'organe; les autres en restent plus ou moins éloignés.

les sillons profonds, ou sillons du premier ordre, sont au nond)n* de douze à quinze; ils divisent le cervi'bt en autant de s(\Lrnients ou lobules.

le^ sillons du second ordre \yAYlà*^v\\i les lobules en lames et lamelles. Leur nombre varie de 7()() à 800 selon Malacarne, ([ui entreprit le premier ce laborieux dénombrement, et de (>00 à 7(M) selon (^haussier.

Parmi les silbms tlu premier ordre, le plus rcnianpiable par s(Ui étendue et sa profondeur est celui qui occupe la circonlérence du cervelet. Ce sillon circonfêrenciel, yrand sillon horizontal de Vic(| dWzyr, send»le partager les lobes latéraux et le lobe nn''dian en deux moitiés : une supé-

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rieurc, formée par la base des premiers et l'éminence vermiculaîre correspondarile; Taulre, inférieure, qui comprend le sommel des hémisphères cérébelleux el l'éminence vcrnfiiculaire inférieure. (Fig. 485.)

Sur la face supérieure, tous les sillons, lobules, lames et lamelles, décrivent une courbure dont la concavité regarde en avant et en dehors. — Le sillon le plus profond, grand sillon supérieur de Vicq d'Azyr, s'étend de la partie postérieure du vermis à Textrémité du grand axe du cervelet, el divise la base des hémisphères cérébelleux en deux segments principaux: un segment postérieur de forme semi-lunaire, et un segment antérieur plus considérable, de figure quadrilatère, lleil, Meckel et quelques autres anatomistes n'admettent en eiïet que ces deux lobes sur la face supérieure 1^ cervelet. Mais les sillons situés en avant du grand sillon supérieur, quoique moins profonds, s'étendent également jusqu'au centre médullaire de l'organe, et limitent des segments qui, pour être plus petits, n'en sont pas moins indépendants les uns des autres. Le nombre de ces segments, curvilignes aussi et concentriques, varie de six à huit. (Fig. 485.)

Au niveau du vermis supérieur, quelques-uns des sillons du premier ordre passent d'un côté à l'autre, en s'infléchissant un peu pour se porter avant. D'autres s'entrecroisent sur la partie médiane de ce vermis avec les sillons correspondants du côté opposé, et les lames et lamelles qu'ils séparent semblent former dans ces divers points une sorte d'engrenage.

Les sillons, lobules, lames et lamelles de la face inférieure décrivent, comme ceux de la surface supérieure, des courbes concentriques dont la concavité est tournée en avant et en dedans pour les postérieurs, et directement en dedans pour les antérieurs. Les lobules diminuent graduellement de volume à mesure qu'on ^se rapproche de la protubérance, et du bulbe rachidien (Fig. 486.)

Le lobule le plus antérieur, qui est aussi le plus petit, porte le nom de lobule du nerf vague. Il représente une sorte de touffe couchée sur le bord inférieur du pédoncule cérébelleux moyen, en dehors et en arrière des nerfs facial el auditif, en avant et au-dessus du nerf pneumogastrique, sur le côté externe de la valvule de Tarin, avec laquelle il se continue.

De chaque côlé du bulbe rachidien on observe un lobule beaucoup plus volumineux que le précédent. Cçs lobules, appelés amygdales, lobules lonsillaires, lobules du bulbe rachidien^ sont déprimés en dehors, où ils se moulent sur le pourtour du trou occipital, et en dedans, où ils correspondent aux corps restiformes. Supérieurement les lobules tonsillaires se trouvent en rapport avec le vermis inférieur et les valvules de Tarin, qu'ils recouvrent complètement, on sorte qu'il est nécessaire de les enlever lorsqu'on veut observer ces replis. Par leur extrémité la plus élevée ou extrémité profonde, ils répondent au quatrième ventricule, dans lequel ils font saillie sur les côtés de la luette. (Fig. 486, 4.)

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