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DES GANGLIONS EN GÉNÉRAL

sioas nerveuses jusqu^à leur extrémité terminale dans certains organes, comme la plupart des viscères de Tabdomen, par exemple, ces renflements soDt devenus véritablement innombrables.

B. T^iMM^. — Leurs dimensions varient beaucoup. Elles sont en raison composée du nombre et du volume des cellules nerveuses qu'ils contienseot Envisagés sous ce point de vue, on peut les diviser en gros, moyens, petits et minimes ou microscopiques. — Les plus gros se voient sur les troncs nerveux au voisinage de leur origine, sur le grand sympathique, à droite et à gauche du rachis, sur le plexus solafre, etc. — Les moyens et ks petits sont annexés aux divisions nerveuses du second et du troisième ordre. — Les ganglions microscopiques sont disséminés dans Fépaisseur des viscères. II en est parmi eux un très-grand nombre qui ne renferment que quelques cellules; j*ai vu dans le plexus de Meissner des ganglions coflienant une seule cellule.

Le rapport qui existe entre le volume des ganglions et le nombre des ttOnles est fort important. Chaque cellule jouant le rùle de modificateur fcrinflux nerveux ou d*un centre d*action, plus ces centres se multiplienot sur un point donné, plus aussi on verra s'étendre riniluence de ce point central ; ou bien si cette influence ne s'irradie pas sur une plus pinde étendue, elle croîtra en intensité.

C. wmrmr. — Elle n*est pas moins variable que le volume. Certains ganglions sont allongés et ovoïdes, ellipsoïdes ou fusifbrmes; d'autres aplatis et triangulaires, quadrilatères ou discoïdes; d'autres pyramidaux, étoiles, .semi-lunaires, cordiformes. Quelques-uns ne font saillie qu»» sur l'un des côtés du nerf. Leur mode de configuration dépend à la fois du mode de groupement des cellules, de la direction des branches qui s'y rendent ou qui en partent, et du nombre de celles-ci.

Lorsqu'il existe seulement une branche aiïénînle et une branche efférente, elles répondent en général aux deux extrémités opposées du renfleneut nerveux, et celui-ci revêt une forme ellipsoïde. Si les branches afféreotes et efîérentes sont doubles, triples, ou plus nombreuses encore, le renflement est aplati et irrégulièrement étoile. Souvent la disposition respective des deux ordres de branches est telle que les ganglions affectent la configuration la plus capricieuse.

D. cmmiêÊiimwèee, — Leur consistance est assez terme, moins grande cependant que celle des nerfs. Du reste, ils présentent aussi à cet égard quelques différences. En général, ils offrent une fermeté d'autint plus grande qu'ils contiennent une plus forti* proportion de tubes nerveux, d'autant plus faible qu'ils renferment plus de cellules. Parmi les plus Dous, je mentionnerai certains ganglions viscéraux du grand sympathique, le ganglion de (îiisser et surtout le ganglion ou bulbe olfactif, qui l'un et l'autre se ramollissent si rapidement après la mort.

260 NÉVKOLOGIE.

E. Couleur. — Leur couleur est déterminée par la proportion des cellules et des tubes. Les ganglions riches en cellules, étant aussi très-vasculaires, offrent une coloration d*un gris rosé; ceux qui contiennent moins de cellules sont d'un gris terne ou blanchâtre.

§ 2. — Classification des ganglions.

Les ganglions se pailagenl en deux classes : ceux qui font partie du système nerveux de la vie animale, et ceux qui dépendent du système nerveux de la vie organique.

A. Gangliom dit, systènie nerveux de la vie animale.

On peut les diviser en deux ordres : les uns sont situés sur le trajet des troncs nerveux et les autres sur le trajet de leurs divisions.

a. Ganglions annexés aux troncs. — A ce premier ordre se rattachent: tous les ganglions spinaux, celui du pneumogastrique, celui du glossopharyngien, le ganglion de Casser, le ganglion qu'on remarque sur le nerf acoustique au niveau de la courbure qu'il décrit pour contourner le pédoncule cérébelleux inférieur, et enfin le ganglion du nerf olfactif.

Tous ces ganglions appartiennent à des nerfs sensitifs qui les traversent de part en part. Ils diffèrent pour les nerfs de sensibilité générale et pour les nerfs de sensibilité spéciale.

Sur les nerfs de sensibilité générale, leur forme la plus commune est ellipsoïde et leur volume plus ou moins considérable. Ils présentent une seule branche afférente, et ordinairement aussi une seule branche eiférente un peu plus grosse que la précédente. Cette branche efférente, après un court trajet, s'unit à un nerf moteur pour constituer un nerf mixte.

Les ganglions des nerfs de sensibilité spéciale, au nombre de trois, sont remarquables comme les nerfs de Taudition, de la vision et de l'olfaction, par leur mollesse et par leur forme très-différente pour chacun d'eux.

b. Gangliom annexés aux rameaux et ramuscules. — Dans ce deuxième ordre je rangerai les ganglions ophthalmique^ sphéno-palatin, otique et sous-maxillaire. Tous ces renflements ont pour caractères communs leur situation sur le trajet des divisions des nerfs trijumeaux, leur volume peu considérable, et l'irrégularité de leur forme. Tous présentent trois branches afférentes ou racines, dont l'une vient d'un nerf moteur, la seconde d'un nerf sensitif, la-dernière du grand sympathique. Dans tous, ces branches se mélangent en sorte que leurs branches efférentes renferment des tubes de trois ordres.

Si ce petit groupe de ganglions est en connexions intimes avec les divisions de la cinquième paire, on voit qu'ils sont tous aussi en relation avec

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