‹ Traité d'anatomie descriptive (volume 3)Chapitre 65 sur 223 · CLASSIFICATION DES GANGLIONS. S · texte numérisé non relu

CLASSIFICATION DES GANGLIONS. S

celles du grand sympathique. Ils sembleraient donc appartenir à la fois au système nerveux de la vie animale et au système nerveux de la vie organique. Longet les rattache au dernier, dont ils formeraient la portion eéphaliquey et son opinion a généralement prévalu. Pour déterminer le système qui les tient sous sa dépendance, il suffit de comparer leur racine sensitive à celle qui émane du grand sympathique. Or, la première est notablement plus importante que la seconde; celle-ci ne prend en réalité qu'une part extrêmement minime à la formation des ganglions du second ordre. Je pense donc qu'ils doivent être considérés comme une dépendance de la cinquième paire, et qu'il convient de les rattacher par conséquent aux nerfs de la vie de relation.

B. Ganglions du système nerveux de la vie organique.

Les ganglions de cette classe comprennent trois ordres : ceux qui ont pour siège le tronc du grand sympathique, ceux qui se trouvent mêlés aux plexus, et ceux qui font partie des réseaux terminaux. — Les premiers reposent sur les côtés du rachis ; les seconds répondent à la partie médiane •de cette colonne; les derniers se perdent dans l'épaisseur des viscères.

a. Les ganglions situés sur le tronc du grand sympathique^ ou gangUms ktérauXy sont au nombre de vingt-deux à vingt-quatre, ainsi répartis : trois pour la région cervicale, dix pour la région dorsale, quatre ou cinq pour la région lombaire, cinq pour la région sacrée. Leur volume est en partie subordonné à celui de la moelle épinière, dont ils tirent leur origine. Ainsi les ganglions dorsaux qui répondent à la portion la plus grêle de l'axe médullaire sont aussi les plus petits. Les lombaires sont un peu plus volumineux. Le ganglion cervical inférieur, en relation avec les cordons émanés du renflement cervical, est volumineux. Le ganglion cervical supérieur, uni aux premiers nerfs cervicaux, à la plupart des nerfs crâniens, et plus particulièrement à ceux qui viennent du bulbe, est un de ceux aussi qui offrent les plus grandes dimensions.

Leur forme, très-variée, est en général ovoïde ou ellipsoïde, comme celle des ganglions spinaux. Mais ils sont plus allongés que ceux-ci et Yerlicalement dirigés.

Ces ganglions sont remarquables surtout : par leur disposition en séries

linéaires au nombre de deux, l'une droite et l'autre gauche, reposant dans

tonte leur longueur sous les parties latérales de la colonne vertébrale ; et

par leurs connexions, qui ont pour résultat de les transformer en deux

fengs cordons parallèles, renflés de distance en distance, s'étendant de la

Jttse du crâne à la base du coccyx.

Ilsont encore pour attribut essentiel leurs racines ou branches afférentes, ^u nombre de trois pour la plupart d'entre eux : l'une supérieure, ver- ^cale, venant du ganglion qui est situé au-dessus, et remplissant l'oflice

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d'un trait d*union ; les autres latérales, obliquement descendantes^ éma* nées d*un nerf rachidien plus élevé. — Les branches eflférenteSy au nombre de trois également pour le plus grand nombre, se distinguent comme les précédentes : en verticale, qui se rend au ganglion sous-jacent, et obliquement descendantes, qui vont se jetor dans les plexus viscéraux.

b. Les ganglions des plexm viscêrmiXy ou ganglions méiianSy reçoivent les branches descendantes internes des ganglions latéraux et sVntremèlont aux plexus résultant de leurs anastomoses. Au nombre de ces plexus dans lesquels ils se trouvent disséminés, je citerai le plexus cardiaque, le plexus pulmonaire, et surtout le plexus solaire, le plexus mésentérique, lo plexus aortique. Ces ganglions ne présentent, du reste, rien de fixe dan<( leur situation, leur nombre, leur forme et leur volume. Rien de pins variable aussi que leurs branches afférentes et efférentes ; le plus ordinairement il est impossible de distinguer les unes des autres.

c. Les ganglions des réseaux terminaux^ bien connus seulement depuis les recherches de Remack, de Meissner et d'Auerback, ont pour caractères distinctifs : leur situation dans l'épaisseur des viscères, le^ir nombre presque infmi, leurs dimensions microscopiques, leur forme éminemment variable et leur disposition réticulée.

§ 3. — Structure des ganglions.

Les ganglions comprennent dans leur structure : \m^ enveloppe, des cellules et des tubes nerveux qui les constituent essentiellement, une substance amorphe à laquelle se mêlent quelques fibres de tissu lamineux, et enfin des artérioles et des veinules.

A. Emeioppe. — La gaîne qui entoure chaque renflement nerveux se continue au niveau des branches afférentes et efférentes avec le névrilème. Comme celui-ci, elle donne naissance par sa face interne à des prolongements ou cloisons qui chemineni de la périphérie vers le centre du ganglion, en se divisant, s*amincissant et s*unissant de manière à former des loges destinées à protéger les corpuscules ganglionnaires. — Cette enveloppe, si analogue à celle des nerfs par sa disposition générale, s'en rapproche encore par sa texture. Elle se compose aussi de fibres de tissu lamineux, rassemblées en faisceaux ; ceux-ci s'entre-croisent et se mêlent à des fibres élastiques. Dans les aréoles que circonscrivent ces faisceaux et ces fibres on rencontre souvent des cellules adipeuses, mais en nombre beaucoup moins considérable que dans le névrilème.

B. Cellules nenremief». — Ces cellules, OU corpuscules, ne sont pas simplement entremêlées aux tubes nerveux, ainsi qu'on l'a pensé très-longtemps. M. Ch. Robin a démontré qu'elles sont situées sur le trajet de ces

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