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C. Trajets, rapports, terminaison des nerfs optiques

a. Trajet. — Après s'être partiellement entre-croisés au niveau de leur commissure, ces nerfs, jusque-là un peu aplatis, prennent une forme régulièrement cylindrique et se séparent à angle obtus en se portant, l'un à droite, Tautre à gauche, vers les trous optiques, qu'ils traversent pour pénétrer dans l'orbite. Arrivés dans cette cavité, ils s'inclinent un peu en dedans, de manière à former avec leur direction primitive un coude peu prononcé dont la convexité regarde en dehors ; puis se dirigent d'arrière en avant vers les globes oculaires, dans lesquels ils pénètrent par leur par^ tie postérieure, inférieure et interne.

Dans le trajet qu'ils parcourent de leur origine à leur terminaison, les nerfs optiques suivent donc trois directions différentes : une direction cur« viligne et convei^ente jusqu'au chiasma ; une direction rectiligne et divergente depuis le chiasma jusqu'au sommet de la cavité orbitaicc; et enfin une direction rectiligne et presque parallèle dans les orbites. Chacune de ces parties présente des rapports différents.

b. Rapport*. — La portion postérieure au chiasma répond : par sa face interne ou concave, à la couche optique et au pédoncule cérébral de son côté; et par sa face externe ou convexe, d'abord au plexus choroïde des ventricules latéraux, puis à la circonvolution de l'hippocampe. Elle est recouverte en arrière par la membrane ventriculairc, et en avant par un prolongement extrêmement mince de la pie-mère.

La porlio7i étendue du chiasma au sommet de V orbite correspond à ht gouttière optique*; au trou optique, dans lequel elle s'engage avec Tartère ophthalmique placé à son côté inférieur et externe, et, à son entrée dans l'orbite, à l'insertion des quatre muscles droits. — Elle reçoit de la pie-mère une gaine mince et résistante qui provient en partie de la membrane étalée sur les racines grises, en partie de celle qui recouvre le corps cendré. — ^Le feuillet viscéral de l'arachnoïde lui fournit une seconde enveloppe qui l'ac compagne dans le trou optique jusqu'à l'insertion des muscles droits, oA elle se réfléchit pour se continuer avec le feuillet pariétal. Au niveau de cette réflexion finit le canal fibreux que la dure-mère envoie dans les trous optiques comme dans tous les autres trous de la base du crâne. Il finit en se continuant avec le périoste orbitaire, mais ne se prolonge nullement, ainsi que l'avancent plusieurs auteurs, jusqu'au globe de l'œil, pour former la gaîne externe des nerfs optiques : cette gaîne est constituée par une sorte de ligament qui s'étend du pourtour du trou optique à la sclérotique, et qui offre une structure très-différente de celle de la dure-mère.

U portion arbitaire est entourée par une masse cellulo-adipeuse qui la sépare des quatre muscles droits. En haut, le nerf nasal ta croise obliqueifleot; en dehors elle répond au ganglion ophthalmique et aux nerfs ciliaires, qui plus loin l'entourent complètement.

c. Ttrmimmammm, — Parvenu au globe de l'œil, chacun de ces nef fs tra- Terse la sclérotique, puis la choroïde, et s'épanouit en une membrane hémisphérique dont la concavité se dirige en avant : cette membrane constitae la rétine. Elle sera décrite avec l'appareil de la vision, dont elle fait partie. Ici je dirai seulement :

i* Qu'à son entrée dans le globe oculaire, le nerf optique présente un étranglement assez prononcé ;

i« Qu'au niveau de son passage à travers la sclérotique, on observe une membrane mince, et résistante, qui rappelle l'aspect d'un petit crible;

3* Que ses divers filaments se tamisent à travers les pertuis de ce crible, à peu près comme nous avons vu les filaments partis du bulbe olfactif se tamiser à travers les trous de la lame criblée de l'ethmolde ;

4* Qu'arrivé dans la cavité de l'œil, le nerf optique se termine, non par onesaUlie improprement appelée papille, mais par un plan circulaire légèrement concave ;

5^ Que du pourtour de ce plan partent, en rayonnant d'avant en arrière, les fibres, qui contribuent à former la rétine.

D. Stmcture des nerfs optiqties.

Cette structure n'est pas la même pour les trois portions des nerfs visuels. La portion postérieure, ou bandelette des nerfs opti<{ues, se compose de tubes nerveux juxtaposés se continuant à leur origine avec les cellules des tuberculeviuadrijumeaux. — La portion moyenne est formée de tubes semblables reliés entre eux par une gaine névrilématique.

La troisième portion, ou portion orbitaire, est la plus compliquée. Elle diflire très-notablement de celle de tous les autres nerfs. Sa structure comprend : une enveloppe externe ou superficielle, de nature fibreuse , qui g'étend du trou optique au globe de Tœil ; une enveloppe interne ou probade, offrant la disposition du névrilème ; et enfin des nervi nervorum en très-grand nombre et des vaisseaux sanguins.

a. Bavetoppe saperfleieiie. — Elle est très-cpaisse et très-résistante, de couleur blanche. — Un tissu cellulaire extrèmemeut h\<;he unit sa face externe aux parties environnantes. Sa face interne, lisse, adhère à la tunique sous-jacente, comme deux plaques de marbre parfaitement polies adhèrent l'une à l'autre. — Son extrémité postérieure s'attache au pourtour du trou optique. L'antérieure se contiime avec la sclérotique.

Cette enveloppe cstforniée essentiellement de fibres lamineuses groupées en faisceaux qui n'affectent aucune direction déterminée. Au tissu lamineux

288 NÉVROLOGIE.

OU conjonctiCse mêlent un très-grand nombre de fibres élastiques., Dans b trame aréolaire, constituée par les deux ordres de fibres, cheminent des arlérioles qui viennent des artères ciliaires courtes et qui toutes sont encore munies de leur tunique musculaire dans les couches les plus superficicllei de Teaveloppe ; mais, après s'être divisées et anastomosées deux ou trou fois, elles passent à l'état de simples capillaires. Chacune d'elles est accompagnée d'une et quelquefois deux veinules.

La gaîne superficielle des nerfs optiques est extrêmement riche en nervi nervorum. Aucun autre tronc nerveux ne peut leur être comparé sous ci rapport. Tous les filets nerveux qu'elle reçoit tirent leur origine des ner6 ciliaires. On les rencontre en grand nombre, surtout dans les couches externes de la gaîne ; en s'avançant dans son épaisseur, ils se divisent et deviennent si déliés, qu'ils ne se composent plus que de deux ou trois tubes. Ces nervi nervorum suivent en général le trajet des vaisseaux sanguins, mais s'en écartent souvent, et en sont parfois entièrement indépendants. Chemin faisant, ils s'unissent par de nombreuses divisions qu'ils s'envoient réciproquement; de là un plexus à mailles irrégulières, beaucoup plus apparent que dans les autres nerfs.

En résumé, la gaine externe des nerfs optiques est surtout remarquable par sa grande épaisseur et sa résistance, par la multiplicité des fibres élastiques qu'elle renferme et des ramuscules nerveux qu'elle reçoit. C'est bien à tort, par conséquent, qu'elle a été considérée comme un prolongement de la dure-mère crânienne, formant un trait d'union entre cette membrane et la sclérotique, c'est-à-dire comme participant par sa texture intime de Tune et de l'autre. Elle diffère de toutes deux, en effet, soit par sa vascularité, soit par l'abondance de ses fibres élastiques et de ses nenri nervorum. L'analyse anatomique, loin de confirmer l'analogie qu'avaient cru entrevoir un si grand nombre d'auteurs, atteste au contraire que cctti enveloppe se distingue des deux membranes avec lesquelles elle se continue par des caractères qui lui sont propres. Elle joue le rôle d'un ligament surajouté au véritable névrilème que représente la gaîne sous-jacente; sa destination est de rattacher le globe de l'œil au sommet de l'orbite.

b. Enveloppe profonde on interne. — Elle sc continue en arrière ayec la pic-mcre, c'est-à-dire avec la gaîne qui recouvre la portion intra-crànienne des nerfs optiques. En avant; elle pénètre dans l'orifice, ou plutôt dans le canal très-court que lui présente la sclérotique et se termine en sc continuant avec l'extrémité antérieure de celui-ci.

Cette seconde enveloppe est surtout caractérisée par les cloisons qui parlent de sa face adhérente, lesquelles, en s'unissant par leurs bordi partagent sa cavité en une multitude de canaux longitudinaux et parallèles, d'un diamètre à peu près égal : d'où l'aspect en moelle de jonc que présentent les nerfs optiques lorsqu'on les coupe transversalement. Une tranchi

NERF» OPTIQl KS. i89

(leceux-ciy réduite ;ï ses éiéiiieiits fibreux, prend l'aspeit d^iii petit eribie. La lame criblée que présente i*oriliee postérieur de la sclérolique est une dé^ndance de leur gaine profonde : c'est la tranelie terminale de leur oévrilèiue.

Goiuiue la précédente, cette gaine est de nature fibreuse et très-résis- Unte. Mais elle en difTère par sa minceur, par la rareté de ses libres élastiques et la ténuité de ses vaisseaux sanguins.

A ces vaisseaux nés des artères ciliaires courtes vi(»niUMit s'en joindre dautresqui émanent deTartère centrale de la rétine. Hn s*anastonH)sant, ils donnent naissance à un réseau capillaire très-ricbe, situé dans les |>arois des canaux névriléniatiijues.

Lfs nervi nervorum, si développés et si multipliés dans la gaine externe, fout totalement défaut dans la gaine interne et ses prolongements.

E. Usages des nerfs optiques.

Les objets extérieurs viennent se peindre sur la rétine, et leur image est transmise à Tencépbale par le nerf optique, (le nerf préside donc à la vision. Nul autre nerf ne peut le suppléer dans cette fonction.

Une semblable destination suppose une sensibilité exquise. Longtemps on a pensé que la moindre irritation nu'canitpie ou galvanitjue, soit de la rétine, soit du nerf optique, devait avoir pour consé(|uence immédiate un ébranlement douloureux de tout l'organisme. Il n'en est rien cependant ; on peut sur un animal vivant pincer, cautériser, couper, détruire de toutes les manières le nerf o))tique sius éveiller aucun sentiment de douleur. Il en est de même chez Thomme. M. Magendie, opérant une femme de la cataracte, ne craignit pas de diriger smi aiguille vers le fond de Tœil et de piquer cinq ou six fois la rétine en divers points; la malade ne manifesta aucune douleur. Sur un homme qui se présenta à lui un peu plus tard pour subir la mémeopératron, le même expérimentateur, usant de la môme témérité, piqua également la rétine à différentes reprises, et cette fois encore aucune sensation douloureuse ne vint révéler au patient les coupables tentatives dont il était Tobjel. — Avec un grand nombre de chirurgiens j'ai pu m'assurer, en pratiquant l'ablation du globe deTieil, de la complète insensibilité des nerfs opti(|ues.

Ces nerfs ne sont donc sensibles qu'à un seul excitant, la lumière. Lorsqu'on les divise, les pique, les comprime ou les irrite d'une manière quelconque, on n'éveille d'autres sensations que des sensations lumineuses. Il en est de même dans l'étiit de maladie : certains malades affectés d'inflamroalion de la rétine se plaignent de voir des étincelles, des corps hnnineux, ef parfois ûes flots de lumière, alors même qu'ils sont entourés de l'obscnrité iapius complète.

Les mouvements de l'iris sont en partie subordonnés à l'intégrité de la 3« ÉDrr. m — il)

290 NKVROLOiilE.

rétine et du nerf optique. A la suite des aiïectious quiainèuent la dcsor nisation de cette inembraiio ou du tronc nerveux dont elle dépend, la | pille se dilate et reste dilatée. Si rœil sain se trouve soustrait à Tinfluei (les rayons lumineux, vainenienl alors présente-t-oa àTœil malade unol vivement éclairé : l'impression de la lumière n'étant plus transmiseauc veau, et cet organe, dont Tinterveiilion n'est plus sollicitée, cessant der gir sur l'iris, celui-ci cesse de se contracter, bien qu'il ait conservé tootc rontractilité. Pour constater que Tiris est en effet contractile, il suffit rendre à la lumière Tœil qui en a été privé; on voit alors les deux pupil se contracter simultanément ; elles se contractent sous l'influence d*ti action réflexe : l'impression faite sur la rétine saine est transmise au a veau, qui réagit sur les iris par les nerfs de la troisième paire, les g« glions ophtliaîmiques et les nerfs ciliaii*es.

îi II. — TUOISIKMK PAIUK, OU NKUK.S MOTKUUS OCILAIUKS COMMUNS.

Préparation. — La U'oisièiue paire fait partie des nerfs de l'orbite, parmi li (|uels on compte, indépendamment de celle-ci, la seconde, la quatrième, sixième paire, et une branche imporlante de la cinquième. Tous ces nerfs di vent être compris dans une même préparation qu'on exécutera d'après les rég suivantes :

1° Inciser sur la ligne médiane, de la racine du nez à la protubérance c cipilale externe les parties molles épicràniennes, les séparer de la voùlc crAne, les rabattre de chaque côté; briser circulairement la boite osseuse, « viser la dure-mère, et enlever l'encéphale avec les précautions que nous avo fait connaître.

12® Hriser la voûte de l'orbite du centre à la circonférence, à l'aide d'uncise et du marteau, en conservant le périoste, et détacher ensuite l'arcade orhitai par deux traits de scie.

ij° Inciser, puis écarter ce périoste avec attention, afin de découvrir sans I intéresser les rameaux lacrymal et frontal de la branche ophthainn'quo, etlen« pathétique, qui se trouvent immédiatement au-dessous.

4^ Préparer ensuite la branche supérieure du moteur oculaire commun c vient se rendre au droit supérieur de l'œil et a l'élé valeur de la paupière.

<> Procéder à la recherche du ganglion ophthalini(]ue qu'on trouvera au c« externe du tiers postérieur de la portion orbilaire du nerf optique.

<)<> Isoler le rameau nasal de la branche ophthalmiqiie de AVillis, en c« servant le filet qu'il envoie au ganglion ophthalmique et les nerfs ciliai"! directs qu'il fournit.

7° nissê(juer les Irois divisions de la branche inférieure du moteur ocuia connnun en ménageant le filet gros et couri que le rameau du petit oblique voie au ganglion ophthalmique.

8" Découvrir la partie terminale du nerf moteur oculain; externe, ainsi que rameau orbitairc du maxillaire supérieur.

Oo Enfin suivre «lans l'épaisseur de la paroi cxlorue du sinus caverneux les ntî iW la troisième, de la quatrième, de la sixième paire, ainsi que la branche ophtli niique de lacin(|uième, en conservant les rapports et les anastomoses de tous 4 troncs nerveux.

NKRFS MOTEURS OCULAIRES COMMUNS. :2îH

|\}ar cette préparation, il importe au plus haut point de choisir un adulte ou uu Tieillard extrêmement maigre, afui de ne pas ôtre exposé à diviser quehfues rauneanx nerveux en enlevant la masse cellulo-adipeuse ({ui sert de coussinet ao globe de l'œil.

X, •rigiiM a»»arc«ie. —Les iieffsmoteurs oculaires communs naissent dansTespace interpédonculuire, sur le côté interne des pédoncules cérébraux, au-dessus de la protubérance, en arriére des tubercules maniillaires. Ib sont constitués à leur point d'émergence par un assez grand nombre de radicules qui s'étendent, en divergeant, dos troncs nerveux vers leur surface d*iraplantalion. Ces radicules peuvent être distinguées en internes, tMfennesei externes, (Fig. 535.)

Les radicules intimes les plus superficielles s'enlre-croiseraient avec celles du côté opposé, selon MM. Vulpian et Philipeaux (1). Je dois avouer que dans les études auxquelles nous nous sommes livrés M. Duval cl moi, nous avons toujours vainement cherché ces fibres entre-croisées. Toutes les radicules internes sont d'abord parallèles à celles du côté opposé ; . en poursuivant leur trajet ascendant elles se rapprochent de celles-ci, mais en restant cependant très-distinctes; ces radicules se prolongent jusqu'à la jwroi inférieure de Taqueduc de Sylvius.

las radicules moye^iines traversent la substance noire de Sœmmerin}: pour monter ensuite, coimne les précédentes, vers Taqueduc de Sylvius.

Idiradicules externes traversent successivement la portion motrice des pyramides antérieures et la substiince noire; elles répondent ensuite à la |K)rtion sensitive de ces mêmes pyramides, puis poursuivent leur marche ascendante en suivant la direction des fibres moyennes.

Considérés dans leur enscMuble, tons ces lilels radiculaires peuvent être comparés, avec M. Vulpian, à un cùae (|ui embrasserait dans son contour la substance noire de Sœmmering. D'aboid divergents, ils deviennent parallèles, puis convergent dans la dernière partie de leur trajet et se terminent dans im très-petit noyau de substance grise.

B. •ristnc réelle. — Le noyau gris aii(|uel aboutissent tous les filets radiculaires des nerfs moteurs oculaires communs se trouve situé innnéiliatement au-dessus du sillon médian de la paroi inférieure du quatrième ventricule, à l'entrée de l'aqueduc de Sylvius, sur sa paroi inférieure, (isfdetssont remarquables par leur nombre et leur volume. (Fig. 530.)

C. TnUet et rappoHn. — A leur point de départ, les nerfs moteurs oculaires communs présentent une forme aplatie. Mais bientôt leurs racines se rapprochent pour former un cordon régulièrement arrondi qui se dirige obliquement en haut, en dehors et en avant. Parvenus sur les côtés des apophyses clinoides postérieures, ils s'engagent dans l'épaisseur d(» la paroi externe du sinus caverneux, se portent en bas et en avant vers la par-

'// Vulpian, Husni sur l'oriffutc ilfs lU'rfM innni'nn, llirso, p. 10.

dM

NÊVUOLOUIE.

lie la plus large de la tente sphéno'iclaie, traversent le tendon du muscle droit externe, et pénétrent dans l'orbite, où ils se distribuent aux muscles soumis à leur influence.

Dans le trajet qu'ils parcourent des pédoncules cérébraux aux apophyses clinoldes postérieures, les nerfs moteurs oculaires communs occupent le réservoir central du liquide sous-arachnoîdien. Les artères cérébrale postérieure et cérébelleuse supérieure correspondent à leur origine. Plus loin ils deviennent sous-jacents à la bandelette des nerfs optiques. Au YoUiuj^e des apophyses clinoides, l'arachnoïde viscérale les entoure et l«s accompagne à une profondeur de 3 ou 4 millimétrés dans le canal que leur fournit la durc-mére.

Dans la paroi externe du sinus caverneux, ces nerfs sont en rapport : un dedans, avec l'artère carotide interne, eu dehors, avec le pathétique et la branche ophthalmiquc de Willis i|ui se portent en haut et en avant, et qui lescroisent, par conséquent, à angle aigu ; en bas, avec le moteur oculaire externe, qui eu est d'abord séparé |iar un espace angulaire.

Fiu. Mîi.^ Ui'igiiie appai de ta Irouieme pai Kig. 335. —Tige piliiitair.!.

itoiiculc ccrùbral. — 5. )>rotubi

Origine réelle

c, — ;(. Tiibcrculfa tiianiilluiivs. —l. ■ ■ — 6. Ll's iiorr» u(iliqiU!3 cuiitouniaiil M iKiic mi!ili;i(ic [luiir fomifir le chiasma- i.—MctT moteur oculaire couimuii.— 8. Nrrf iiathéliquc. — 'J. Nprf trijumeau —10.» « moteur oculaire cxtmic. — 11. ^crf fiicinl. — 12. Nerf auditif. — 13. Serf de Wrisbft ■- — U.Nerf glosso-pliaryngicii.— 15. .Noiriiiieumogaslriiiuc.- 16. Seif spinal. — 17. :c« grand hypoglossi'.

Kig. KItî. — Coupe Jei pé/loiiculen a'rébi-aux au nireau de l'origine des ntrft mole mM aculaireu communi. — 1, 1. 1>ortion molrici! îles pyraiiiiilps. — S. i. Leur portion >^i siUve. — 3,3. LiHiui niger. —4, 4. Filels imliculaires îles nerfs ujolcurs oculûrconimuiis. — S, 5. Leur noyau d'ori(,'ine. — I"., (i. Tronc formé par la l'éunioii de «=■ lilcls. — ", 7. lU)upc .les tllb^■mlte^ iiuadrijiinieatix.

SERFS MOTEl'RÎ* OCUI.AIBKS COMMl'NS, i*Xi

D. iMiiti 1 I - — Vf^rs If lier» anittrieiir df la iiarnicMcriii' du mi>m>sinas, le nerf molf>ur oniliirp coinnnni rpçoil :

1* tin ou plusieurs filets extri-memeiit [trt-les, venus des rameau!! eamlidien!! du jrand sympulliique ;

t Va lilel plus apparent, émané de la brajirhi! a])hthnlmii|iie de Wîllis.

£. »Miii»Mi»«. — En culrant dans lorltite, ees nerfs se divisent en ilf m branches, une sVipérieure nu asi'endanle, bi-aucou)) plus pitlite, el une JnTérieure qui continue le tronc principal.

La brmeht supérieure, d'abord située eu délions du nerl' optique, se pkire bientdl au-de.ssLis de ce nerf, croise le rameau nasal de lu brancbe ophLbalmique de Wîllis, puis, continuant à se porter en haut el en avant, ])é né Ire dans le muselé droit supérieur. Un rameau détaHié de sa partie Mjpnne longe le bord esterne du muscle précédent, el quelquefois le trn- Terw pour aller se terminer dans l'élévateur de la paupière supÎTieure.

La branche inférieure se porte dirertemenl en avant, el, après un trajet ijf quelques mriliméires, se parlafre en trois rameaiiv :

Ki|!. ôj;. — I. TriMir ilii nnt de In IniiiiiiWiic pain', ou ■mili'tir i>r.iihir<- rcirtimun. — 1 Branchr nupériRuri? de er- mrt. — :l. Kileti ijun celle lirnnrliir roiiniil aux miisclcn ilrnil ■Kprrjeur el i'>lévah<iir Ui' la (laupii'n-. — i. Itainenu ■tiii' 1.1 briincltr inférinirc iJu nx^iiin ■roncdtnnr au mii^rle riruit inlenie. — .'>. Ramniiu piirlanl île ri'llc lin nclic pour aller •'^nouir dans le muirre ilroil Infêricur. — 6. Hiinwau du |iptil oblii|ue. -^ T. filet grn-< el court dn ganglion oplitlialmii|i>n, coiipû à »on enlnie ilans eu t[anf;ti»n. — 8. Sert clr' I* tairme pain-, ou moteur urulairi' rxlern», iIoiiIIch divitiona li-ruii n airs l'c'-pan oui u'ut *»B*i* matcie droit externe ou atHludoiir de Li pupille. — tt. Fileli Hiiaslciniolii|iiC's ■xiMMIIenprf mnieuriteulairAexIeriie au rnnu>au canilidieu du grand sympa thi(|ue. — 10. Strti cilïaires IraviTMiit la sflémlique, l'Iirniriianl euiuiti' i^nlro cette inciubrano el behoroïilc pour sr rendre d'uiif pari daii« jr rniKi'lo ritiairc el l'Iris, de l'aulrr- dans la «"ijonriiïB el ta rurnA" Iran* parent''.

:20i NEVROLOGIE.

Vnrameau intet ne y qui s'épanouit en pinceau dans la partie moyenne dt muscle adducteur de la pupille ;

Un rameau inférieur ^ très-court, dont les fdaments étalés en éveulai| pénètrent dans le muscle abaisseur de la pupille ;

Un rameau externe^ beaucoup plus long, qui se porte directement en avant vers le petit oblique, auquel il est destiné, et dans lequel il pénètre sous une incidence presque perpendiculaire à sa direction. — A unepetite distance de son point de départ, ce rameau fournit un filet court et assez volumineux qui se rend à l'angle postérieur et inférieur du gangtloQ ophthalmique, dont il constitue la racine motrice.

Chacun de ces rameaux est remarquable par le grand nombre de fileu (|u'il fournit à son extrémité terminale. Les muscles moteurs du globe de l'œil sont les plus riches en tubes nerveux.

En résumé, les nerfs moteurs oculaires communs, après s'être anaslo* mosés avec le grand sympathique et la branche ophthalmique de 1^ di quième paire se distribuent à cinq muscles : Télévateur d(» la paupière, droit supérieur, le droit interne, le droit inférieur et le petit oblique, fournissent en outre la racine motrice du ganglion ophthalmique, qui sous sa dépendance le muscle ciliaire et la constricteur de la pupille.

F. rMiseii. — Lorsque le nerf moteur oculaire commun est divisé un animal, ou lorsqu'il est compipimé, altéré, détruit, en un mot compi ment paralysé chez l'homme, on ûbséf:ve du cùté correspondant :

i* La chute de la paupière supérieure ;

2** Un strabisn^e externe ;

î{° L'abolition des mouvements alternatifs de rotation du gloho ocu autour de son axe antéro-postérieur ;

4" La dilatation et l'immobilité de la pupille;

.V La diplopie ou formation d'une double image.

Le prolapsus de la paupière reconnaît pour cause la paralysie de muscle releveur. Elle est alors lisse, mobile, nullement tondue, en qu'on peut la relever avec la plus extrême facilité.

Le strabisme externe s'explique par le défaut d'action du muscle interne, et la persistance de celle du muscle droit externe, qui, animé le nerf de la sixième paire, entraîne la pupille de son cùté.

Vaholition des mouvements de rotation altemutire du r/lobe o autour de soîi axe antéro-postérieur dépend de Tinerlie du muscle oblique, c'est-à-dire de l'influence sans contre-poids du grand obliq imprime au globe de l'œil un mouvement de rotation on haut el on d et le fixe d'une manière permanente dans cette position. Pour co une semblable lésion chez un malade affecté de la paralysie de la troi paire, il faut lui faire porter la tête alternativement vers l'une et l'i épaulé, en même temps qu'il regarde fixement un objet place à une cer..

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