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BRANCHES ANTÉRIEURES DES NERFS CERVICAUX

sacrés, de runion desquelles résulte le plexus de même oom, plexus qu'où peut coosidérer comme l'analogue du plexus brachial, étant destiné au membre inférieur, de même que celui-ci est destiné au membre supérieur.

§1. — Branches antérieures des quatre premiers nerfs cervicaux.

Ces branches offrent des caractères qui leur sont communs, et des caractères par lesquels elles diffèrent les unes des autres.

Caractères communs. — Ils sont relatifs à leur volume, leur situation, leurs rapports, leurs connexions.

1* Leur volume s'accroît progressivement des branches supérieures aux branches inférieures.

2* En sortant des trous de conjugaison, elles sont reçues dans la gouttière que leur présente la face supérieure des apophyses transverses et cheminent entre les muscles intertransversaires.

3* Dans cette première partie de leur trajet, elles passent en arrière de Fartère Tertébrale, à l'exception de la plus élevée, qui passe au-dessus de la courbure horizontale de cette artère.

4* Au delà des apophyses Iransverses, elles répondent aux insertions des muscles splénius, angulaire et scalènes, sur lesquels toutes sont appliquées et fixées par une lame fibreuse assez dense qui leur adhère.

Sf* En arrivant sur ces muscles, elles s'envoient récipro(|uement des rameaux anastomotiques qui les relient entre elles et qui contribuent avec les branches ainsi réunies à former le plexus cervical.

Caractères différentiels. — Ils sont propres à chacune des quatre premières branches cervicales antérieures.

a. FreaUère braaehe eervieale aniérleare. — Cette branche, trèsdéliée, est située à son point de départ au-dessus de la portion horizontale de Tartère vertébrale, elle se porte d'abord en dehors et en avant, passe au-dessus de Tapophyse transverse de l'atlas, entre les muscles droit latéral et petit droit antérieur, puis descend au devant de cette apophyse et s'anastomose avec un rameau ascendant de la seconde branche cerricalc antérieure.

De h partie la plus élovée de cette branche naissent deux rameaux nmscubdres, l'un pour le droit latéral, l'autre pour le petit droit antérieur.

Delà partie moyenne de l'arcade qu'elle décrit en s*anastomosant avec la branche sous-jacente on voit partir : 1' plusieurs rameaux de couleur grisâtre, destinés au ganglion cervical supérieur; 2" un ou deux rainuscules qui se jettent dans l'hypoglosse; t^ un filet qui se rend un pneumogastrique ; 4* un autre filet long et grcle obliquement descendant, qui contribue à former la branche descendante interne du plexus cervical.

NÉVnOLOGIE.

lui e^l d'aliord rontiguë ; elle s'en sé|iare au niveau de l'hyo-glosse poai s'en rapprocher de nouveau au devant de ce muscle. (Fig. 579.)

La portion ascendante eitemine entre le mylo-hyotdipn et l'hyo-glosse, au-dessous du canal de Wharlou, et pénètre ensuite dans le géni<%losse, où elle se divise en un grand nombre de ramifications terminales.

d. Anastomoses. — Le nerf grand hypoglosse communique par sa seconde portion, ou portion verticale, avec le ganglion supérieur du grand sympathique, le pneumogastrique, el l'arcade des deux premiers nerfs cervicaux; . il n'unit par sa portion ascendante au lingual.

Ii'j/iogloitf Cl.

Fig. 57C. — 1. Tige piluitaire. ~i. Corfi? rciidri'. — 3. Tubereiiic» maïillaire*, — 4. l'édoucule cérébral. — 5. l>ratubérancn annuliiirc, — 6. Nerfi optiques. — T. Mert inciteiir oculaire commun. — 8. Nerf pathétique. — U. Nerf Iruumeau. — 10. >erf inolritr oculaire cxlernc — II, Nrpf faciiil, — 13. Serf auditir. — 13. Merf de Wriiiiciï, — M. Sorf glo!MH>-phar)TiKi''n. — IT). Nrrf [infuinoRaslrique. — 16. Pierf ipinal.

— 17. Nerf grand hypoglossi-.

Fig. 577. — 1. Facial. — 3. OlOMO-pbarjrugien. — i, Aiiaslomaie <to ce nerf avec le niet lingual du facial. — 3, 3. Le pneumogastriqui' et se* dnux ganglions — I. i, 4. Spinal, — 5, Grand hypoglosse, — 6. Ganglion cervical supérieur du grnnd sympatliiqiie.

— 7. Anne anastomolique des deui premières cervicales. — 8. Rameau carotidien du gaiiglion nervical supérieur. ^ y. Rameau de Jacobson partant du ganglion il'Andench.

— 10, 10. FilelB qui unissent ce rameau au i;rand sympathique. — II. Filet qu'il fournit à la Irompc d'Eusiache, — 12. Filet de la fenCtrv ovale. — IH. Filet de la fenêtre ronde. — 14. Serf pétreux profond externe. — 15. Serf pétreui profond interne. — 16. Ganglion otique dans lequel vient se terminer le petit pétrcux superflciel. — 17. Rameau auriculaire du pneumogastrique, — 18, Anastomose de ce nerf avec le spinal. —

r Je la première paire cervicale avec le grand hypoglosse.

PLEXUS CEHVICAl . fcJI

yii ramuicule extrèineineiit grêle et transversal au corduii du grand sympathique. Presque aussitôt elle en fournit un autre plus important au nerl phrénique, cl plus bas un troisième qui s'unit à la branche antérieure de b cinquième paire cervicale. Après avoir donné ces divers filets, elle revoit celui que lui envoie la troisième branche cervicale antérieure, puis se divise endeus ou plusieurs branches secondaires qui forment les branches (iescendantes superficielles du plexus cervical.

n«Kn« cervical.

Ce plexus, constitué par les branches antérieures des (|uatre premiers nerfs cervicaux anastomosées entre elles, est situé sur les côtés de la coloDue cenricde, au devant des muscles qui s*atlachent au tubercule postérieur des apophyses transverses. Une lame fibreuse, dense et adhérente, le recouvre sur toute son étendue. Il répond supérieurement à lafoce profonde du sterno-mastoldien et plus bas à son bord postérieur.

Les branches de ce plexus peuvent être divisées en superficielles ou cutanitij et profondes ou mtisculaires.

V Branches superficielles du plexus cervical.

I. — 1* Placer le sujet sur deux billots dont Y un répoiulra à rextréinité supérieure du tronc, Tautre à son extrémité inférieure, et renvei*st*r la tète eu arrière^ de manière à tendre toutes les parties antérieures du cou.

f Pniifaer deux incisions transversales s'étendant jusqu'au peaucicr : \\uu% flpérieare, qui se prolongera de Tapophyse mastoide & la base du menton ; l'antre, inférieure, parallèle à la clavicule.

3* Réunir ces deux incisions par une troisièyie (|ui descendra verticalement de la partie moyenne de la première à la partie moyenne de la seconde, et (|ui inlér^sera le peaucier cervical.

i* Détacher successiveiiiont les couches cutanées et musculaires en partant des lèvres de cette incision verticale, et isoler les branches et les rameaux «pii Irarerseat le muscle peaucier pour se rendre à la peau.

Les branches superficielles ou cutanées du plexus cervical convergent vers la partie moyenne du bord postérieur du sterno-mastoldien. De cette partie moyenne, comme d'un centre commun, elles divergent dans tous les sens. Ces branches sont au nombre de cinq :

Une antérieure, la branche cenicale superficielle.

Deux ascendantes, la branche auriculaire et la branche mastoidienne.

Deux descendantes, plus volumineuses et plus longues, Vuncsus-clavicttloire, l'autre sus-acromiale.

Considérées dans leur ensemble, ces branches ont été décrites par ((uelques auteurs sous le nom de plexus cervical superficiel, par opposition aux branches musculaires qui forment alors la plexus ceivical profond.

432 SÉVROLOGIE.

II. Branrlie eervlmlr cnprrllolrllo on (raaiiinrrae- — Ui'SllIlCV

lùlHiiniiiiU de la itiuilii' jiiiltîri.'iirL- ilu v.m et ik la purlic itiftirieure l'ace, tetm briiiK-liu tire son origine du Iroiijièmf neif cervical, coatoi lo. Iiurti puslijri<tur du steriio-cléido-iiiastoldii'ii en lurmaril une. cuiicaviié atilérieure, se dirig<- en avaul et un peu en luut, entre ce

I, llrancho cervicil» lupurlitielle ou Irnnstursi;. — ±, i. Runuiiux iliiscia4 L'i'Ilc l)r<iiicli(!> — 3. Ses riiinFAUX asrt'iiilanlii. — i- FilAb HTUitlumniii|iii» i|Bi l'n uu r«uial. — S. Broiivtii' niiriculsin*. — 6, Fili'l | ' ' laïucau II uri Cil luire extaniii. — H. Piirlic supKrieu lUireiiK <)Ui nnluuni la qmrur lia l'Iitlix i/«nr n pavillon de l'nrnîlle. — 0. Si

R lu branphn n lllustoïiliciinc, — \i, Dltiii'jii

NERF GRAND HYPOGLOSSE. 411

|>lace au devant de la carotide primitive, en arrière et en dehors des muscles sous-hyoïdiens. Parvenue au niveau du tendon du scapulo-hyoïclien, elle s'anastomose avec la branche descendante interne du plexus oervical, et contribue ainsi à former une anse plexiforme, située ordinaireiKient entre le sterno-mastoidien et la veine jugulaire interne, et dans cjuelques cas entre celle-ci et la carotide primitive.

Cette anse présente dans son mode de constitution une disposition exceptionnelle qu'il importe de bien saisir. Au moment de concourir à sa formata ion, la branche descendante interne du plexus cervical se divise en deux x*aineaux que leur direction très-différente permet de distinguer en inférieur €3t supérieur. — Le rameau inférieur se rapproche de la branche descendante du grand hypoglosse, et forme avec elle un petit plexus d'où naissent les divers filets destinés aux muscles sous-hyoïdiens. — Le rameau supéi*ieur, qui se réfléchit de bas en haut, s*accole à la branche de Thypoglosse, meinonte avec elle jusqu'à son origine, et s'en sépare alors pour s'appliquer s^ n tronc de la douzième paire qu'il accompagne jusqu'à son extrémité terrninale. La direction deux fois réfléchie de ce rameau nous explique la Forme régulièrement demi-circulaire que présente la concavité de l'anse formée par l'anastomose des deux branches descendantes, et la marche inverse des deux rameaux qui composent à son origine la branche descen- <lante de l'hypoglosse, l'un de ces rameaux partant réellement de son tronc, l'autre au contraire venant se réunir à celui-ci. — Il suit de cette disposition que le nerf de la douzième paire s'anastomose en réalité avec les c|uatre premières paires cervicales : avec la première et la seconde, par le rameau provenant de l'arcade qu'elles forment au devant de l'apophyse Iransvcrse de l'atlas; avec la troisième et la quatrième, par le rameau supérieur de leur branche descendante interne.

Les filets qui partent de l'anse du grand hypoglosse peuvent être divisés en supérieur, moyens et inférieur. — Le fiiet supérieur^ en général grêle, se dirige presque transversalement en dedans et vient se terminer en partie dans la moitié supérieure du scapulo-hyoïdien, en partie dans le ster no-hyoïdien. — Les filets moyens, ordinairement au nombre de trois, sont destinés, le premier à la moitié inférieure du scapulo-hyoïdien, le second à la partie moyenne du sterno-hyoïdien, le troisième à la partie correspondante du sterno-thyroïdien. Ces deux derniers pénètrent dans leurs muscles respectifs, tantôt par leur bord externe et tantôt par leur face profonde. — Le filet inférieur y plus considérable ([ue les précédents, se dirige presque verticalement en bas, en suivant le bord externe du sterno-thyroïdien, pénètre dans la poilrine avec ce muscle et se termine dans son extrémité inférieure. Suivant Valentin, ce filet se prolongerait même beaucoup plus loin, il irait se réunir au nerf diaphragmatique ; en sorte qu'il propose de désigner la branche descendante de l'hypoglosse sous le nom de nerf diapliragnmtique accessoire. J'ai vainement cherché

414 NÉVROLOGIE.

iniers nerls cervicaux; car on peut pincer, diviser et niènie arracher ses racines, ainsi (jue Ta démontré Longet, sans que Tanimal s'agite et iiiaiiifesle une souffrance appréciable.

La section de ce nerf est constamment suivie de la paralysie des mêmes nmscles. Une tumeur développée sur son trajet, et le comprimant au point (ramener sa désorganisation, produit un résultat identique. Dans l'un et lautre cas, la sensibilité tactile et la sensibilité gustative de la langue demeurent intactes; mais la déglutition est impossible ou très-difficile, la base de la langue jouant dans cet acte un rôle fort important.

Lorsqu'on soumet l'hypoglosse à Faction des irritants mécaniques et galvaniques, on voit aussitôt se produire dans les muscles sous-hyoïdiens et dans tout le corps charnu de la langue de violenles contractions.

En résumé donc, le grand hypoglosse, nerf exclusivement moteur à son origine, emprunte dans son trajet une sensibilité momentanée à ses anastomoses, et communique le mouvement aux muscles sous-hyoïdiens, au génio-hyoïdien, et à tous les muscles de la langue.

Nous avons vu que le nerf de la septième paire envoie aussi un rameau à la langue. Les mouvements de cet organe, par conséquent, sontsous Tin- Jluencc de deux nerfs moteurs, de même que sa sensibilité générale et spéciale est sous rinfluence de deux nerfs sensitifs. Le facial est ici l'accessoire de l'hypoglosse, de même que le glosso-pharyngien est l'accessoire du lingual ; il existe seulement cette différence entre les deux nerfs accessoires que rimportance relative du second est bien supérieure à celle du premier.

ARTICLE II

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