‹ Traité d'anatomie descriptive (volume 4)Chapitre 5 sur 219 · IV PRÉFACE · texte numérisé non relu

IV PRÉFACE

stationnaires. Tel a été, en effet, le résultat du mouvement qui, depuis un demi-siècle, entraîne tous les esprits dans la même direction. Pendant que l'histologie prenait un si large développement, les autres branches de l'anatomie étaient délaissées pour la plupart. L'anatomie descriptive, que l'on considérait comme la plus avancée, comme la plus voisine de la perfection, était aussi la plus abandonnée; sur ses vastes domaines, incultes et déserts, à peine voit-on apparaître de loin en loin quelque timide explorateur. Le moment me semble venu de réagir contre un pareil abandon; il importe de lui restituer dans le cadre de nos études la place qu'elle occupait autrefois et toute l'importance qui lui appartient.

Tel est le but de cet ouvrage. Il a pour objet en effet l'étude des appareils et des organes qui les composent. Mais à l'exemple de la plupart de mes prédécesseurs, je ne me suis pas borné à décrire leur conformation extérieure. Après les avoir considérés sous ce point de vue, je me suis attaché à pénétrer leur structure intime. Trop longtemps l'anatomie descriptive et l'histologie sont restées étrangères l'une à l'autre. Elles avaient tout intérêt à se rapprocher. Les faire marcher de front, les associer, c'était réaliser un progrès que la science attendait depuis longtemps. Si ce traité présente un caractère qui lui soit propre, et qui le distingue de tous ceux du même ordre, il l'emprunte à cette constante association qui a été ma pensée dominante. L'accueil qu'il a reçu m'autorise à m'avancer plus encore dans cette voie nouvelle. En laissant à l'anatomie descriptive toute son importance, et en la maintenant pour ainsi dire au premier plan, j'ai fait une part plus large à l'histologie. L'état actuel de la science réclamait en sa faveur de plus longs et de plus complets développements. L'opinion

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