III. — LOMS ■«CUl
l.e long néctaisBeur propre du pouce esl situé à la partie antênrurt ' externe de l'avaat-bras, en dehors du Héchisseur profond des doigu ri le mOme plan que celui-ci. Il g'^lend de la face aulérieurc du radiu- ' seconde phalange du pouce. Ce muscle est allongé, aplati, chamo sufK-r^ remenl. tendineux inféricuremenl.
Iniertions. — Il s'attache en haul : 1° aux trois quarts supérieur» nface antérieure du radius, 3° A la partie correspondante du ligament u: osseux; 3* et quelquefois au cOlé interne de rapophysc coronoide par ' langue Ile ir^s-grOle.
Le faisceau charnu, parti de ces divers points, est d'abord étroit •■! au: il descend verticalement en s'ëlargissant cl s'épaississanl ; se retrait <-:>et se termine autour d'un tendon qui remonte trf's-haul sur sa parii'' .. ■■ rieure, mais que les fibres musculaires accompagnent en arrière jii-: . • voisinage du poignet. Arriié sur les limites de la main, ce tendon pi^v • le ligament annulaire antérieur du carpe, se rëfléchit ensuite pour tr ;. ■ en bas et en dehors, en se logeant dans la gouttière que lui prâscnti ' deux portions du court fléchisseur du pouce, puis s'engage sous la .fibreuse de la première phalange du pouce, pour aller se fixer â U pi:' supérieure cl antérieure de la seconde.
BapporU. — l.e long fléchisseur du pouce est recouvert par le flrchL-> sublime, le grand palmaire, le long supinateur et l'artère radiale. — U re< ' le radius, la partie voisine du ligament interosseux, et le carré pnoctrnr. - Son bord externe, très-mince, repOM sur le bord antérieur du radiui. ^ bord interne, Irès-éjiais, répond au fléchisseur profond des doigts.
Action. — Ce muscle fléchit la seconde phalange du pouce sur la pn-iT: et la première sur le métacarpien corrcâ pondant. Mais il ne prend i]i. faible pari h ce second mouvement de flexion. I.a plupart des anil-i avaient pensé aussi qu'il flùcliil le premier métacarpien, et qu'il ''n' ;• conséquent un des principaux agents du mouvement d'opposition du |li's recherches de U. Duihonne (de Boulogne] nous ont appri» qur influence sur cet os est complètement nulle.
iTupe la partie antérieure et ioférii-i.rr t en arriére, assez épais, de figure r. •."-
Le carré ou petit pmnaleur lavant-brus. Il est aplati d'n\ai remenl quadrilatère.
tnsrrtion». — Ce muscle s'attache, en dedans :!<■ au quart inférii-jr .: bord interne du cubitus par des languettes aponévrotiques d'une l<'nc ' très-variable suivant les individus, et quelquefois par nne apoDétn-H i lur>;e en bas qu'en haut; '2' au quart inférieur de la face anlcrieurr ilr . 'n pat des Hbres charnues. Nées de celte double origine, les Obtvso) ^
!.iire$, d'autant plus longues qu'elles sont plus superficielles, se dirigent en irhors ci un peu en haut, pour aller se fixer sur le quart inférieur de la uv antérieure du radius qu'elles recouvrent dans toute sa largeur.
Le carré pronateur est quelquefois formé de deux portions triangulaires irtVdistinctes : Tune antérieure plus large qui naît du cubitus par une i;Hiiié>rose, et qui va s'attacher au radius par des fibres charnues; l'autre ;>"Slérieure et inférieure plus petite, slnsérant au cubitus par des fibres rhdrnues, et au radins par une petite aponévrose de couleur nacrée et res- {•leodissante.
Rapports, — Le petit pronateur est recouvert par le fléchisseur profond, k long fléchisseur du pouce et le cubital antérieur. Il recouvre, par sa partie moyenne, le ligament interosseux ; par ses extrémités^ les deux os de 1 a\ant-bras.
Action, — Ce muscle est un des principaux agents du mouvement de pronation. La part active qu'il prend à ce mouvement s'explique suffisamment par la direction perpendiculaire à l'axe du radius et par la multiplicité des *\hTVi qui le composent.
f . — Annexes ûtê Icnéons flécbiMeors été éiêigiê,
t>s annexes comprennent : le ligament annulaire antérieur du carpe, les jTalnes fibreuses des doigts, et plusieurs gaines synoviales.
Elles sont donc de deux ordres : les unes, de m^me nature que les tendons, ' nslituent pour ceux-ci des moyens de contention et des poulies de renvoi; i»'3 autres, de nature séreuse, représentent des moyens de glissement.
A. — Lisnment nnnalnlre nntéiicar ûu carpe
r.n «attachant, par ses extrémités, aux deux bords de la gouttière qu'on Kmarquc sur la face antérieure du carpe, ce ligament la convertit en un I anal de forme cylindroïde, un peu aplati d'avant en arrière. La hauteur de *K canal est de 3 centimètres; son diamètre transversal de 2 centimètres et demi, et 1 antéro-postérieur de 2 centimètres.
Lr ligament annulaire, qui en forme la paroi antérieure, se présente sous la ti;;ure d un plan quadrilatère, vertical et transversal. — Son extrémité îitfrne s'insère au pisiforme et à l'os crochu.— Son extrémité externe se fixe : 1' iMir une lame superficielle à la saillie du trapèze, et à la tubérosité du ^1 aphoïde, en dehors du tendon du grand palmaire ; 2<* par une lame pro- '• ".do, dirigée d'avant en arrière, sur la face antérieure du second de ces os et Mir le trapézuïde, en dedans du même tendon. Celui-ci se trouve donc !'«c dans un dédoublement du ligament ; le canal qu'il parcourt est entièrement formé par ce dédoublement dans sa moitié supérieure; il est en partie osseux, en partie fibreuv dans sa moitié inférieure.
\a race antérieure du ligament annulaire est plane. Elle répond : par sa (xirlio moyenne, au tendon du petit palmaire, qui lui est uni par quelques tibn>>; en dehors, aux muscles de l'éminence thénar qui s'y attachent; en ■^f«iaDs, aux muscles de l'éminence hypothénar auxquels elle fournit aussi
MÏ0I.OGIE.
dt^s iniertions. — Sa Toce poslérieure e«t concave dans \e teat Imain-..,. lUsc et unie. — Son bord supérieur se conlioue svec 1 apouéiro^ c- I iivsnl-hras, el l'inférieur avec l'afionëvrose palmaire.
Ce. ligament, exlr^mcmeul Torl e( rësislaol, résulte de la superpmili -a ': [le l'union de trois plans de fibres. — Le plan superHciel est formé y*! '« Icndun du palmaire grêle qui s'cpanouil pour se continuer avec l'apoof'^r ^ palmaire. Tjîpendant il n'en fait rt^ellemenl partie que par se* bi)r^ moyennes; car en dehors il en est sépare par les muscles de l'émiri'-ii ■ [hénar, et en dedans par ceux de l'éminenre hypothénar. — Le w ' ' plan, ou plan moyen, est conslituâ par les fibres tundincuset de* mu^.appartenanl à ces deu\ éminenceK; il se compose de faisceaux divervoy-. inclinés, qui se croisent A angle aigu.— Le troisième plan, ou plan prot m lire son origine des deu\ bnrds de la giiullière carpicnne; il no coiD|>tv i dans sa composilion que des libres transversales. Lu dernier plan esl li ,< . dense el le plus épais : c'esl lut qui constitue en réalité le Kpamenl.
V.a complétant le canal dans lequel glissent les tendons QéchifieiiR <] doigts, ce ligament contribue à les maintenir dans leur citustion ei '<■ dirocliofl. Lorsque la main est fléchie sur lavant-bras, îl détient p ceux-ci une poulie de renvoi; lorsqu'elle est portée dans reiitenti<>D. < le carpe qui fait l'oriicc de poulie; dans l'étal d'adduction ou d'abdu>i: ce rAlc appartient au\ parois interne cl externe du canal osléo-Gbreui-
- ealB>
Arrivés au niveau des articulations mélacarpo-phalangienoes, l« teoj . fléchisseurs pénétrent dans la gouttii^re que leur préspntcnl le* presu': et les secondes phalanges; el de même qu'ils sont maintenus daos la f liére du carpe par le ligament annulaire, de même ils sont fiiéi sur . coulisses digitales par des gaines demi-cylindriques qui iransfonncnt <r coulisses en canaux.
I^s gaines digitales s'élcndenl depuis tes arliculalions méUcarpo-phi i^ giennes jusqu'à la partie inrérieurc des secondes phalanges. — Leur '. antérieure co^^e\c est recouverte par les «aisseaux et nerfs collal^ra \ doigts el par la couche adipeuse sous-cutanée. —Leur face posirnr:-. concave el lisse, s'applique en haut sur les tendons du llécbisseur subl.:^ plus bas, sur les lendons du fléchisseur profond. — Leurs bords s invr. mt les crOies rugueuses qui limilcnl en dedans cl en debon le* guoiH' des prumicres et secondes phalanges, et dans 1 inlenalle de ce* créli-i ^liîs ligaments des arliculalions phalangiennes.
les gaines sir rompoaeut de fiiisceuu» fltireuv bien dilTért-nts, fn-'i qu'ils répoudcnl au corps iiu aux exirémilés des phalanges. — Sur le r- ■ ils décrivent une courbe demi-circulaire, transversale: ils constitueni lame épaisse et opaque, Irés-dcnse et 1res solide. — Sur les exlréniiir^. faisceaux libreux, evtrOmcmenI Iranspsrents, affeclenl en général aor A.t^ lion oblique; ils se croisent en sautoir. Les gaine* digitale* soni ••■■allernnijtemcnl Irés-résislanles el Irés-faibles : Irés-résisiaalef il<u- )
intervalles qui séparent les articulations phalangiennes, (riVfaibles au dp\anl de colles-ci.
Les usages de ces gaines se rattachent aussi d la contention des tendons iiivquels elles servent de poulies de renvoi pendant la flexion des pha^
laitges.