APONEVROSE DE L'AVANT-BRAS
§ 6. — APONiVBOSE DE L'AVANT-BRAS.
Prêporation. — 1^ Faire une incision circulaire à la partie moyenne du bras, et une ve* "\'.*U' au niveau des ligaments annulaires du carpe. 2® R<f'unir ct's doux incisions circulaires ]vii Miw incision longitudinale portant sur la partie antëricure de l'avanl-bras et sY'tendant, f ti'iii' la préciMente, jusqu'à Tapont^vrose 80u»-jacente sans rint<îrcsser. 3" Soulever chacune <!• - W\Te^ de rincision longitudinale en enlevant les parties qui recouvrent l'apont^Tose, et l'i» lire ivlle-ci en complète évidence sur toute l'étendue de sa surface. 4" Après avoir étudié ïi surface externe de cette aponévrose, la diviser sur divers points pour observer les cloisons q-.i on partent.
L'aponévrose antibrachiale se moule très- exactement sur les muscles qn>]lo entoure. Elle est plus épaisse et plus résistante en arrière qu'en atant, en dedans qu'en dehors, et sur la portion tendineuse que sur la piirtion charnue de; muscles.
Extrémité supérieure. — En haut et en avant, l'aponévrose de Tavant-bras re cooliaue avec celle du bras, et se trouve considérablement renforcée par l'tApansion fibreuse du biceps. Cette expansion, née de la partie antérosupérieure du tendon du muscle, se porte obliquement en bas et en dedans vn s'épaoouissant sur les muscles qui partent de l'épitrochlée ; ses libres décria etit des courbes dont la concavité regarde en haut et en dedans, et ifndent à mesure qu'elles descendent à devenir de plus en plus horizontales. — Kti arrière, l'aponévrose s'attache, d'une part, à l'olécrAne en se continuant avec les bords du tendon du triceps brachial, et surtout a\cc son tnird externe; de l'autre, aux tubérosités interne et externe, au niveau desquelles elle adhère de la manière la plus intime aux muscles qui viennent aussi s'y insérer.
Extrêtnite inférieure. — En bas et en avant, l'aponévrose de l'avant-bras >o continue avec le bord supérieur du ligament annulaire antérieur du carpe. Kn bas et en arrière, où elle est notablement plus épaisse, elle se c«»(itinuo avec le ligament annulaire postérieur qui en forme eu réalité une dépendance.
Surface externe. — Cette aponévrose est recouverte par une couche ccllulo- ^rai?:ieuse dans laquelle rampent des veines, des vaisseaux lymphatiques et de^ divisions nerveuses; elle présente, dans sa moitié supérieure, des lignes blanchâtres, verticales et opaques qui partent en divergeant des deux tuber«»ïités do l'humérus, et qui correspondent aux cloisons intermusculaires.
Surface interne. — Par sa face interne , elle embrasse les muscles do I .i\ant-bras, auxquels elle fournit supérieurement de nombreux points tl attache. De cette face partent des prolongements multiples qui pénètrent dans leurs intervalles, et qu'on peut diviser en deux ordres. — Les uns jouent le rôle de surface d'insertion : ce sont les cloisons intermusculaires qui descendent en rayonnant des deux tubérosités de l'humérus, et qui, en f unissant par leurs bords sous des incidences très-variées, constituent des Pyramides à base triangulaire ou quadrangulaire de la ca\ité desquelles 'i.ii>«ent les muscles superficiels antérieurs et postérieurs. — ï.es autres it'jir^sentent des membranes contentives et se subdivisent en plans seconda irt»*. \.v^ plus larges séparent les couches musculaires superficielles d<'s couches profondes. I^es plus étroites séparent les divers muscles de
MYOLOGIE.
chaque courhe. (les ilédoublomenls sont trOt-manircsiPs il la parti» ai rienrc et iiirériciirc de l'avaiil-bras, où l'on voil ; !• une lame ap«n*ir ■■ siipfrnciiïllc cl In^s-raintc, Tournir une gaine au tondnn du cuMtal irieur, une nuire (lu Icndcn du palmaire prSle, une Iroi^if-ne au icii.i- ■ grand palmuirciS" une lame aponâvrolique priilond^ l'i l>i-a'ir<''j|> ; résiglonle rccomrir les muscles flëcliisseurs des doigt!=. ainsi que le* \iii— radiaux et cubiiain. Au-dessous des muscles (lùchisscur- si- iiri^.-i,t. Iroisit^me plan llbreuic qui i-nmplt^te l'engalnemenl du r.irré pmn-. mais ce pinii profond est une lame indépendante de laponéiro^'- i brachiale.
Slructurf. — Celle aponévrose est esse nt ici Icmenl composée do •■• circulairet>, claïr-scmécs sur la partie supérieure de l'avanl-hraf^, il i ' plus nombreuses qu'on se rapproche davantage de son eïtri-milé inf-rip- A celles-ci viennenl s'ajouter quelques fibres longitudinale? qui parifiii lubérosités interne el citerne de l'humérus, mais qui ne s'ctcndcnl [-idelà des cloisons intermusculaircR.
I.'apon£-\ rof c de l'avanl-bras présente un nombre variable d'uritix':
Fin- Î96.
Fit!. »T.
MUSCLES LOMBRICAUX. 361
1115 (11* petites dimensions, donnant passage à dos ramifications arlériclles ii(-tinées à la peau; les autres plus larges par lesquels passent les anaslom i-os qui unissent les veines superficielles aux veines profondes. Le plus im[»ortant de ces orifices est celui qui se voit au-dessous du pli du coude; il t>l traversé par une branche importante de la veine médiane, étendue de (liic-ci aux veines profondes.
m. — Nusele« de la main.
r.«<s muscles forment quatre régions trùs-distinctes : 1° la région palmaire m ivt'nne qui comprend quatre muscles conformés sur le même type : les f">nhncaux; 2** la région palmaire externe, composée aussi de quatre muscles, annulé* musiles de Véminence thénar; 3** la région palmaire interne, composée cir.tlement de quatre muscles qui constituent Véminence hypothénar; û° la r>\:inn interusseuse.
§ 1. — Muscles lombricaux.
Les lombricaux, au nombre de quatre, occupent la partie moyenne de la ; .1 ime de la main. On le? distingue sous les noms de premier, second, etc.,
• •! procédant de dehors en dedans. Allongés, tr^s-grOlcs, fusi formes, ils ^« t< mlent des tendons du fléchisseur profond dos doigts aux tendons des l•l!^T.►<^eu\ ol do Lextonseur commun des doigis.
Ins^rtiotis, — Par leur extrémité supérieure, qui répond au quart infén 'îf du ligament annuhiire, ces muscles s'attachent : le premier, en dehors
• t en a\ant du tendon profond de Tindcx ; le second en avant du tendon ;•: «foiid du mr*dius, et remonte un peu plus haut que le précédent; le iro.Miine el le qualriénie aux deux tendons entre lesquels ils sont placés. — N»- de Cl»* tendons, les quatre lomhricaux, entièrement charnus et d'ahord irt-t'Hilés, se renllenl légèrement à leur partie moyenne, et s'effilent iM-'iilede nouveau, en se portant .'Texterne obliquement en bas et en dehors; l l'i'erne obliquement en bas et en dedans; les deux autres verticalement »-n ba#.
Al] niveau des articulations métacarpo-phalangiennes, le premier croise !•• bord externe de l'aponévrose palmaire, longe le côté externe de l'articuîilion correspondante, et se termine sur le bord du premier iuterosseux ■î .r>.iL Les trois autres traversent l'orifice que leur présente l'aponévrose palmaire, descendent sur le côté externe des trois derniers doigts, et se iiTiiiinent alors par un très-petit tendon aplati qui s'unit au bord libre du t. "l'Ion de l'interosseux correspondant. Ce mode de terminaison des trois •i-rniers lombricaux est le plus habituel; mais i' présente de fréquentes
• iii»'!t''s. On voit quelquefois le troisième s'insérer sur l'interosseux qui -•ï.'-r»' le côté interne du médius; souvent l'un d'eux se divise pour se terni ruT sur le tendon des deux inleros^eux compris dans le même espace.
li*ipp,}rts, — f^es lomhricaux sont en rapport : en avant avec les tendons fin lWhi><«Mir superficiel des doigts, l'arcade palmaire superfi<ielle et l'apou»\roM» palmaire; en arrière, avec les muscles interosseux dont les sépare
363 inrOLOGEE.
l'aponévrose in t crosse use ; sur les cOIËs, avec les lendoni auii]ij''l- ~ s'allachenl. — Au niveau dos articulations mélacarpo-phalangienneî, P' rpondent : en avant, aux artères collatérales des doigts, aux nerft q<,i 'accompagnent et & la peau ; en arriére, au ligament Iransverac qui udiI t !< extrémité inférieure les quatre derniers métacarpiens.
Action. — Ces muscles ont pour usage de fléchir la première pba':i' .des doigts, et d'étendre les deuit dcruiéres. Ils opèrent ce mou^rm ■ d'extension par un mécanisme sans analogue dans l'économie ; d'un<- )>i' en s'approprianl les parties latérales du tendon des extenseur* pour j. directement sur la troisii^oie et sur la seconde phalange; de l'aulri' r abaissant, c'esl-à-dire en rcIAchant les tendons flécliisseurs.
Kallopc, le premier, en 1561, a nettement signalé les deus attrib t, des lombricaui, qu'on trouve ensuite mentionnées dans les ouvtsf*^ Winslow, de Sabalier, de Gavard, de Boyer, etc. Mais ils avaient été ii'i ;■
Fig. »S.
iif. rt».
Ti-Hilon ej-lenseur itetilmi/h ;fr\mna<'TiiHit Teii'fnn (liehâtrur rf'i tirnglt:
'l'a himtrimiLr. Ima tif tel ilrux haiulrMIrt.
Fig. Ï08. — 1. Tfndiin rjn-n^iir .ic* cioiiiH, — î. Portion mi'rhi.ni' it^ f.- If liaul en urriii* àr. rextrëmité iuik'rioure ik« swoiiil.'S ii1ul«ii(!*'.. — .*, ï S-» -i ilvrilra coDïrr|t«iiiil, puis M réuiii.ssiint iHiUr Mrr n'imëror m BtTHTf Jr I t\u