‹ Traité d'anatomie descriptive (volume 5)Chapitre 265 sur 390 · ARTÈRE SOUS-CLAVIÈRE · texte numérisé non relu

ARTÈRE SOUS-CLAVIÈRE

t^meUent, par leurs parties latérales dans toute la longue étendue de leur trajet, un nombre considérable de rameaux, ramuscules ou simples ramifications qui partout s'unissent pour constituer à la surface de Torgane non plus un simple réseau, mais une véritable membrane, la pie-mère. De ivlle-ci naissent les ramuscules qui cheminent dans son épaisseur. Le mode de ramescence de la carotide interne n'est pas arboriforme comme celui de la carotide externe; il rappelle plutôt celui des nervures d'une feuille de fougère. Tandis que les branches de la première se ramiûent dans les organes auxquels elles se rendent ; celles de la seconde se ramifient à la sur- Tare de l'encéphale , et ne pénètrent dans son épaisseur qu'à l'état plus iiu moins capillaire.

Les divisions de la carotide externe sont remarquables par leur muscularité qui cependant n'est pas égale pour toutes. M. Gimbert a constaté que \ik faciale tient à cet égard le premier rang; vient ensuite la temporale >uiierflcielle, puis la linguale, l'occipitale, etc. Celles de la carotide interne runtiennent également un grand nombre de fibres musculaires lisses. Mais fi* qui les distingue, c'est la présence autour d'un grand nombre de leurs ramifications terminales d'une gaine très-mince, transparente, qui a été ^i{malée par M. Gh. Robin, et qui est considérée par cet observateur comme une tunique surnuméraire de nature lymphatique.

Sous l'influence de l'âge, les capillaires cérébraux deviennent le siège <1 uae altération caractérisée par le dépôt de molécules graisseuses dans I épaisseur de leurs parois. A mesure que ce dépôt augmente, les parois des >aisseaux sont refoulées en dedans ; leur cavité diminue et s'oblilère quelquefois. En même temps elle perd sa résistance normale, en sorte qu'elles pt'u\(*nl se laisser déchirer par la pression du sang, d'où la fréquence des epanchements ciiez les vieillards de soixante à soixante-dix ans. M. Ch. Robin a démontré la constance de cette altération chez les individus qui succombent à des hémorrhagies cérébrales.

§ 5. — Artère sous-clâyière.

1/artère sous-clavière naît à droite du tronc brachio-céphalique, à gauche de la crosse de l'aorte, et s'étend jusqu'à la partie moyenne de la clavicule, où elle change de nom, en se continuant é plein canal et sans aucune ligne de démarcation avec l'axillaire.

IHfférentes par leur origine, les sous-clavières diffèrent aussi par leur lon- .rueur, leur direction et leurs rapports.

i' Différence de longueur. — La sous-clavière droite est plus courte que la ^luche, de toute la longueur du tronc brachio-céphalique à laquelle il faut aj mter Tinégalité qu'on observe, sous le rapport de la hauteur, entre l'oric'iue de ce tronc et celle de la sous-clavière gauche.

*i' Différence de direction. — La sous-clavière droite, oblique en haut et eu 'iehurs à son origine, horizontale dans sa partie moyenne, puis oblique en dehors et en bas à sa terminaison, décrit une courbure dont la concavité legarde directement eu bas; — la sous-clavière gauciie, presque verticale à

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ARTÈRE SOUS-CLAVIERE, fiSO

tn arriére, à l'apoph^ne transverse de la scpUèmc vertèbre «rricale et au Derf récurrent ;

Eo dehore, au rcuillel droit du mëdiaslin qui la sépare du poumon ;

Eu dedans, à la carolide primitive correspondante dont elle s'écarte à angle aigu pour se porter vers les scalCnes, tandis que la précédente monte iiTlicatement.

b. Sous-claviire gauche, — Plus longue, cette portion offre des rapports plus (étendus avec la plèvre et le poumon. — Presque verticale, elle devient imrnlliMe à la carotide primitive correspondante, ainsi qu'aux nerfs poeumugustriquc, diaphragmalique et grand sympathique gauches, nerfs que la i-rcmifre portion de la sous-clavifre droite croise au contraire à angle droit.

Fig. 374.

■ Pig. S7J.

Fi|. 375. — 1,1. Artèrei TCrUhr«l«. —S, a. Spin»Jej poMftiMfw. —3. Spiatlc tniëncura. — A, t- UrïbelleuKs inféri<urfi et piiMériciirei. — 5. TroDc builaire formé par li 'KniPDB'iiM dti àea\ Tcnébnles. — 6. ArÙriolrs qui naissrni des parlici lil^rales At ce iniir «I nui M répandent sur 1» protubdrtiirp innulure.— 7, 7. Urébflleus» Mpérirum. — 8,8, GWhr»lMpost*rieuTts — 9. Coaiiauuictfiu postérieure,- -- -- " .■>-=-.- — 11, 11, CcrJLrul» mojïune». — lï. Cérélimlcs anlKrieures. —

600 ANGIOLOGIE.

— Naissant de la partie la plus reculée de la crosse de Taorte, elle telMC!"du sternum et de la clavicule pour s'appliquer sur la colonoe vertébralr.

B. Rapports des sous-clavières entre Us scalènes, — Elles reposent fo k> sur la gouttière que présente la partie moyenne de la première côte, gv/tière limitée en avant par un tubercule qui donne attache au teoduQ •: scalène antérieur, et qui sert de point de repère dans la ligature de t*^ artères. — En haut^ elles répondent à l'intervalle des deux scalèoe» qd «^ rapprochent pour les recouvrir; — en avant, elles s'adossent au sct]r-' antérieur, qui les sépare de la veine sous-claviôre ; — en arrière, eUa ken contact avec les cordons du plexus brachial et le scalèoe postérieur.

C. Rapports des sous^lavières dans le trajet (pi' elles parcourent des stagné' % la clavicule. — Dans cette dernière partie de leur (rajet« elles occupent U ba*du triangle sus-claviculaire, et correspondent : en avant, à la veioe i- .* clavière qui leur est alors accolée, au muscle sous-clavier et à la cIi\kl

— en arrière, au plexus brachial; — en haut, au peaucier, à rapoo^^r-^cervicale, à la peau et à l'artère scapulaire supérieure ; — en bas, i U pr* mière côte et au premier espace intercostal.

Ces rapports nous montrent que les artères sous-clavières peuvent ' t> très-facilement -comprimées sur la première côte. I! convient, pour o' compression,. de se placer en arrière du malade, et d'appliquer trtmien»lement la dernière phalange du pouce sur l'artère, en la soutenant a«n doigts de la main opposée. La clavicule située en avant s'oppose à tootdrfj cément^ et permet de soutenir longtemps la compression sans faligoe.

Branches collatérales. — Dans le court tri^et qu'elles parcourent, le» arti .t« sous-clavières donnent sept branches :

Deux supérieures, la vertébrale et la thxfrciidiennê inférieure;

Deux inférieures, la mammaire intense et V intercostale supérieure;

Trois externes, la scapulaire postérieure ou cervicale Irancverst, la «^ laire supérieure et la cervicale profomle.

Toutes ces branches naissent dans l'intervalle des scalèoes oo dam k. voisinage. Elles sont remarquables pour la plupart par leur volone, pv longue étendue de leur trajet, et par les communications qu'elles étal** sent entre des parties plus ou moins éloignées dn système artériel.

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