I. ^ AHére vcrMferalc
L'artère vertébrale tire son origine de la partie supérieure et postéri^'"* de la sous-clavière, avant son passage entre les scalènes. On voit sSÊet ir quemment la vertébrale gauche naître directement de l'aorte, entnr U carotide primitive et la sous-clavière du même côté. — Elle se diilribc* principalement ù la moelle épinière, au bulbe rachidien, à U protnbéftft' annulaire, au cervelet et au cerveau, en un mot à U partie supérienrr ^ l'axe cérébro-spinal.
Cette artère se dirige verticalement en haut, entre le scalène lotémc' le long du cou, en passant derrière la thyroïdienne inférieure, et péa^t^
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bientôt dans le trou creusé à la base de l'apophyse transverse de la sixième vertèbre cervicale, quelquefois seulement dans celui de la cinquième, de la quatrième ou même de la troisième vertèbre du cou, très-rarement dans celui de la septième. Elle parcourt ensuite le canal moitié osseux, moitié musculaire que lui forment, d'une part la série des trous pratiqués à la base àe> apophyses transverses des vertèbres cervicales, de l'autre les muscles iotertransversaires, et arrive ainsi en passant au devant des nerfs cervicaux et en décrivant de légères sinuosités jusqu'à Taxis. Là elle change de direction pour former deux courbures remarquables : Tune verticale, qui s'étend de la seconde à la première vertèbre ; l'autre horizontale, qui contourne la partie postérieure des masses articulaires de l'atlas. Après avoir décrit ces deux courbures, dont la concavité regarde en dedans pour la première et en a\ant pour la seconde, la vertébrale traverse la dure-mère entre l'arc postérieur de l'atlas et l'occipital, passe sur les parties latérales, puis en avant du bulbe racbidien, et se réunit à celle du côté opposé au niveau du sillon qui sépare le bulbe de la protubérance annulaire; de cette fusion résulte le tronc basilaire (fig. 37^ et 375).
A. Branches collatérales. — Nombreuses, mais très-gréles. Les unes naissent de la portion cervicale de la vertébrale.: ce sont des branches spinales et des branches musculaires. Les autres partent de sa portion intra-crftnicnne, dans le court trajet qu'elle décrit de la dure-mère au tronc basilaire ; à ce i^cond groupe appartiennent : la méningée postérieure, la spinale postérieure, la fpinalê antérieure, et la cérébelleuse inférieure et postérieure,
1* Br«MiM0 mpîmmitm. — Au nombre de quatre, cinq ou six, elles pénètrent dans le canal rachidien par les trous de conjugaison, et se distribuent comme les rameaux spinaux des branches postérieures ou pariétales de 1 aorte. Il n'est pas rare de voir l'artère cervicale ascendante fournir une ou plusieurs de ces branches.
2* mrmmtmiem WÊmmmmMmSM^m. — Leur nombre est indéterminé et leur volume d'une grande ténuité^ quoique variable. Elles se distribuent aux muscles prévertébraux, aux intertransversaires , aux grand et petit obliques de la UHe, aux grand et petit droits postérieurs, ainsi qu'aux deux complexus. Ces branches s'anastomosent soit avec la cervicale ascendante, soit avec la pharyngienne inférieure, soit enfin avec l'occipitale.
S"" wsémimgée p«0térfe«re. — - Elle se détache de la vertébrale dès que cette artère a traversé la dure-mère rachidîenne, quelquefois même avant qu'elle ait pénétré dans le canal vertébral, et se porte aussitôt en avant et en dehors pour se ramifier sur la dure-mère qui tapisse les fosses occipitales inférieures, en s'anastomosant avec le rameau méningien fourni par la pharyngienne inférieure.
n^ Artère spumie p«0iérteare. — Très-petite et flexueuse. Elle part de la vertébrale au moment où celle-ci contourne les parties latérales du bulbe rachidien, et quelquefois de la cérébelleuse inférieure et postérieure. Dans l'un et l'autre cas, l'artère spinale postérieure se porte en bas et en arrière, donne un petit rameau ascendant qui se rend sur les côtés du quatrième
ANGlOUMilE.
vealricule, et le diviie en deux branchei ûtuéei l'une en dedu», luin 'dehors dei racines postérieures des nerfi spinaux.
Ces branches s'aQulomoseiil de maaiére à Tormer on petit plenu qui 'a lace la série de ces racines. Elles s'épuiseraient bientôt li les artères qûitl- • du cou. en se continuant avec elles d'une pari, et entre elle* de l'antre, k I leurs rameaux ascendant et descendant, ne les prolongeaient jniqu) '.i partie inférieure de la colonne cervicale. '
Au dos et aux lombes les spinales postérieures sont prolongées de U mccr manière par les rameaux spinaux des branches pariétales de l'oorie-
Ue ces deux artères mesurant toute l'étendue du prolongemeol »• ï. dieu, parlent une multitude de ramuscnles qui se répandent snrl" veloppe névrilématique de la moelle ëftinière, el qui plongent ensuite di son épaisseur, où ito disparaissent par leur ténuité.
FiR. 376.
1,3,3. Bnvt<
Tronv baàlaire. Artèret de renetjJtatt
. Tronc de la caroiida iDlcrna. — 1. Cérébrale nnijesag.— 3,3,3 i.f relit artëna pu iiarrouranl la stiasure de Sylirius. — i. Artirr charuMnH.- ' I r^rétirilt* RDIériFurM. — 0. AnuMiininw lia cca deai intm oa coataian*'' ■ \n. — 7, Cunde que farnicol c*s même* stem en m réBtchiuani u itnM it leui pour V porl*r u la ftce inlenie îles hi<iais|>hËre3 f^ri'brani. — 8. CammtMirWi \ enre, s'étendant du Ui>n« des l'trotide.i internei
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5® Artère spinale Mitérfeore. — Elle est plus considérable que la précédentCy et part de la vertébrale sur un point plus rapproché du tronc basilaire ; on Ta vue provenir de ce tronc lui-môme, et d'autres fois de la cérébiiUeusc inférieure et postérieure. Cette artère descend de dehors en dedans en serpentant sur la face antérieure du bulbe rachidien. Elle s'unit, au niveaa du trou occipital, à celle du cdté opposé , pour former un tronc unique situé sur la ligne médiane.
Ce tronc médian résultant de la fusion par convergence des deux spinales, de même que le tronc basilaire résulte de la fusion des deux vertébrales, descend verticalement sur la moelle épînière, la parcourt dans toute sa longueur, accompagne ensuite le prolongement fibreux qui s*étend de la moelle et au sacrum, se prolonge jusqu'à la face postérieure du canal sacré, où il se termine.
Comme les spinales postérieures, le tronc unique formé par l'anastomose des deux spinales antérieures est redevable de la longueur de son trajet aux \ aisseaux de renforcements qui lui sont fournis : au cou par les cervicales ;i:>cendantes et les vertébrales, au dos par les intercostales, et aux lombes par les lombaires.
Parmi les ramuscules que donne ce tronc médian, un grand nombre se portent à droite et à gauche sur l'enveloppe de la moelle où ils se ramifient. Les autres, plus volumineux, pénètrent dans le sillon antérieur du prolongement rachidien, et se perdent dans son épaisseur.
6^ Artère eérébelleose Inférieure et peslérlenre. — Elle ne vient pas toujours de la vertébrale ; on la voit naître souvent du tronc basilaire. Son \olumey supérieur à celui des spinales antérieures, varie chez les divers sujets et d'un côté à l'autre. Immédiatement après son origine elle se porte de dedans en dehors et d'avant en arrière, passe entre les filets d'origine du grand hypoglosse, croise le corps restiforme, devient postérieure au bulbe rachidien, s'avance en décrivant des flexuosités sur la face inférieure du i-er\clel et se partage en deux branches : l'une interne, qui se distribue au lobule médian du cervelet; l'autre externe, qui recouvre de ses ramificalions la face inférieure de l'hémisphère cérébelleux correspondant.
B. Tronc basilaire. — Ce tronc, produit par l'anastomose à angle aigu des deux vertébrales, est plus volumineux que chacune de ces artères prise isolément, et moins considérable que leurs volumes réunis. Il se porte obliquement en haut et en avant, logé dans un sillon médian et superficiel que lui présente la protubérance annulaire, fournit un grand nombre de ramuscules qui rampent sur cette protubérance à laquelle ils sont destinés, puis deux artères plus importantes, les cérébelleuses inférieures et antérieures. Au niveau de l'origine des pédoncules cérébraux il se divise en quatre branches
v'TU'brale. — 10. Artère spinale aotërieure. — 11. Ct^rébelleuse inférieure et postérieure ;;tuche nuisisant de la vertébrale. — 12 I^es deux cérébelleuses inférieures droites naissant par un tronc commun qui part du tronc basilaire. — 13. La cérébelleuse inférieure étanteu.ure ^aurlie dont la partie terminale a élé enlevée avec l'hémisphère eéréhellcux corresponliani. — 14. Tronc basilaire. — 15. Orébelleuses supérieures gauches. — 10. Cérébrale [H>>u'neure. — 17. Branches terminales de cette artère.
terminales : deux postérieures, une droite et une gauche, ce sont le« "^^ bellêuses supérieures; et deux antérieures, ce sont les eérébraies fûtiéne% t.
1^ Artère eérébclleiue inférlevre el Mit«rle«re. — Son volnme est '•. raison inverse de celui de la cérébelleuse inférieure et postérieure ; il mt,suivant les sujets, et d'un côté à l'autre. Cette artère naît de la ptr** inférieure uu moyenne du tronc basilaire, se dirige aussitôt en dehors, p.: en arrière dans la direction du pédoncule cérébelleux, et se ramifie sor l: partie antérieure de l'hémisphère correspondant du cervelet
2* Artère cérébeUevffe sapérienre. -> Elle part à angle droit de l>\tr»mité terminale du tronc basilaire, et contourne le pédoncule cérébral, r: suivant le sillon qui sépare ce pédoncule de la protubérance annulaire, ki- que le nerf pathétique qui lui est accolé, et se divise au niveau des tubercules quadrijumeaux en deux branches, l'une externe et l'autre iotcnir.
La première se porte en dehors sur la moitié antérieure de la drcoirrence du cervelet où elle s*épuise.
La seconde se porte en dedans sur le vermis supérieur, fooroit un rtm-i . qui se dirige transversalement entre le vermis supérieur et la \aliule c- Wieussens, et s'avance en serpentant sur la face supérieure du ceTy<\ qu'elle recouvre de ses ramifications.
3* Artère eérèter»le peetérleore. — Cette artère, beaucoup plus Ti>luin>neuse que les précédentes, natt de la terminaison du tronc basilaire, immr diatement au devant de la cérébelleuse supérieure dont elle est séparv i son origine par le nerf de la troisième paire. Sa direction est d'abord obhqi;? en avant et en dehors; mais elle se recourbe bientôt d'avant en arrirr-. contourne le pédoncule cérébral, en marchant parallèlement à la grjndfente cérébrale jusqu'à l'extrémité postérieure du corps calleux, et se {-&: tage alors en un grand nombre de rameaux qui serpentent sur la partie b plus reculée du lobe postérieur du cerveau.
A son origine la cérébrale postérieure fournit un petit groupe de rameaux chevelus qui plongent perpendiculairement dans l'espace interpédooc^ laire.
Au niveau du point où elle change de direction pour se porter d'avant «^f arrière, elle reçoit la communicante postérieure, qui la renforce, en v*nf qu'elle est souvent plus volumineuse au delà de cette anastomose qui >•' origine.
En dehors de la communicante la cérébrale postérieure donne une arf<> choroïdienne, la choroïdienne postérieure^ très-minime branche qui le pt>r!' de bas en haut vers les tubercules quadrijumeaux, pour se distribuer i ii glande pinéale, à la toile choroïdienne et au plexus choroïde.
Des anastomoses qui unissent les cérébrales postérieures aux cuotidr« internes et les cérébrales antérieures Tune à l'autre, résulte un heu^'n' artériel dans l'aire duquel sont inscrits les tubercules maaûUaires, le c.%7' cendré, la tige piluitaire et les nerfs optiques. Les côtés pckstérieun ie^f^ hexagone sont représentés par les artères cérébrales postérieures, les 11*!^ rieurs par les artères cérébrales antérieures, et les latéraux par les mcniE.nicantes postérieures.
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