III. — ApiMirate «pIcraBlcttBc
Dette aponévrose est une vaste lame fibreuse coDUnune à tous les mus !• « épicrâniens, mais à Tégard de laquelle les latéraux ne se comportent pa.* comme les antérieurs et les postérieurs. Os derniers sont situés sur U même plan, et se continuent avec elle; les premiers lui sont superposés.
Dans le sens antéro* postérieur, cette lame s'étend donc des miucle»
t) Durliritnf ;(!(• lV>ult»<!i)r}» De feitrinwt. locafit^. 1855, p. 377.
frtiûlaui aux muscles occipitaux. Sur la ligne médiane, elle fait saillie en aunt pour remplir l'espace angulaire que lui présentent les frontaux. En arrière, elle descend dans l'espace angulaire aussi, mais beaucoup plus large, qui sépare les occipitaux, pour aller s'attacher à la protubérance (M'cipilale et à l'extrémité interne des lignes courbes qui partent de cette saillie. — Dans le sens transversal, elle se prolonge du pavillon de l'oreille d de l'aponévrose temporale d'un côté, aux parties correspondantes du côté opposé.
Ainsi limitée, l'aponévrose épicrânienne se présente sous la forme d'un largp segment de sphère, à contour très- irrégulier, plus étendu de l'un à ! autre côté que d'avant en arrière, en sorte qu'on peut lui considérer : deux races, l'une supérieure ou convexe, l'autre inférieure ou concave; deux liurds, l'un antérieur, l'autre postérieur; et deux extrémités, l'une droite, l autre gauche.
U face convexe n'est recouverte supérieurement que par le cuir chevelu qui lui adhère partout de la manière la plus intime. Sur les côtés, elle se (nmve séparée de l'enveloppe cutanée par les muscles auriculaire supérieur, auriculaire antérieur, et temporal superficiel, qui lui sont unis aussi par un tissu cellulaire extrêmement dense. L'auriculaire supérieur et le temporal superficiel, en comblant de chaque côté l'intervalle compris entre le frontal et roccipital, forment avec ceux-ci une courbe demi-circulaire et autéro-postérieure , parallèle à celle qui limite la fosse temporale. Cette (ourt)e permet de considérer à l'aponévrose épicrânienne trois parties bien dilTérentes : une partie supérieure, médiane ou centrale, sous-jacente au cuir chevelu; et deux parties latérales ou temporales, sous-jacentes aux muscles de la région auriculaire.
La face concave repose en haut sur la voûte du crâne ; elle n'adhère au [lérioste que par un tissu cellulaire lâche et filamenteux, d'où la mobilité (lu cuir chevelu. Sur les côtés, elle répond à l'aponévrose du muscle crotaphite, sur laquelle elle glisse avec la môme facilité , ses connexions cellulfU}«s étant très-lâches aussi. Cependant ce glissement de l'aponévrose *'pii-rftnienne sur les parties sous-jacentes se trouve renfermé dans certaines limites qu'elle ne saurait franchir. Si l'impulsion mécaniquement commu* tiiquée au cuir chevelu l'entraîne au delà de ces limites, les vaisseaux qui la traversent pour aller se ramifier dans le périoste se déchirent, et l'on voit alors se produire des épanchements ou bosses sanguines, dont le siège est s<>us-aponévro tique.
Le bord antérieury surmonté dans sa partie médiane du prolongement jHîrulaire qui pénètre entre les deux frontaux, décrit à droite et à gauche df celui-ci une courbe à concavité inférieure qui embrasse le bord corres- [M-odant de ces muscles. En dehors, il se prolonge sous l'orbiculairc des paupii^res qui lui est redevable aussi de sa mobilité.
1^ bord postérieur fait saillie également entre les deux occipitaux. De chaque côté il donne attache à ces muscles en s'élendant comme ceux-ci jU9qtt'à la portion mastoïdienne du temporal.
Les §asMmité9 se prolongent, ainsi que nous l'avons vu, jusqu'à la partie Miférieure de la tempe. Parvenue au niveau du tendon de l'auriculain*
môme plus énergique que les courants électriques. Chacun peut en efTtM très-facilement constater sur soi-même que l'action des frontaux et dt*i pyramidaux est inverse, que les uns s'allongent lorsque les autres se raccourcissent, et réciproquement. Pour cette constatation, il suffit de poser un doigt de la main droite sur les pyramidaux et un doigt de la main gauche sur Tun des frontaux : on sent très-bien qu'au moment où les premiers se contractent, les seconds restent immobiles et sont seulement attirés en bas ; que lorsque les frontaux entrent en contraction , les pyramidaux restent immobiles à leur tour et s'allongent au contraire de bas en haut.