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IV. — Artère fémorale profoBtfe

L'artère fémorale profonde, ou musculaire proftmde^ grande m*»%'u (Chaussier), est essenliellement destinée aux muscles do la cuisse. L.istitue l'artère de la cuisse proprement dite, la fémorale ne faisac.t ainsi dire que la traverser pour aller se distribuer à des parties pluf gnées du membre.

Son calibre est en rapport avec la grande étendue de ?a distribu'' diffère très-peu de celui du tronc artériel.

Origine, — Cette artère natt de la partie postérieure de la fém v A ou 5 centimètres au-dessous de l'arcade crurale ; entre le pubis et trochanter, à égale distance de l'un et de l'autre; quelquefois sur ut. . plus élevé, rarement plus bas.

Direction.— Elle se porte d'abord en arrière, et descend ensuite \er' ment, au centre de la cuisse, derrière le tronc fémoral qui lui e$t p«r en dehors du pectine et du petit adducteur, en dedans du ^aste il: * Plus bas, elle s'engage sous le moyen adducteur, pour cheminer t:. * muscle et le grand adducteur ; puis traverse ce dernier ver^ la { . moyenne de ia cuisse ou un peu au-dessous, et se termine dans la il biceps et demi-membraneux.

Branches collatérales. — Dans son trajet. Tarière fémorale profonde plusieurs branches volumineuses et fort importantes qui vont se di.*-pour la plupart dans les muscles et les téguments de la partie |m»^:. :. de la cuisse : la circonflexe interne, la circonflexe edierne et les per^iw

i^ CireoBfiexc inl^me ov poiit^rievr«. — Elle part ordinairement : profonde sur un point très-rapproché de son origine, et quelquef«*is <i de la fémorale. — Son volume a^^scz considérable est tantôt égal et ' supérieur à celui de la grande musculaire superficielle.— Silure âsod •- . au côté interne du tendon commun des muscles psoas et iliaque, oL- fonce bientôt entre le pectine et le col du fémur qu'elle rontc»uroe «: en arrière et de dedans en dehors, de même que la circonflexe po<i« r de l'épaule, contourne le col chirurgical de rhumériis, et arriu\ fn 1 * . l'obturateur externe, au devant du muscle carré où elle ^e di\i^e e' branches terminales.

a. Branches collatérales. — Avant sa bifurcation, la circoufleie io' fournit :

1* Une branche articulaire qui se porte en haut, en avant et en 6 parallèlement au ligament capsulaire sur lequel elle est appliquf'^, p^ dans l'articulation coxo-fémorale par l'échancrure de la cavité t.*t}.' i passant sous le cordon fibreux qui convertit en trou cette échan* run. ' • venue à la base du ligament rond elle se partage : en rameaux rot^ qui se perdent soit dans le tissu cellulo-adipoux de 1 arrière-fon 1 deli • cotyloïde, soit dans les parois de cette cavité; et ramraux fènuiirauz , traversent Taxe du ligament rond pour se rendre dans la tête du T'i::. sommet de laquelle ils se distribuent; cette branche articulaire* «lu». nous Tavons vu, vient assez fréquemment de l'obturatrice.

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2« Des branches périostiques fort remarquables qui traversent Textrémîté inférieure de la capsule articulaire et rampent de bas en haut, à la surface du col du fémur, sous la synoviale dont elles reçoivent au voisinage de la tête fémorale une enveloppe complète. Ces branches, très-nombreuses, s'avancent jusqu'au niveau de la couche cartilagineuse, en s'anastomosant par des ramuscules latéraux. Du périoste elles passent au col et à la tôte du ftmur, où les plus élevées communiquent avec les rameaux transmis par le ligament rond. A la suite d'une fracture intra-articulaire du col, ces derniers sont les seuls vaisseaux nutritifs qui arrivent à la tête du fémur; quoique d'uoe extrême ténuité, ils suffisent pour entretenir la vitalité de ce fragment et permettre à un travail de consolidation de se produire.

3* Des branches musculaires qui se portent en arrière du pectine et qui se •listribuent à ce muscle, à Tobturateur externe, au petit et au grand adducteurs : elles s'anastomosent avec la terminaison de l'obturatrice.

6. Branches terminales. — Au nombre de deux : l'une ascendante^ l'autre descendante.

La branche ascendante passe au devant du carré crural et se termine au niveau de la cavité digitale du grand trochanter ; ses rameaux se distribuent au carré, à l'obturateur externe, à l'obturateur interne, aux deux jumeaux, a la capsule articulaire et au périoste ; ils communiquent avec la honteuse inli'rne et l'ischiatique.

La branche descendante chemine entre le grand adducteur et le carré qui en reçoivent des rameaux, contourne ensuite le bord inférieur du second, pour se terminer dans le grand fessier, le demi-membraneux , le demitendineux, le triceps, le nerf sciatique et les téguments de la partie posté* Heure de la cuisse. Rlle communique en haut avec l'ischiatique, en bas t^ec la première perforante et la circonflexe externe.

2<> AHère circonflexe ex^terae on antérievr». — Elle vient de la musculaire prufonde et dans quelques circonstances très-rares de la fémorale. TnVsouvcnt on la voit naître par un tronc commun avec la grande musculaire superficielle. Cette artère se dirige horizontalement de dedans en dehors, en passant au devant des muscles psoas et iliaque auxquels elle abandonne quelques ramuscules ; chemine ensuite entre le droit antérieur et le vaste interne ; puis se divise en deux branches qu'on peut distinguer en ascendante et transversale.

La branche ascendante se ramifie dans le tenseur du fascia lata, dans la partie antérieure des muscles moyen et petit fessiers, et dans la partie correspondante du ligament capsulaire de l'articulation de la hanche. Elle s'anastomose avec les dernières divisions de la fessière.

La branche transversale continue le tronc de la circonflexe. Elle contourne la base du grand trochanter, en cheminant dans l'épaisseur du vaste externe. La plupart de ses rameaux s'épuisent dans ce muscle, que traversent quelques ramuscules pour se continuer avec les ramifications correspondantes de l'ischiatique et de la circonflexe interne.

3*" Pgrtowmtea. — Ordinairement au nombre de trois, ces artères, en général volumineuses, ont été distinguées sous les noms de première, seconde, etc.»

en procédant de haut en bas. La troisième est représentée par It bnn<h terminale de la fémorale profonde.

Les trois perforantes se comportent de la même aianière. Dès leur Qm -• chacune d'elles s'engage sous une large arcade fihreuse dépendante da gr. adducteur, arcade dont les piliers s'insèrent à la ligne Apre du fémur, i sous laquelle passent non-seulement les perforantes, mais lesdeui ittrès-volumineuses qui les accompagnent. En trarersant ces anneaoY in^ osseux, moitié fibreux, chaque perforante fournit deux rameaux pér•^ ques fort remarquables qui contournent, l'un la demi-circonférence intrr l'autre la demi-circonférence externe du corps du fémur, et qui reo \t de leurs nombreuses ramifications toute la diaphyse de l'os. Panenuf^ i partie postérieure de la cuisse, elles se divisent en trois branches lernu: : Tune transversale, destinée au vaste externe, dans lequel elle pénètn i • sitôt, en passant sous une seconde arcade fibreuse ; la seconde asc^ndi et la troisième descendante , qui se ramifient dans les muscles de It {ar postérieure de la cuisse.

La perforante supérieure, plus volumineuse que les suivantes, otif 4profonde à 2 ou 3 centimètres au-dessous du petit trochanter. L'ap'.^. fibreux qui lui donne passage répond à l'interstice qui sépare la po" supérieure de la portion moyenne de ce muscle. — Sa branche traniic> peu considérable, contourne la base du grand trochanter pour se iv: dans la partie la plus élevée du vaste externe. — Sa branche asceo^i très- volumineuse, s'applique à la face profonde du grand fessier, aïK elle est surtout destinée ; elle s'anastomose par de nombreuses di^isiom i la fessière, Tobturatrice et la circonflexe interne. — Sa branche de$re[i<i * se termine dans la longue portion du biceps, le demi-tendineux et If é^z. membraneux.

La seconde perforante fournit l'artère nourricière du fémur. — Sa br. ' transversale, souvent double et en général assez volumineuse, p^aussitôt dans le vaste externe, sous une large arcade fibreuse, a\ec se« veines satellites, et s'épuise dans ce muscle en s'anastomosant a^ec Ic^ : nières divisions de la grande musculaire superficielle. — Sa branche .. dantc se distribue aux muscles fléchisseurs de la jambe, dans le^qui^l*s'anastomose avec les divisions descendantes de la première peii-r* — Sa branche descendante se ramifie dan> les mêmes muscles et d. peau.

La troisième perforante, ou branche terminale de la musculaire pn^f < traverse le grand adducteur à 3 ou /ii centimètres au-dessus de l'ano^a livre passage aux vaisseaux fémoraux. Ses trois branches se rump' comme celles de la seconde perforante avec laquelle elle s'anastuo»*' ses rameaux ascendants, tandis qu'elle se continue par ses rameaux d'^ dants avec l'articulaire supérieure externe ou l'une des branchn ^^ poplitée fournit au biceps fémoral.

En se continuant entre elles par leurs branches ascendante et d<^ dante, les trois perforantes forment une série d'arcades vasculaires qu« tère ischiatique prolonge en haut Jusqu'au tronc de l'hypogaslri^-* qui est prolongée en bas par l'articulaire supérieure externe Juiqo t U *

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plitée. Cette longue succession d'arcades représente un canal collatéral d'un (rtVfaible calibre. Que ce canal atteigne des dimensions plus considérables, ]'hypogastrique semblera se continuer avec la popiitée ; et Ton pourra croire, comme on l'a cru en effet, que la fémorale s'est détournée de son trajet accoutumé pour venir se placer à la partie postérieure de la cuisse. Ce fait, au premier aspect si étrange, est donc en réalité d'une extrême simplicité ; nous avons vu qu'il rentre dans la classe si nombreuse des anomalies par inversion de volume.

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