STRUCTURE DES GANGLIONS LYMPHATIQUES
pente fibro-celluleuse en s'avançant jusqu'au réticulum et répondent par conséquent par leurs dernières divisions à la substance propre, avec laquelle ils se trouvent en contact immédiat C'est de l'extrémité terminale de ces divisions que naissent les premières radicules des elférents. Ces radicules, en augmentant peu à peu de volume et diminuant de nombre, donnent naissance à un, et quelquefois à deux ou trois elTérents qui sortent de la glande par le point diamétralement opposé à celui qu'occupent les afférents. En se continuant, les airérents et les efférents forment donc un plexus dont les mailles sont d'autant plus larges et sont formées par des vaisseaux d'autant plus gros, qu'elles se rapprochent davantage de l'enveloppe fibreuse. L'existence de ce plexus est démontrée par les faits qui suivent :
i' Si l'on pique avec la pointe du tube à injection mercurielle un ganglion parfaitement sain, on voit le métal envahir progressivement toutes les parties de la glande en môme temps qu'il s'échappe par les vaisseaux efférents, et le ganglion semble alors se transformer en un plexus de capillaires lymphatiques.
2<* Lorsqu'on procède à cette injection, tant que le métal continue de s'écouler, il ne se produit aucune infiltration, aucune rupture; et les vais* seaux qui forment le plexus intra-ganglionnaire peuvent être soumis à la pression d'une colonne mercurielle de 50, 60 et même 76 centimètres de hauteur, sans qu'il se produise aucune rupture. Or, ce résultat s'explique très-bien en admettant la continuité des afférents et des efférents ; mais il ne s'expliquerait plus en admettant entre les uns et les autres des aréoles à parois cellule uses communiquant entre elles.
3"* Lorsqu'un ganglion parfaitement sain a été bien injecté, si on le laisse dessécher et si on l'incise ensuite avec une lame bien tranchante, on n'aperçoit sur la surface de la coupe que des canaux ou des parties de canaux plus ou moins contournés sur eux-mêmes.
li^ Dans l'embryon, où les glandes lymphatiques se présentent sous un état de plus grande simplicité, elles sont manifestement formées par un plexus de vaisseaux lymphatiques.
5"^ En descendant la série animale, on voit les ganglions se simplifier de plus en plus, et se transformer sur un grand nombre de points en un lacis de vaisseaux. Chez les oiseaux, ils occupent seulement la base du cou et l'entrée du thorax, et forment dans toutes les autres régions de simples plexus; dans les reptiles et les pbissons, les glandes lymphatiques disparaissent tout à fait, et les plexus destinés à les remplacer sont eux-mêmes trèspeu compliqués.
Bien que l'existence de ce plexus soit assez facile à constater, elle exige cependant de celui qui l'étudié une grande habitude des procédés anatomiques, et surtout des injections du système absorbant; aussi voyons-nous tous les anatomistes qui se sont livrés à des recherches spéciales sur ce système s'accorder pour admettre la continuité des alTérents et des efférents. Dans ce nombre Je citerai Ruysch, Albinus^ Mcckel, He\\son, Hunter, Mascagni, Haasse, A. Lauth, etc. Les auteurs qui étaient moins familiers avec l'étude des vaisseaux absorbants, tels que Malpighi, Morgagni, Abernethy et quelques autres, se sont refusés à admettre cette continuité, et ont cherché
à dé[nonlr;;r que tous les ganglions se composent d'une aggloméntioo à: cellules dans lesquelles le chyle et la lymphe seraient déposés par la dissions terminales des vaisseaux afférents, et puisés ensuite par les nàk\.) des conduits efférents. Cette opinion a trouvé de nombreux partisans; c est aujourd'hui généralement admise.
' On ne saurait contester que parmi les glandes lymphatiques il en ts: . grand nombre qui paraissent creusées de cellules ou alvéoles; quelq^— unes le sont réellement. Mais l'existence de ces cellules se rattache iuD ?*.. pathologique. 11 n*est aucune classe d'organes qui, dans Tcnfance et mt' :. dans toute la première période de la vie, soit plus fréquemment lo ^:'. d'engorgement inflammatoire aigu ou chronique. Si Ton réfléchit que le fT micr effet de cette inflammation est la coagulation du chyle ou de li l^uphe; que cette coagulation a pour conséquence la stase de ces liquldi*$. . dilatation momentanée ou définitive des vaisseaux au-dessous des p*. 'oblitérés, et assez souvent la suppuration, la perforation de leon yr rois, etc., on comprendra sans peine que, sous l'influence de ces divers t : • quelques-uns des capillaires qui composent les ganglions s'oblitéivr . sur certains points, se dilateront sur d'autres, et qu'ainsi modiGé ààu ; structure^ le plexus intra-ganglionnaire paraîtra plus ou moins colloU-ui. '• la glande a été le siège d'une inflammation légère, elle n'offrira que :aréoles clair-semées ; si elle a été très-vivement enflammée, elle ponrra offrir un très-grand nombre. Sous ce point de vue, les glandes prése^* . en effet beaucoup de variétés : celles qui sont peu aréolaircs offrent consistance plus ferme ; le mercure les envahit rapidement et pénètre pr-* que simultanément dans les capillaires et dans les efférents ; celles qai "très-celluleuses se laissent au contraire difficilement pénétrer; l'injec't passe des afférents dans les efférents sans les remplir ; et si on I» ; «7 ' directement, on obtient le même résultat, ou bien on injecte seultm une partie de leur substance. I^our bien voir cette disposition cellule oie. . faut faire dessécher une glande injectée au mercure et l'inciser ensuite.
Mttlpighi et Morgagni se sont égalenient trompés pour n'avoir pas (• assez compte des altérations cadavériques et pathologiques de ces orgu^.
Cruicksanck admet les deux modes de structure : c J'ai vu, dit-il, ;• . » sieurs fois des ganglions se transformer, sous l'influence de l'injectioo. ' 9 véritables pelotons de vaisseaux lymphatiques. Mais j'ai aussi inii^- 0 nombre de glandes où il n'y avait pas la moindre apparence deoln ■ A cément vasculaire, et où l'on ne trouvait que les branches radiéts <i * 9 vaisseaux afférents et efférents avec leurs cellules intermédiaires settW • Ces assertions sont exactes. Mais les faits les plus précis en apparence denu dent souvent à être interprétés si l'on veut en dégager la véritable vakur Cruiksanck a observé très-souvent dans les glandes lymphatiques des a! Iules, parce que très-souvent ces glandes sont altérées dans leur teltu^ comme les auteurs qui précèdent, il a pris un état pathologique pour ! «•<' normal : de là son erreur.
De toutes les considérations qui précèdent Je crois pouvoir coodore^les afférents et les efférents se continuent directement dans répaiaror en ganglions, à peu près comme les artères et les \eiûes se coatinwfit dis-*