DU SYSTÈME LYMPHATIQUE CHEZ LES VERTÉBRÉS
la (rame de nos organes, lis sont reliés entre eux par un plexus de capil- 1.1 ires, comme celles-ci le sont par les capillaires généraux. De miîmc que 1<> vaisseaux sanguins passent à travers nos tissus sans s'ouvrir sur aucun |)(ti[it de leur trajet, de môme aussi les vaisseaux lymphatique^ passent à travers les ganglions sans s'ouvrir dans aucune cavité intermédiaire. Autretiii:^ ou admettait des cavités semblables entre les vaisseaux à sang rouge et l''s vaisseaux à sang noir pour se rendre compte du mécanisme de la nutrilion ; aujourd'hui on les admet entre les afférents et les efTérentspourexpli- \]\u*T le mécanisme de l'élaboration du chyle et delà lymphe. Mais Tobserval ion n'a-t-cllcpas surabondamment démontré que tous les échanges entre le sang et les tissus s'efTertuent à travers la membrane amorphe des capilhiiros ; de ce fait, ne sommes-nous pas autorisés à tirer la conclusion que h'^ échanges qui ont pour but l'élaboration de la lymphe s'opèrent aussi à travers les parois des capillaires lymphatiques?
D. Artère* et Tciaes. — Les vaisseaux sanguins prennent une part fort importante à la constitution des ganglions lymphatiques. Peu d^organes en p'»-<ù(lont un aussi grand nombre. Pour juger de leur multiplicité il faut injecter avec un liquide pénétrant les artères et les veines mésentériques. Aprè> l'injection on pourra remarquer dans chaque ganglion une telle l>roru$ioii de vaisseaux qu'ils semblent en être presque exclusivement corn-
jm»m}s.
Uuelques artères pénètrent dans ces organes en suivant le trajet des troncs lymphatiques qui s'y rendent et qui en partent ; mais la plupart s'y rondent en suivant un triQ^t indépendant. Elles se rami 6 en t d'abord dans la [>arlic périphérique et de proche en proche dans toute l'épaisseur du gan- -rlioii. Telle est ladisposition que nous révèlent les injections. Elle diffère beaucoup de celle que nous donne M. Bannis, interprète fidèle des travaux ^Mibliés en Allemagne. tLes artérioles, nous dit cet auteur (qui sur ce point tniduit plus spécialement les opinions de His), pénètrent en général par le liilr et se distribuent à la substance centrale; les branches principales se trouvent donc au centre, tandis que les plus fines ramifications se trouvent à la limite de cette partie centrale. » Ainsi, la partie corticale ou périphéri- 4]uo serait presque dépourvue de vaisseaux sanguins 1 Userait dinicile de ct»inmettre une plus giande erreur.
Les veines semblentplus multipliées encore que les artères. Quelques-unes suivent la direction de celles-ci ; mais elles sont généralement indépen* «lantes.
Los nerfs pénètrent avec les artérioles. lisent été signalés par M. Schaffucr quia cru voir aussi sur leur trajet de petits ganglions nerveux, dont Texistenco Il est pas suffisamment établie.
m. — nr système lymphatique considéré chez les animai x.
Les vaisseaux lymphatiques n ont pas été observés jusqu'à présent dans lrï> animaux invertébrés: mais leur existence a été constatée chexles poisrous, les reptiles, les oiseaux elles mammifères.
Dans Us poissons^ où ils ont été découverts par
80ik AN6I0L0G1E.
à notre époque par Fohmann, puis par MM. Agassii, Vogt et Ch. Robio, \\ ne présentent ni valvules sur leurs parois, ni ganglions sur leur tri/ ' A la place de ces ganglions on trouve des plexus, dont le plus importaest compris entre les tuniques muqueuse et musculeuse du canal intt«' nal (1). Les vaisseaux offrent des communications nombreuses a^ec le »?; tème veineux.
Dans les reptileSy les lymphatiques sont aussi dépourvus de gaoglî .* mais ils offrent sur plusieurs points des rudiments de valvules. En ootn. •. observe dans cette classe des vésicules pulsatives, décrites parPaDitza-. MuUer comme des agents d'impulsion, comme de véritables cœun dftt '. * à accélérer le cours de la lymphe. Muller en a trouvé dans les grenoaill'les crapauds deux paires : une sous la peau, à la région sciatique ; l'a. :■ plus profonde, sur la troisième vertèbre du cou. Leurs pulsations, indé;^> dantes du cœur, ne sont isochrones ni en haut ni en bas, ni à droite i. . gauche ; les supérieures versent la lymphe dans une branche de la u.ijugulaire, et les inférieures dans une branche de la veine sciatk|a«.</< dernières ont été aussi aperçues dans la salamandre et les lézards: ilf>t <*& semblable qu'elles existent également dans les serpents et les tort net. Pin.:: qui compare les mouvements qu'elles exécutent à la diastole et à U^t^:. du cœur, les a enlevées sur plusieurs grenouilles, et il a vu avec étocoemleurs pulsations augmenter de force et de fréquence, et ne cesser eati..*^ment qu'au bout de deux heures (2).
Dans les aiseauxj ces vaisseaux ont été aperçus d'abord par Hanter. ' ont été décrits ensuite avec soin et plus complètement par He^-son, eld' Jours par Fohmann, par Lauth et enfin par Panizia. Leurs val^olo encore imparfaites ; mais quelques glandes commencent à se mootRr -.r leur trajet. Celles-ci cependant n'existent qu'à la base du roo et dir> . cavité du thorax ; dans les autres parties du corps elles sont remplace y des plexus qui paraissent communiquer sur plusieurs points avecle inifs veineux (3).
Dans les mammifères^ le système lymphatique arrive à son plus haot<iTde développement. Les vaisseaux sont plus volumineux et plus nombir. les valvules se multiplient et se complètent ; les plexus diminuent, tti: que le nombre des ganglions augmente. Enfin les communications atfi veines deviennent de plus en plus rares. Dans les mammifères dont le i^intestinal offre peu de longueur, les glandes du canal intestinal se npf«'chent et forment un groupe particulier connu sous le nom de ^»*~ d'AselH (li), mais qui serait mieux nommé ganglion d'Aselli, ainsi qoek remarquer M. Milne Edwards. — Dans quelques espèces, le caoal thorscif se dédouble sur sa moitié inférieure ou sur toute sa longueur: cbask (^ val, on remarque que la grande veine lymphatique est unie à ce
(1) Voyez Touvrage de M. Milne Edwards^ Leçons de physiologie ei iti parées^ 1859, l. IV, p, 473 et suîy.
(2) Milne Edwards, Ijtçons de phys., t. IV, p. 481.
(3) Milne Edwards, id., p. 486.
(4) Milne Edwards, id., p. 489-
plusieurs grosses branches anastomotîques, en sorte qu'elle peut le suppléer lorsqu'il se trouve oblitéré.