LYMPHATIQUES
Les deux anatomistes les plus célèbres de l'école d'Alexandrie parlent des vaisseaux rhylifères en termes qui démontrent clairement qu'ils en ont constaté l'existence.
Erasistrate rapporte qu'il a vu dans le mésentère de jeunes chevreaux des canaux remplis de Uit; il les considéra comme des artères, et par conséquent il se méprit a la fois et sur leur nature et sur leurs fonctions.
HÉROPuiLB, eu présence du même phénomène, fit preuve d'un esprit pins invcstigateux. Non>seulement il reconnut dans le mésentère des animaux qu'il soumit h. ses vivisections la présence d'un ordre particulier des vaisseaux que distendait un liquide d'apparence laiteuse : mais ayant remarqué que ces vaisseaux partaient de l'intestin^ se dirigeaient vers le bord adhérent du mésentère, et se terminaient, dans des corps glanduleux situés entre les deux lames de ce repli, il fut conduit à les considérer comme des veines. De là nous devons conclure qu'il en a clairement connu l'existence et la nature. Il paraît aussi en avoir compris loH usages; sur ce point toutefois il s'exprime d'une manière moins explicite, et en laissant planer le doute sur leurs fonctions il ne réussit point b fixer sur eux l'attention de ses contemporains, et moins encore celle des anatomistes qui le suivirent.
6AL1E5, dont l'autorité toute-puissante régna despotiquement dans les écoles pendant quatorze siècles, ne rappelle les observations d'Hérophile que pour les combattre. Les chylifères ne sont apparents que pendant la durée de la digestion et au moment même ob l'on ouvre l'abdomen; il fallait donc pour constater Texistence de ces vaisseaux les observer 6nr un animal vivant, et avant qu'ils se fussent vidés au contact de l'air. Galien en cherchant a vérifier les observations d'Hérophile, ne s'étant pas soumis à cette double condition dont il ignorait l'importance, n'a pu les confirmer; de U Terreur daus laquelle il tomba lorsqu'il entreprit de les réfuter.
Cependant les aliments introduits dans le tube digestif fournissent à l'économie entière des sucs réparateurs. Comment ces sucs, qui plus tard prirent le nom de chyle, passent-ils de la ravité intestinale dans le torrent circulatoire, chargé de les disséminer ensuite dans toutes les parties de l'organisuio ? Galien comprit l'importance que présentait pour la physiologie la solution de cette question. 11 avança que les sucs nutritifs étaient puisés à la surface de la muqueuse digeslive par les radicules des veines mésaralques, qui les transportent ensuite au foie, où à la suite d'une élaboration ils acquièrent toutes les propriétés du fluide sanguin.
Cette théorie, dans laquelle le système de lu veine (lorte était considéré comme un organe d'absorption, et le foie comme un organe d'hématose, était réellement la seule qui fût possible en se plaçant an point de vue de Galien, c'est-à-dire en niant l'existence des vaisseaux chylifères. Elle explique en effet de la manière la plus satisfaisante et l'indépendance de la veine porte, qui n'était plus alors qu'une partie du système veineux général détachée en quelque sorte pour remplir, une fonction toute spéciale, et le diamètre des branches qui la composent beaucoup plus considérable que celui des artères correspondantes, et enfin le volume si remarquable du foie. Aussi fut-elle accueillie avec la plus grande faveur : l'empire dont elle jouit survécut longtemps à la ruine des autres doctrines développées dans les œuvres de cet homme célèbre, et se maintint dans toute sa force jusqu'au xvi« siècle, môme après qu'on eut découvert une seconde fois les vaisseaux lactés.
Nous ne saurions donc nous étonner que dans une aussi longue période on ne trouve aacnn auteur qui fasse mention des vaisseaux lymphatiques.
Nicolas Massa, en 1532, aperçut sur un cadavre humain certains canaux ou conduits qui naissaient des reins, conjointement avec l'uretère, et qui ne sont pas toujours visibles.
Fallope, vers la même époque, observa sur la face inférieure du foie quelques vaisseaux qui allaient se terminer dans les glandes situées au voisinage du pancréas, vaisseaux qu'il dit contenir un suc huileux, jaune cl un peu amer.
De ces deux anatomistes le dernier a cerlainement vu les lymphatiques du foie. Le premier parait avoir ob'^ervé ceux du rciu, mais sans les suivre jusqu'à leur terminaison, ce qui permet d'élever quelques doutes sur la valeur de ses observations.
EusTAcni, en 15G3, vit le canal thorarique sur un cheval, et le décrivit sous le nom de rena alfta lhornri^\ dans les lerinos suivants : a Du tronc de la veine sous-clavière gauche » s'i'tend un grand prolongement qui est plein d'une humeur aqueuse, et se divise près de sa » naissance en deux branches, lesquelles se réunissent bientôt pour reconstituer un seul >} tronc ; celui-ci se porte vers le cMé gauche du rachis, traverse le diaphragme, arrive » jusqu'au milieu des lombes, oii il s'élargit en entouraut l'aorte, et se perd en présentant nn » mode de terminaison qui ne m'est pas encore connu. »
806 ANGIOLOGIE.
Cette description suffit assurément pour établir U n^alitë des droit» de l'tBftiomlstr m-. k la découverte du principal Ironc du système! lymphatique. Elle atlc&te aa»M t|« . ï méconnut la véritable origino, de même que Nicolas Massa et FalWipe avaient u «" véritable terminaison des vaisseaux qu'ils avaient vus partir du foie el du rein. Tt>u« .i-» ' demeurèrent surtout dans l'ignorance la plus complète sur les fonctions de re% vu.>^ . * Aussi ces découvertes partielles, celle môme du canal thoractque, inalgr^^ m c'« importance, eurent -elles le sort de toutes les acquisitions <iui ne $« reotm mandent « 1 »: • tion d'une époque par aucune application capable de confirmer ou de b<*unrr lr« : i reçues : jugées inutiles, elles furent à peine remarquées et bientôt complttcmrDt • u: .
Le 22 juillet 1622, Gaspard Aselli, anatomiste italien, découvre de uouv«-aii lr> v» <>> chylifères. En se livrante quelques recherches sur les mouvements du diaphraitme, il ot sur le mésentère d'un chien des cordons blancs, opaques, qu'il prend d'abord fv *«.<> filaments nerveux. La section transversale de l'un de ces cordons ayant été »uivit> A* I • lement d'un liquide analogue au lait, il reconnaît leur nature vav'ulaire et \e^ r«»a< comme un nouveau genre de veines qu'il désigne sous le nom de veittfx Inritf^n. Aptt . s' < confirmé sa découverte par de nombreuses observations faites non-seulonirnt %ur 1^^ rimais encore sur des chats, des agneaux, des vaches, des cochons, et mi*mr ^ur .m qu'il acheta dans ce seul but, le mùme auteur constate soit l'analogie du hqui<te qi.. dans les veines lactées avec celui qui existe a la surface de l'intestin pendant la dar« * digestion, soit la présence simultanée et intermittente de ces deux liquides. Appuvr « fait important, il n'hésite pas b affirmer que les veines lactées sont les ageul5 dr \ tk-^ du chyle.
Aselli eut donc le double mérite de démontrer clairement l'existence des vaiss^^ani \\ tiques du canal intestinal et la nature de leurs fonctions : sous ce dernier point de ^«« beaucoup plus heureux qu'Hérophile, qui avait vu aussi manifestement l'organe, l..^.« avait vaguement déterminé les usages.
Pour compléter le développement de cette nouvelle doctrine sur l'absorptiflo di <-* ^ importait de bien connaître le mode de terminaison des chyliferes. Ce problème Mi^.i b résoudre ti. une époque oii l'on ignorait complètement l'art d'injecter cc^ vai^^i*. -. 1 sagacité des anatomistes de l'école d'Alexandrie avait dcja échoué dans rrlte rr*fr-- Aselli échoua à son tour : ainsi qu'Hérophile, il avança que les \eine.< laru^s, aiirc-» traversé les corps glanduleux placés dans le niésentère, se dirigent vers le Unr •>• ■ ■ terminent.
Deux circonstances se réunissaient alors pour pousser les observateurs ûmm% 1 1 1* fatale. D'une part, en effet, les lymphatiques qui viennent de l'intestin et reux qui 4^^ du foie convergent vers les mêmes glandes, en sorte qu'ils semblent s*» ioatjT*B'r !• constater qu'il y avait ici simplement convergence et non continuité, il aurait falîo *■••le sens suivant lequel s'opère la progression du liquide dans les vaisM^aux éinam'^ «1c ' qui n'était possible que par un examen attentif de la direction des ^alrules ou fiar : i-.d'une ligature. D'une autre part, la doctrine de Galien était alors toute-puisAA ii.auteur ne doutait que le foie ne fût pour le chyle un organe d'élalioralion. Awl"... « par le courant scientifique de son époque, contre lequel l'insuffisance de m-s ntwri^m: • lui permettait pas de lutter, fut ainsi conduit, à son insu, à admettre que l« « rii^ ; - terminaient réellement dans le foie. En dépossédante >eine porte de ses proprtetr-% m1 ^r*. il laissa au foie son rôle élaborateur; et sa découverte, qui devait avoir fMiur eii9^«^«> renversement de la théorie galénique, parut d'abord en être une ronfirmation.
L'existence des vaisseaux absorbants de l'intestin, malgn^ les faits précis mit lf-*-i»« reposait, ne fut pas admise cependant sans contestation. La plupart des auteurs n î <«- rajouter foi. Quelques-uns, plus exaltés dans leur seplicisme, unirent leur» elTt^rit i^ ».- % sur celte découverte la flétrissure du ridicule. Riolun, qui s'était montré m ii«4'- it attaques contre la doctrine de la circulation, sembla réclamer aussi Thonneur du p- • . • parmi les adversaires d'AselIi.
Au nombre de ces adversaires on remarque avec surprise un homme rélebre «TTse •-* pénibles et une justice tardive semblaient devoir rallier à la cause dr la vi--.: M plusieurs animaux, dit Harvey, on ne trouve nullement ces ranaux thil»'--* M quelques-uns on ne les trouve point en tout temps. Or, des vaisseaax.desliors â :* • • » sont nécessaires h. tous les animaux et doivent exister dons toutes le\ eirrou^Un-*"» un autre passage il ajoute : « il est évident que le chyle qui est destiné an -^ r » animaux est porté des intestins par les veines mésarafques, el il n'est px* • •■ * » nous cherchions une nouvelle voie par les veines lactées. » llarvey % un a r • ••* au ftttto de la gloire. Son opinion entraîna bientôt tous les analomiMes : et I. i • Gniien, proclamée de nouveau pur un défenseur aussi puis«^nt, se raffermit sur s.-» ••*• instant ébranlées. Pendant quelques années on classa leschylifères parmi les êtres -•». t • et l'anatomistc qui avait osé les découvrir parmi les visionnaires.
Aselli mourut en 1626, avant d'avoir publié le résulUl de st»s tnivaux, et *«.-• ». la satisfaction de confirmer sa découverte sur l'homme, bien que ses r«f ben b*» »-• •
rla^<ies de mammiréres l'eussent porté depuis longtemps h affirmer que les vaisseaux lactés tie^ aient également exister chez lui. — Ce fait confirmatif fut observé pour la première fois en t62H par (lasscndi et plusieurs médecins de sa connaissance, sur uu supplicié ouvert une Iieure après sa mort. Vesliug, en lG3h, aperçut aussi les vaisseaux lactés chez l'homme et les fit représenter dans une planche peu satisfaisante d'exactitude. Ces observations ayant li\t' l'attention des physiologistes, de nouvelles expériences sur les animaux furent instituées et tinrent ébranler peu a peu Tincrédulité générale. Les travaux publiés sur le même sujet, eu 1639, par Folius et Tulpius, en 16^1 par Wallée, achevèrent d'établir l'existence des rbylifëres, en élevant définitivement la théorie d'Aselli sur les ruines de celle de Galien.
Malgré toutes ces recherches, la véritable terminaison des vaisseaux absorbants de l'intestin d« iiieurait inconnue. Cette partie fondamentale de leur histoire fut dévoilée en 1660 par Jean FFcori-T, pendant qu'il se livrait à l'étude de Tanatomie sur un chien : le môu:e hasard qui avait révélé a Aselli l'origine de ces vaisseaux, montra à Pecquet leur terminaison. Ce deruivT, s'appuyaut sur des observations multipliées, avança que les chylifères, après avoir traversé les glandes méscntériqucs, vont se jeter dans un tronc commun, qu'il démontra être le eanal thoracique autrefois aperçu et décrit par Eustachi, mais oublié depuis un siècle environ. Dès lors il fallut reconnaître que le chyle ne passe point par le foie, et qu'il arrive direetemenl dans le torrent circulatoire en péntltraut daus la veine sous-clavière gauche.
Aselli avait (léiK)uillé la veine porte de ses fonctions absorbantes ; Pecquet enleva au foie vs fonctions d'hématose : ainsi s'érroulu la doctrine de Galien. De toutes les découvertes i!< nt s'est successivement enrichi le système des vaisseaux lymphatiques, il n'en est aucune qui offre un plus vif intérêt; son importance dérive surtout de la subite clarté qu'elle n-pand sur les fonctions de ces vaisseaux.
Pecquet, en fixant son attention sur l'origine du canal thoracique qu'Eustachi avoue ina/'nument n'avoir pu saisir, reconnut que dans ce point le tronc principal des lymphatiques offre des dimensions beaucoup plus considérables que sur les autres parties de son trajet : d ou le nom de ritetfie, de réservoir du chyle sous lequel il crut devoir le désigner. L'ouvrage qui renferme le fruit de ses observations' souleva d'abord une vive onposition ; cependant, romme il s'agissait d'un fait facile à constater^ son évidence désarma bientôt les anatouiisles «{ui cberehèrent a l'observer.
Fn jetant un coup d'œil sur l'histoire du système lymphatique depuis les temps les plus anciens jusqu'aux travaux de Pecquet, on remarque avec quelque étonncment que les nouons dont elle s'est peu a peu enrichie sont exclusivement relatives aux chylifères. Jusqu'alors, en effet, on avait cru que ers vaisseaux n'appartenaient qu'au conduit intestinal. Leurs fonctions toutes spéciales concouraient puissamment à entretenir cette erreur. La découverte de leur i-oiiiinuité avec le canal thoracique ayant donné une nonvelle impulsion aux recherches, les at quiMtions se multiplièrent; on reconnut que les absorbants ne naissaient pas seulement des iittesiins ; qu'ils entraient comme élt^ment important dans la structure de la plupart des c*t v'anes; qu'ils constituaient en un mot toute nne grande classe de vaisseaux, un véritable système vu rajouté a celui des artères et des veines.
VfjiLi?cc, en 1C49, entra le premier dans celle voie nouvelle. Les chylifères allant se jeter dans le conduit thoracique et non dans le foie, cet auteur eut rheureuse pensée de rechercher a son tour le mode de terminaison des vaisseaux qu'on avait vus se diriger des glandes du Tiié>entère vers l'organe séci«'teur de la bile. L'étude attentive du cours de la lymphe lui \ • rtiiit (le constater lu véiitable origine de ces vaisseaux, leur trajet descendant et enfin leur embouchure dans le canal thoracique. De plus, il vil sur la face convexe du même organe un vaisseau considérable qui traversait le diaphragme pour pénétrer dans la poitrine. Ces «uisM^aux, ptirtanl <!a foie pour aller se jeter dans le tronc central du système absorbant, ne |H)uva>ent être consiilérés comme des vaiv^eaux lactés ; et cependant ils étaient de même n.iture. Les vai>seaux Munrs n'appartenaient donc pas exclusivement aux intestins; ils appartenaient ans^îi uu foie. Toile fut la conclusion de ses recherches.
Kn 1651, Olaiis Ridbeck, frappé sans doute des observations de Vesling, fut porté k •^tupronncr que les lymphatiques pouvaient bien exister dans d'autres parties que le tube irtoiir.nl et le foie. Après avoir reconnu l'existence des absorbants qui rampent sur les deux f Hcs de ce dernier organe, il porta ses investigations sur d'autres points, et aperçut plusieurs \ lisvraux de inrinr apparence sur le dtUroii supérieur du bassin, dans le thorax, sur la surface d.x p.>uiiions. Loxivience de ces vaisseaux sur des points aussi ilifférents conduisit l'auteur de I .s dvcouvertes partielles it conclure par analogie qu'ils cxiNlent dans tous les organes : le pi «mer, Itudterkosa ériger en système les lymphatiques qu'il appela t aisseaux séreux, pal I e qu'ils < harient un liquide semblable au sérum.
Il existe donc trois grandes époques dans Ihisltûre géuêrale de ce système; et a chacune drllts on [M'Ut raltarlier un nom propre :
A la première celui d'Aselli, qui découvrit l'origine des vaisseaux chylifères.
A la seconde celui de Pet quel, qui démontra le trajet et la terminaison de ces vaisseaux.
A la troisième celui de Kudbeck, qui vit les lymphatiques proprement dits et généralisa leor e\i Menée.
Quelques auteurs ont rcTcndiquë en fateur de Th. Bailbolin l'honneur dr rettr t^t^r%: tion. D'autres Tont altribu<f à l'Anglais George JolyfT. Ces trois auteurs, rn eff» t, ^> In ;« presque simultanément aux mêmes recherches. La priorité rependant nous parafi «t<i ..* accordée à Rudbcck. Le passage suivant qu'on lit dans les écrits de Bartbtilin f^t «•»i.fw .' qu'il avait en connaissance des travaux de ce dernier. « I^ nom de térruj-y dit-tl. quelques-uns ont donné à ces vaisseaux^ ne me platt point, n Et en effet, il le« d^^r^ ^ • nom de vaisseaur lymphatiques. Comme il fut le premier qui publia uu traité svt W^y^ absorbant et qu'il jouissait d'une grande réputation, un assez grand nombre de mé%Ux\' firent aucune difficulté de lui concéder cette découverte. Quant à Jolvff, ses drotu rrp sur les déclarations de Glisson, de Gharletton et de Bayle, qui rapportent qu'en 16M i: montra des vaisseaux se distribuant dans presque toutes les parties du corps et rcf.fi-^ une humeur aqueuse. Les recherches de ces trois anatomistes sont lois d'offrir lu c valeur; et c'est surtout par leur comparaison qu'on arrive à réclamer en faveor de Ri les avantages de la priorité; les travaux de ce dernier anatomiste sont très-sopé de Bartholin et de JoIyA".
Les notions qui furent ajontécs plus tard k l'histoire du système lympbatiqoe que des faits de détail. Ainsi, en 1665, Frédéric Huysch s'occupa des valvul» de ce *t*« plus tard, Antoine Nuck décrivit les absorbants du cœur, de l'utérus, de l'ovaire et <*«^ * Richard Haie observa ceux qui sont situés autour de la mâchoire inférieure; KrcVr *• M injecta au mercure quelques-uns des lymphatiques superficiels de la cui^s*' et d& Ir** l'homme; Jean Hunter par le même procédé, fit pa>ser ce métal dc^ ^laDdt* y* jusqu'au canal thoracique ; Hewson fit représenter dans ses planches ce w'nie M-<c>-mr & l'avoir observé dans les oiseaux, les reptiles et les poissons, etc., etc.
Ces dernières découvertes et quelques autres moins importantes parurint s<iere««.>T dans l'intervalle qui s'écoula depuis la publication des écrits de Pecquet, Bartbt»lia tx i
2ui eut lieu en 1652 et 1656 jusqu'en 1780, époque il laquelle deux hommes . £. . minents, Mascagni en Italie et Hv^ter en Angleterre, entreprirent une révision «t^aip • : tous les travaux publiés sur ce sujet par leurs prédécesseurs.
Le premier, après huit années de recherches non interrompues, réunit a toutes W a'** tions positives de la science le grand nombre de celles qui lui étaient propns, les fit rer*<« « dans des planches magnifiquement gravées, et éleva amsi ii la science un moDQiDet.t àS ■ sable.
Le second, préoccupé surtout des fonctions du système lymphatique, s'attacha a n'u* ce point de vue les expériences qui avaient été publiées, les répéta, les varia <io nulle o. . et montra enfin la communauté ou plutôt l'idenlité de leurs fonctions en les Tv^jimx^i « , mot : l'absorption. Dès ce moment le système lymphatique et le système al>s4irb&rt ^ dirent dans une même appellation. Cette théorie heurtait toutes le> iiliVs rtvu*-*^. tlr-> comme Pecquet, en démontrant la continuité deschyliferes avec le canal th^ira- .;«.-. . prouvé sans réplique que cette classe de vaisseaux absorbe le chyle, et mmij «■ • k . part on ne pouvait contester Te xtrè me analogie qui existe entre les Ivmphatiqoe» «te : et ceux des autres parties du corps, elle fut non-seulement admiM*, mais rtuirA'- « ardeur; les esprits y étaient préparés depuis longtemps; et lorsqu'elle parut, tlU rt l quelque sorte que satisfaire l'attente générale.
Hunter semblait avoir établi sur une base inébranlable l'absorption exrlui.v^ -«i' vais.seaiix lymphatiques. Cependant les expériences faites au eomniencemeot dr rt \^ - Magendie et Delilie en France, Tiedeiiiaun et Gmeliu en Allemagne, Klandria r* Fr en Angleterre, ont réhabilité les veines dans leurs fonctions absortiontes* L< »t*uc t v. et le système lymphatique, après avoir été tour il tour considérés comme les agv uU va. %% l'absorption, se partagent aujourd'hui cette importante fonction.
Depuis Hunter et Mascagni plusieurs travaux imiwrtants ont été pul>ltés sur le* vaa»-;. lymphatiques.
PaniKza, en 1830, a injecté avec un rare bonheur les absorbants àv la Tcrfje et «la v^ . chez l'homme et chez plusieurs mammifères, entre autres le cheval, le taure^s, le ^\trt ■ en 1833, le même anatomiste a fait paraître se> re<^hen lies sur len vaisseaux lvnipt^-far« reptiles dans un ouvrage important, non moins remarquable par l'exactitade de^ dr»-n«« que par l'habile exécution des planches qui raccompagnent. La même aoDée, F«^«a-. publié le résultat de ses observations sur l'origine des absorbants de la peaa, «i<« v^»;^-. ■ et des séreuses. La dirou verte des réseaux, qui date de celte éiH)que, appartwat fvwrcm* ment ii ces deux explorateurs ; Tanatomiste italien nous avait montré cesréMm ««f If viscéral des séreuses ; ranalnmiste belge nous les montre sur les sorfarea interne et eMerne. Tous di-ux par leurs travaux ont bien mérité de la Kohmann ont un cara<ière plus général ; ceux de Panirza sout pla% exart«^
Ajoutons enfin que les recherches nio<lernes ont démontré l'existence des tiqnes de la laujiue, du larynx, de la Irueliéo et de» broncbes, du voito do df 1.1 prostate^ etc. Elles ont eu pour avantages aussi de nous faire micVK de ces vaisseaux, et celle des ganglions lymphatiques.