ARTICLE
DES VAISSEAUX LYMPHATIQUES EN PARTICU I.IEI
Dans l'f'liidc dus vaisscatix lymphaliques pn parliculier, nous ptMa-e<;> ■ de leur origine vers leur (crminaisoD, cd les rallacliant aut gangli<vi- ' lesquels ils conkergcnl.
§ 1. — Des ganclioss du pli be l'aihe «t des TAissEAr\
LÏHPBATIOtlES QUI S'ï HEltDENT.
I.cs ganglinns qui occupent la région inguinale w diviicnl en kupcri et profonds.
I.i^s ganglions inguinaux supcri'rii'ls ou snii»-cinaii6a »onl la pluparl, autour de rcmboucliiitt' Hc ta icîne laphèoe élevés reposent sur le pli de l'aiui' il»itl ils nuiront hj' îurÉriGurs fc trouvent situés A li mi 7 r>-j]liinëlrct crurale. E.a cuuclie que formeal i'i-> ;;Fiiiglicin« a pottr ! ligne verticale qui passerait sur I i-imw ilinqi dedans, une autre ligne panilK Ir i Im iTécédmiIft' pubienne. Ollc couche est forni)-' <luii'».ipurlioi pusi^â, et sur sa périphérie de guti; li'Hii isulfgidiiidll^ par une de ses races au fenilU-i {iinlouf) du k ''~ ^
dans celle région les caractères ii 'Ai^t»i,|e,
■u fuscia cribrirurmù qu'elle
Le nombre des ganglions superficiels varierait, selon Mascagni, de sept à treize. Mais il est en général beaucoup plus considérable, et peut ôtre évalué en moyenne d dii-huit ou vingt. Les inférieurs sont les plus volumineux; les autres présentent les dimensions d'un pois ou d'une amande. Quelques-uns sont trtVminimes. — Leur forme est celle d*un ellipsoïde aplati. Cependant on en rencontre aussi de sphéroïdes, de discoïdes et dMrréguliers.
Les ganglions profonds sont beaucoup moins nombreux que les précédents. 11 en existe rarement plus de trois à quatre. Mascagni dit en ayoir observé sept ; mais ce nombre peut être considéré comme très-exceptionnel. — Ils occupent l'angle interne du canal crural. Par leur côté externe, ces ganglions s'appliquent par conséquent à la veine fémorale. Le plus élevé est situé dans l'anneau crural, entre cette veine et la base du ligament de Gimbernat.
Les vaisseaux lymphatiques qui se rendent aux ganglions du pli de l'aine sont extrêmement nombreux. Us convergent vers la région inguinale, comme les rayons d'un cercle vers son centre. A ce groupe de vaisseaux appartiennent :
1* Les lymphatiques superBciels du membre abdominal ;
2* Les lymphatiques profonds du même membre ;
3<* Les lymphatiques superficiels de la région fesslère;
U^ Les lymphatiques superficiels de la moitié sous -ombilicale des parois de l'abdomen ;
5** Les lymphatiques superficiels des organes génitaux externes de l'homme ;
6* Les lymphatiques des organes génitaux externes de la fenmie ;
7^ Les lymphatiques superficiels du périnée.
A. — ValMeftox lympkalUoct Mperflcleto ém WÊtmhre aMWMlaal.
Injection et préparation, — • i^ Faire choix d'un sujet adulte, du sexe masculin, extrêmement maigre.
30 OuTrir crucialement l'abdomen, enlever les tiscères abdomioanx, diviser le rachis k l'union de ta deuxième avec la troisième vertèbre lombaire, isoler ensuite le membre abdominal droit en divisant : d'une part les branches horizontale du pubis et ascendante de l'ischion, de l'autre Tarticulation sacro-iliaque, ainsi que les parties molles correspondantes ; et opérer sur le membre abdominal gauche.
3^ Introduire entre les orteils, et appliquer sur toute la plante du pied, quelques heures avant Tinjection, des rompresse^ mouillées ou des fragments d'épongé humide, afin de ramollir l'épiderme qui recouvre ces diverses parties, et de pouvoir ensuite l'enlever à l'aide d'un M-alpel convexe promené k leur surface. Cette desquamation préalable est d'une haute impor* lance ; si on la néglige, au moment où la pointe du tube sera enfoncée dans les téguments, celle-ci, agissant comme un emporte-pièce, taillera une couronne microscopique d'épiderme qui en oblitérera l'orifice; l'opérateur sera alors condamné îi briser l'extrémité de celte pointe,
3ui pourra devenir trop volumineuse, ou bien à changer le tube, et dans les dctix cas il emeurera exposé au même insuccès tant que la desquamation épidermique ne sera pas complète. Pour éviter de recourir k chaque instant li la lampe a alcool, ce qui entraînerait une perte de temps considérable, il importe de préparer d'avance une douzaine de tubes parfaitement effilés et enroulés de soie écrue à leur grosse extrémité. Si l'on veut perdre moins de temps encore, il sera avantageux de monter ces divers tubes sur un ajutage particulier : c'est dans ce but que j'ai fait joindre itrappareil usité une demi-douzaine de ces ajutages.
6» Faire usage d'une colonne mercurielle de la hauteur de 30 k ^0 centimètres et de tubes dont la pointe ne soit pas trop longue, enfin qu'elle soit moins fragile.
50 Piquer simultanément chacun dos orteils sur leurs parties latérales, au niveau de l'union de la seconde avec la troisième phalange, en dirigeant très-obliquement la pointe du tube de mioière li labourer U superficie du derme. Lorsque la piqûre est heureuse, le mercure
81/i ANGIOLOGIE.
pénëlrc dans le rc^seau qui entoure l'extrémité des orteils : celte péoétratÎMD est anBopur une petite tache cendrée qui apparatl instantanément, et dans laquelle on «ni e\ peut distinguer une intrication de vaisseaux capillaires. Il est inutile de laisurr roiUf pointe du tube plus de trente k quarante secondes; si dans ce laps de temps le nuaL^*" < raracléristique. ne s'est pas manifesté, on doit peu compter sur wn apparîti«>îi ; u ■ alors faire dans le voisinage une autre piqûre^ qui sera suivie d'une troisième on de plc«r . autres, si les premières ont été infructueuses.
6° Piquer les téguments do la plante du pied sur les divers points de Irur Mrfjr^ • . principalement au niveau de leur partie moyenne ou concave, oii les réseaui wnt « wrment riches et en général plus faciles a injecter.
70 Les lymphatiques qui partent des orteils étant remplis de mercure « leur «iric • les découvrira en enlevant la peau avec ménagement, puis on les dénudent ater îmmm e introduira directement dans leur cavité la pointe du tube. A la suite de cette ]M»L«t. métal arrivera jusqu'aux ganglions du pli de l'aine. Si cette ponction de^vai&^citsi ne f« ôlre faite sur les parties latérales des orteils où elle est parfois assez difficile, a Taidc . compre8.sion douce on pousserait le mercure jusqu'à la surface dorsale du métatarv, e' ferait sur cette région de nouvelles tentatives.
8° Enlever avec un instrument bien tranchant, et couche par couche, les trfnv l* bord externe du pied, et ponctionner les vaisseaux lymphatiques qui se pri'^*tit^tt, • avoir comprimé les réseaux plantaires pour forcer le mercure a passer dans Ic^ tn**»r« les distendre.
90 Répéter la même opération sur le bord interne du pied.
10^ Dépouiller le membre de son enveloppe cutanée, en procédant de ba.< en btt: découvrir chaque vaisseau en enlevant soit le tissu ccllulo-gr^isseux qui 1 eoloorr. ^> veines qui le recouvrent en partie.
11® Après cette préparation, si les vaisseaux sont en partie vidés, ce qoi arrive «»-.* ment, réintroduisez la pointe du tube dans deux ou trois troncs prinripaoi, rfao.v.» i w la malléole interne, l'autre sur la malléole externe, et le troisième a la pariM* '«-,' du métatarse; en quelques instants vous remplirez tout le système de> hDp::v» superficiels.
Les vaisseaux lymphaliques superficiels du membre abdomioal par un réseau à mailles très-serrées :
1° Des téguments de» orteils;
2* Des téguments de la plante du pied.
Us naissent en outre de tous les autres points de l'enveloppe culaD^'<i' .' membre^ mais par des radicules infiniment plus rares et plus difUci*' • injecter.
Le réseau lymphatique des orteils qui les recouvre complètement, e5tb» . coup moins riche sur leur face dorsale que sur leurs faces latérales ot | taires. De ce réseau partent un nombre indéterminé de radicules qu'où x converger les unes vers le côté interne des orteils, les autres Tors leur externe; en se réunissant les troncules dorsaux et plantaires fonncn; < chacune des faces latérales deux troncs principaux, parallèlesà l'artère ctéralc correspondante, au-dessus de laquelle ils sont situés. Arrivés au oiw. des articulations métatarso-phalangiennes, ces troncs coauDuniqQeat e:. -^ eux de diverses manières : tantôt les collatéraux externes d'un orteil » uoi»^ aux collatéraux internes de l'orteil voisin; tantôt les quatre truocs da n»^ c: orteil s'unissent entre eux pour former un tronc unique qui se di«if<* peu plus loin en deux troncs, lesquels se confondent a\ec les Irooi^ lr« : rapprochés. De ces communications résulte un large pletus dont les ma allongées d'avant en arrière s'étalent sous les téguments de la faco dur?du pied.
Les lymphatiques de la région plan taire naissent aussi par des ré^eaut ^ injecte avec facilité lorsque la peau a été préalablement dépouillée 4r • épiderme. Ceux-ci émeUent par leur circonférence un grand Di^cnbr -
rameaux qui montent obliquement, les uns sur le bord interne du pied, les autres sur le bord externe.
I.cs rameaux plantaires internes s'unissent en se portant en liant et en arriére» et constitue!it trois ou quatre troncs volumineux. Deux de ces troncs montent obliquement sur la moitié antérieure du bord interne du pied. Le f roisièmc, en général considérable, se place au devant de la malléole tibiale. l.e dernier est postérieur à cette malléole. Quelquefois les radicules destiliées à former le tronc antérieur vont se jeter successivement dans le tronc collatéral interne du premier orteil.
Los rameaux plantaires externes, un peu moins multipliés que les précédents, se dirigent comme eux obliquement en haut et en arrière, pour > anastomoser aussi, et produire deux, trois ou quatre vaisseaux, dont 1 un passe ordinairement en arrière de la malléole externe et les autres en avant.
Les vaisseaux lymphatiques provenant des autres parties de l'enveloppe t utanée du membre ont aussi pour origine un réseau, mais urr réseau À radicules rares, espacées et très-fragiles, en sorte que leur injection pré- >onic la plus grande difiicuKé. ('cependant, au devant du genou, ces réseaux Mtnt beaucoup moins pauvres et plus résistants; après la plante du pied et les orteils, c'est le point sur lequel on réussit le plus facilement à les injecter.
Les vaisseaux nés des divers points de l'enveloppe tégumentairc du membre se comportent un peu différemment.
Les lymphatiques digitauXy après avoir formé le plexus dorsal, montent sur la surface antérieure et externe de la jambe, en se portant un peu obliquement en dedans, croisent la créle du tibia et se rapprochent de la veine saplii^ne interne dont ils suivent ensuite le trajet jusqu'aux ganglions du pli do l'aine. Selon Mascagni, un ou deux de ces vaisseaux traversent l'aponévrose fémorale vers le tiers moyen de la cuisse pour aller s'anastomoser avec les lymphatiques profonds ; J'ai déjà fait remarquer que l'observation ne démontre pas l'existence de ces vaisseaux anastomotiques.
Le» lymphatiques plantaires in/ernr5, parallèles aux précédents et très-volumineux, se placent soit en arrière, soit au-dessous de la grande saphène, qu'ils accompagnent dans tout son trajet.
Les lymphatiques plantaires externes^ plus ou moins flexueux, suivent la face externe de la jambe et se partagent au niveau derarticulationdugenou en deux groupes secondaires : l'un, interne, qui croise obliquement le ligament rotulien en se portant de dehors en dedans; l'autre, externe, qui pas^e en dehors de la rotule et qui occupe ensuite la partie antérieure de la ( uisse. Tous deux vont se réunir au groupe principal.
Les lymphatiques qui naissent de la partie postérieure du membre s'inclinent, les uns en dedans, d'autres en dehors, et montent ensuite obliquement d'arrière en avant, puis de bas en haut, vers les troncs qui occupent sa partie an léro-in terne.
Kn considérant dans son ensemble tout le système lymphatique superficiel du membre abdominal, on voit donc :
l"* iixie ce systèmo embrasse chaque orteil à la manière d'un doigt de gant;
816 ANGIOLOGIE.
3* Qu'il embrasso le pied et laparlîc inrérieure de la Jambe aUmiti. . d'une guêtre qui serait fendue en arrière ;
3' Oue depuis les malléoles jusqu'au pli de l'aine, il (end Mat ces» - concenlrer en se ramassant comme le système vcineui snr la puii'- ': membre qui est la moins exposée A être comprimée, c'est-à-dire soi upt; an lé ro- in terne.
Il suit de celte disposition: Oue loule excoriation des orteib cl dr . plante du pied, si minime qu'elle se présente, sera une porte oa^tr.l'absorption et pourra devenir une cause d'angioleucite, ce qui est Irég.'-. en efTet;
Que toute solution de continuité qui intéressera la peau et la t<M
Fig. &18.
Fi». il».
cellulo-adipeuse sous-cutanée sera plus fâcheuse à la partie interne qu'à la partie externe du membre, surtout lorsqu'elle offrira une direction transversale.