‹ Traité d'anatomie descriptive (volume 5)Chapitre 356 sur 390 · ValMeaax lymi^batltacft profoadt eu mcoiftrc «Momteal · texte numérisé non relu

ValMeaax lymi^batltacft profoadt eu mcoiftrc «Momteal

Injection et préparation, — Ces Taisseaux ne peuvent être injectés, comme les prt'ciJdentS) par la ponction des réseaux. La méthode de Mascagni^ qui consiste h les découvrir et k introduire directement dans leur cavité la pointe du tube, est la seule qui soit ici applicable. Elle exige des connaissances préliminaires et un œil exercé à ce genre de recherches. Les sujets légèrement infiltrés seront surtout avantageux dans cette circonstance. Pour éviter que les vaisseaux ne se vident à la suite des différentes pressions qu'on pourrait exercer sur eux pendant la durée de la préparation, il est quelquefois utile de les lier, ou mieux de les pincer provisoirement à une petite distance au-dessus du point sur lequel on se propose de les piquer, en embrassant dans la même ligature ou entre les mors d'une pince & ressort les troncs artériels et veineux correspondants.

Pour faciliter la recherche de ces vaisseaux, Mascagni employait souvent une injection do gélatine, colorée au vermillon pour les artères et au bleu de Prusse pour les veines. Cette injection, poussée dans les vaisseaux sanguins, trunssude k travers leurs parois pour s'épancher dans le tissu cellulaire, dans les lymphatiques et la trame de toue les organes voisins. La gélatine qui arrive ainsi par voie de transsudation dans les conduits do la lymphe^ leur donne en effet assez de relief pour les rendre apparents.

Une fois reconnus, ces vaisseaux sont ouverts et Ton y introduit la pointe du tube. Pour les rétablir dans leur perméabilité primitive, il suffit de faire couler sur leur trajet de l'eau chaude^ qui liquéfie la gélatine et lui permet de fuir sous la pression de la colonne mercuricUe.

Sur les animaux vivants l'étude de ces vaisseaux est plus facile : en plaçant une ligature sur les principaux troncs artériels, veineux et lymphatiques d'un membre, d'un viscère, d'un muscle, etc., la lymphe, subitement arrêtée dans son cours, s'accumule dans ces vaisseaux et les distend assez pour les rendre plus ou moins mauifestcs. Cette méthode, mise en pratique d'abord par Rudbeck qui sut en tirer de grands avantages, a été adoptée plus tard par Dartholin, Ruyscb, Haller, Hunter et Cruiksanck.

Les vaisseaux lymphatiques profonds du membre abdominal accompagnent les vaisseaux sanguins. Réunis à la cuisse en un seul faisceau, ils forment à la Jambe quatre groupes distincts» qui suivent :

Le premier, la veine saphène externe ;

Le second, les vaisseaux pédietuc et tibiaux antérieurs ;

Le troisième» les vaisseaux plantaires et tibiaux postérieurs ;

Le quatrième enfin, les vaisseaux péronitrs,

V ValMMcaoi lyviMi^ii^ii^* Mitellites «• la velae MiMièMe eiLterae. — Ce

petitg roupe pourrait ôtre considéré comme une dépendance du plan superficiel. Cependant, comme il est recouvert dans la moitié supérieure de son trajet par l'aponévrose Jambière, ou du moins par un dédoublement de cette aponévrose, et qu'il natt principalement des parties molles profondes. Je me range à Tavis de Mascagni qui le rattache au plan profond.

Ces vaisseaux tirent leur origine soit des téguments qui recouvrent le bord externe du pied, soit des muscles de la région plantaire externe. Us se joignent aussitôt à la saphène externe, en formant deux ou Irois troncs volumineux. Leur direction est d'abord oblique en haut et en arrière, comme celle de cette veine. Parvenus en arrière de la malléole péronéale, ils se placent sur le bord externe du tendon d'Achille, puis dans l'interstice des jumeaux, et viennent se jeter dans les ganglions poplilés, après s'être anastomosés dans leur trajet. Quelquefois ils communiquent avec les lymphatiques superficiels et internes de la Jambe.

BiS ANGI0L06IE.

Les ganglions poplités^ au nombre de quatre le plus souvent, peuvenl ttrr distingués en superficiels et profonds. — Les premiers, toujours tiés-petiti. sont sous-jacents à l'aponévrose. Ils répondent à l'embouchure de It peii'.e saphène. — Les seconds, d'un volume au moins double ou triple, occupr:.i les parties latérales de l'artère poplitée.

2^ ▼alMcavx Ijmi^iuimiiies pétfieitx et Mhiawx tmêéwîemrm, — Ils oais^:.: des parties profondes de la plante du pied par plusieurs rameaux qui fonm ^i un tronc unique. Celui-ci, d'abord parallèle à l'arcade plantaire, se pr^u de bas en haut entre les deux premiers métatarsiens, et arrive surU fati dorsale du tarse qu'il parcourt ensuite d'avant en arrière Jusqu'au ligui]i"i: annulaire supérieur, où un second tronc parti de la région plantaire inter* vient le rejoindre. Les deux vaisseaux, après s'être anastomosés, rooD'*:.. verticalement sur les côfés des vaisseaux sanguins, rencontrent ver» le \\*> supérieur de la jambe un petit ganglion, le ganglion tibial anUrieur, qii i!* traversent, et franchissent l'anneau du ligament interosseux pour aller m jeter dans les ganglions poplités profonds.

Mascagni a vu partir du muscle jambicr antérieur un lymphatique <\ venait se réunir aux vaisseaux tibiaux antérieurs.

3° ▼•iMMsax irmphatt^ite* plaataire* et MMaitm p— i^iief . — Leur on

gine est complètement inconnue ; mais l'existence de l'élément absorthidans le tissu musculaire étant démontrée, on peut considérer ce ticonmie leur origine la plus probable. Ils suivent d'abord les artères p!^ .taires interne et externe, se placent ensuite sur les côtés de Tartère et*:veines tibiales postérieures qu'ils enlacent de leurff anastomoses peu d -.• breuses, puis se terminent dans les glandes poplitées profondes.

U^ ▼ai«0eMix lyiiipluiiMive« péreniem, — Au nombre de deux en gén- % .

Ils vont se terminer, soit directement dans l'une des glandes poplitées. après s'être réunis aux vaisseaux tibiaux postérieurs.

Aux ganglions poplités se rendent également les vaisseaux lymphatîquf* l'articulation du genou. Mascagni en a observé deux qui suivaient le tri. de l'artère articulaire inférieure interne et se terminaient dans le id :* ganglion que les vaisseaux tibiaux postérieurs.

Des glandes poplitées superficielles naissent deux ou trois Irmphat:^ ^ qui se portent vers les ganglions poplités profonds. Ceux-ci de^ieoDr: . leur tour le point de départ de quatre gros troncs qui traversent l'ar * du grand adducteur, poursuivre les vaisseaux fémoraux, et qui uir; terminer dans les glandes inguinales profondes.

Indépendamment de ces lymphatiques fémoraux profonds, U en est d a::*^ qui suivent les artères secondaires et dont quelques-uns ne se reodeat • aux ganglions du pli de l'aine. Ainsi :

Ceux qui suivent les vaisseaux obturateurs traversent le troa scos-polpour se rendre dans les ganglions iliaques internes.

Ceux qui accompagnent les vaisseaux iscliiatiques se portent ai ces ganglions.

U en est de même pour les lymphatiques des muscles feaien. 0

d'ajouter cependant que ces derniers ont déjà traversé un ou plusieurs ganglions lorsqu'ils arrivent dans le petit bassin. On trouve toujours, en effet, sur le trajet *de l'artère fessière et de ses principales branches, un certain nonkbre de glandes lymphatiques; Mascagni, dans ses planches, en représente dix ou douze.

G. — ValMeaox lympbalUaM sopcrllclelt et U réflon ffesilftre.

Ces vaisseaux se distinguent en externes et internes.

Les externes^ assez nombreux, naissent de la plus grande partie des téguments de la région fessière. Us contournent l'articulation de la hanche et tiennent se terminer dans les glandes inguinales superficielles et externes.

Les internes tirent leur origine : 1° des téguments qui répondent à la partie inrérieure et Interne de la fesse ; 2^ des téguments de la région anale. Les uns et les autres se portent en bas, contournent la partie supérieure de la face interne de la cuisse^ et se jettent dans les ganglions internes du pli de laine, après s'être réunis aux lymphatiques superficiels du périnée.

Ainsi un furoncle développé sur les téguments de la fesse, une eschare du sacrum, un abcès de la marge de Tanus, pourront avoir pour résultat commun une tuméfaction des glandes inguinales.

• D. — YalMeaox lympball^iact rapcrlIclêU et U moitié ■Mv-MiMUcale

des parolt de l'aMonen.

Les vaisseaux lymphatiques de la moitié sous-ombîlicale de l'abdomen peuvent être divisés en postérieurs et antérieurs.

Les postérieurs ou lombaires naissent des téguments de la région lombaire; ils communiquent à leur origine avec ceux du côté opposé ; en outre, ils communiquent en haut avec les lymphatiques superficiels du dos, et en bas avec les lymphatiques superficiels de la fesse. Après un trajet demi-circulaire et parallèle à la crête iliaque, ces vaisseaux se Jettent dans un ou deux ganglions situés sur la partie moyenne de l'arcade crurale.

Les antérieurs partent des téguments qui recouvrent les muscles abdominaux. Ils se portent obliquement ou verticalement en bas pour se terminer ordinairement dans les mômes ganglions que les absorbants lombaires,

B. — Yalfsesax lymptoall^ve» MperOeleit des orr «aet céaicau

txUrmM de l'homoie.

Les lymphatiques superficiels des organes génitaux externes de Thomme sont nombreux. Ils viennent de quatre sources bien différentes : 1<* Du scrotum ;

2^ Du prépuce et des téguments de la verge ; 3* De la surface du gland ; U"* De la muqueuse uréthrale.

a. Lyaipiuiti^pie* eu Mr«(mii. — Aucune partie do aussi riche en vaisseaux absorbants que le »'^>*^^mil*

qui se distribuent à la peau des bourses sont beaucoup moins mulUpliéi que

les capillaires lymphatiques. Ces derniers se montrent en si grand oombit,

ils prennent une si large part à la formation de Tenveloppe scrotale, qu>'i>

semble en être exclusivement composée. De Télégant et très-riche réseiu

que constituent ces capillaires partent de chaque côté dix à donie troor».

qui passent obliquement au devant du cordon des vaisseaux q^ermaUqoo.

puis s'avancent sur la cuisse où ils se jettent dans les ganglions iogninêci

inférieurs. — Les plus rapprochés du raphé des bourses convergent ven c

raphé et se portent ensuite directement en avant, en formant par le .:

Juxtaposition un faisceau médian. Ce faisceau se partage, an nivean de .

racine du pénis, en deux petits groupes, lesquels montent obliquement t

droite et à gauche, pour se rendre aussi dans les ganglions du pli de l'aicw

Les vaisseaux lymphatiques du scrotum sont notablement plus résistas:;

chez le fœtus et Tenfant que chez Tadulte et le vieillard. Chez ces denier,

ils se déchirent sous l'influence de la plus faible pression ; et c'est pre«q.f

constamment au niveau du sillon creusé entre les bourses et la face tntf r *

de la cuisse que se produit la solution de continuité. De leur inégale r»-^ ^

tance aux divers ftges, il suit qu'on les injecte avec la plus extrême fac:\ .

au début de la vie, et difficilement aux époques plus avancées.

6. léjmphmiî^iaem ûem téamnento ae la verge. — Ils naissent de lonte i superficie de l'enveloppe cutanée du pénis. Mais c'est surtout au niv^^. du repli qu'elle forme pour entourer le gland, c'est^-dire au nireau dopr^ puce, que ces vaisseaux se montrent en grand nombre. Ils constituent sur > faces interne et externe de ce repli un réseau à mailles serrées qu'on c^-r» graduellement d'apercevoir en se portant d'av&nt en arrière. Sur la par médiane de la face inférieure du pénis, on observe un fécond réseau, dbç'. partent de chaque côté cinq à six vaisseaux qui contournent les corps ca^c: ncux. — Les troncules issus du réseau préputial se jettent dans un tna très-volumineux qui contourne la couronne du gland. — Ceux des aitrr* parties de Tenveloppe cutanée se terminent dans les troncs qui rampent > r le dos de la verge.

c. Lymphatiques an aiua. ~ l^xtrémement remarquables sous le àmJt rapport du nombre et du volume. Ils forment deux réseaux :

i^ Un réseau superficiel composé de radicules capillaires ;

2* Un réseau profond ou sous-muqueux formé de radicules beaucoup il^ apparentes.

L'un et l'autre recouvrent la totalité de la périphérie du gland el se :^a^ tinuent au niveau du méat urinaire avec le réseau uréthral.

Le réseau profond est le point de départ de troncules mnltiples qui a» vcrgent d'avant en arrière et de dehors en dedans vers le frein de la vf*7 où ils se réunissent à d'autres rameaux venus du canal de Turèthre. De cr* réunion résultent de chaque côté un, deux ou trois troncs lolomiDr.s'anastomosant à leur origine pour former un petit plexus que appelé plexus latéral du frein, et se dirigeant ensuite de la face la face dorsale de la verge sur laquelle ceux de droite conuDi ceux du côté gauche. La base du gland se trouve ainsi entoofia

neau complet qui reçoit ea dehors les absorbants du prépuce» et qui émet, tantôt par sa partie médiane un seul tronc très-volumineux, tantôt par ses parties latérales deux gros troncs parallèles. Ces derniers rampent sur le dos de la Terge, parallèlement à la veine médiane. Parvenus au niveau du ligament suspenseur, ils se séparent, parcourent la région pubienne en décrivant une courbe à concavité inférieure et se (erminenl dans l'un des ganglions supérieur et interne du pli de l'aine. Si le tronc est unique et médian, il se bifurque à la racine de la verge, et ses deux branches se comportent de la même manière. Quelquefois cependant il ne se divise pas, et se rend en totalité de l'un ou de l'autre côté. C'est ordinairement dans l'une des glandes les plus élevées que ces troncs se terminent; mais ils présentent à cet égard beaucoup de variétés.

d. ËsjmphmUHueB «e i^nrètkre. —Ils recouvrent de leurs nombreuses radicules la surface interne de ce canal dans toute son étendue, en formant un long réseau cylindrique qui se continue au niveau du méat urinaire avec les absorbants du gland. Ce réseau difllèro de ceux qu*on observe sur toutes les autres muqueuses par les dimensions souvent considérables des vaisseaux qui le composent, dimensions qui égalent et dépassent quelquefois celles des troncs situés sur le dos de la verge. Le dessin qu'en a donné Panizza est extrêmement exacL Cependant il n'est pas très-rare de voir ces vaisseaux revêtir une ténuité capillaire. C'est sous ce dernier aspect qu'ils se présentent en général chez les enfants : d'où Ton pourrait peut-être conclure que cette capillarité est leur état normal, et que lorsqu'ils arrivent à un volume plus considérable ils offrent un état variqueux.

Le réseau de la muqueuse urétbrale donne naissance à deux troncs qui traversent les parois de l'urèthre au niveau du frein de la verge, pour se terminer dans les vaisseaux qui contournent la base du gland.

En résumé, les vaisseaux lymphatiques de l'urèthre et du gland convergent tous vers le frein de la verge, d'où ils se rendent dans les ganglions du pli de l'aine. Cette disposition nous explique :

Pourquoi les chancres se montrent presque constamment sur les côtés du frein de la verge, et comment les ganglions du pli de l'aine s'enflamment et suppurent quelquefois à la suite de ces ulcérations.

Pourquoi la blennorrhagie urétbrale débute constamment par la fosse naviculaire.

Pourquoi cette affection s'accompagne aussi chez quelques individus d'une tuméfaction des glandes inguinales.

Comment, après avoir été très-circonscrite i son début, elle s'étend graduellement d'avant en arrière, de manière à envahir peu à peu tout le canal de l'urèthre.

Comn^nt, enfin cette même aff^ection peut tomber dans les bourses : car les vésicules séminales, le canal déférent, l'épididyme, le testicule ne sont pas moins riches en vaisseaux absorbants que le gland et l'urèthre. Le réseau qui commence au méat urinaire se prolonge jusque dans les conduits sémini(i*res du testicule. L'inflammatîoni après avoir descendu Jusqu'à l'embouchure des canaux éjacultteniii le |P>4M|Ad* Ma canaux et envahit de

820 ANGIOLOOIE.

qui se distribuent à la peau des bourses sont beaucoup moins multipUét que

les capillaires lymphatiques. Ces derniers se montrent en si grand nondiie,

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semble en être exclusivement composée. De l'élégant et très-riche rtea;.

que constituent ces capillaires partent de chaque côté dix à douie traie?.

qui passent obliquement au devant du cordon des vaisseaux ^ennatiqaei,

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inférieurs. «- Les plus rapprochés du raphédes bourses conTergenl ven u

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au début de la vie, et difficilement aux époques plus avancées.

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c. Msymwn^miinueB an aiaiitf. ~ lilxtrêmement remarquables sous le àùLl't rapport du nombre et du volume. Ils forment deux réseaux :

1<» Un réseau superficiel composé de radicules capillaires ;

2* Un réseau profond ou sous-muqueux formé de radicules beaoooop flJk apparentes.

L'un et l'autre recouvrent la totalité de la périphérie do gland et «e c^^tinuent au niveau du méat urinaire avec le réseau uréthral.

Le réseau profond est le point de départ de troncules multiplet qoi op«vergent d'avant en arrière et de dehors en dedans vers le frein de la verp^ où ils se réunissent à d'autres rameaux venus du canal de l'urèthre. De cr: réunion résultent de chaque côté un, deux ou trois troncs %olominr.i s'anastomosant à leur origine pour former un petit plexus que ranim i appelé plexus latéral du frein, et se dirigeant ensuite de la face inférieure «c*^ la face dorsale de la verge sur laquelle ceux de droite commoniqoent a«c ceux du côté gauche. La base du gland se trouve ainsi entourée d'an ai-

neaa complet qui reçoit ea dehors les absorbants du prépuce, et qui émet, tantôt par sa partie médiane un seul tronc très- volumineux, tantôt par ses parties latérales deux gros troncs parallèles. Ces derniers rampent sur le dos de la verge, parallèlement à la veine médiane. Parvenus au niveau du ligament suspenseur, ils se séparent, parcourent la région pubienne en décrivant une courbe à concavité inférieure et se terminent dans l'un des ganglions supérieur et interne du pli de l'aine. Si le tronc est unique et médian, il se bifurque à la racine de la verge, et ses deux branches se comportent de la même manière. Quelquefois cependant il ne se divise pas, et se rend en totalité de l'un ou de l'autre côté. C'est ordinairement dans l'une des glandes les plus élevées que ces troncs se terminent ; mais ils présentent à cet égard beaucoup de variétés.

d» §»rmphmiUiue» «• i^nrèikre. —Ils recouvrent de leurs nombreuses radicules la surface interne de ce canal dans toute son étendue, en formant un long réseau cylindrique qui se continue au niveau du méat urinaire avec les absorbants du gland. Ce réseau diffère de ceux qu'on observe sur toutes les autres muqueuses par les dimensions souvent considérables des vaisseaux qui le composent, dimensions qui égalent et dépassent quelquefois celles des troncs situés sur le dos de la verge. Le dessin qu'en a donné Panizza est extrêmement exact Cependant il n'est pas très-rare de voir ces vaisseaux revêtir une ténuité capillaire. C'est sous ce dernier aspect qu'ils se présentent en général chez les enfants : d'où Ton pourrait peut-être conclure que cette capillarité est leur état normal, et que lorsqu'ils arrivent à un volume plus considérable ils offrent un état variqueux.

Le réseau de la muqueuse uréthrale donne naissance à deux troncs qui traversent les parois de l'urèthre au niveau du frein de la verge, pour se terminer dans les vaisseaux qui contournent la base du gland.

En résumé, les vaisseaux lymphatiques de l'urèthre et du gland convergent tous vers le frein de la verge, d'où ils se rendent dans les ganglions du pli de raine. Cette disposition nous explique :

Pourquoi les chancres se montrent presque constamment sur les côtés du frein de la verge^ et comment les ganglions du pli de l'aine s'enflamment et suppurent quelquefois à la suite de ces ulcérations.

Pourquoi la blennorrhagie uréthrale débute constamment par la fosse naviculaire.

Pourquoi cette affection s'accompagne aussi chez quelques individus d'une tuméfaction des glandes inguinales.

Comment, après avoir été très-circonscrite à son début, elle s'étend graduellement d'avant en arrière, de manière à envahir peu à peu tout le canal de l'urèthre.

Comn\^nt, enfin cette même affection peut tomber dans les bourses : car les vésicules séminales, le canal déférent, l'épididyme, le testicule ne sont pas moins riches en vaisseaux absorbants que le gland et l'urèthre. Le réseau qui commence au méat urinaire se prolonge Jusque dans les conduits séminifères du testicule. L'inflammation, après avoir descendu jusqu'à l'embouchure des canaux éjaculateurs, se propage dans ces canaux et envahit de

BiS ANGIOLOGIE.

Les ganglions poplités, au nombre de quatre le plus souvent, peuveal itrf distingués en superficiels et profonds. — Les premiers, toujours très*petits. sont sous'Jacents à l'aponévrose. Ils répondent à l'embouchure de It petitt saphène. — Les seconds, d'un volume au moins double ou triple, occupi>nt les parties latérales de l'artère poplitée.

2<> ▼•!«•€•« l]mph«(Hlii«« pétfleux et Mklawx umiéH^mrm. — Ils Da»«t>n:

des parties profondes de la plante du pied par plusieurs rameaux qui fono''; '. un tronc unique. Celui-ci, d'abord parallèle à l'arcade plantaire, se p<T de bas en haut entre les deux premiers métatarsiens, et arrive sur U fi dorsale du tarse qu'il parcourt ensuite d'avant en arrière Jusqu'au ligami". annulaire supérieur, où un second tronc parti de la région plantaire întfni* vient le rejoindre. Les deux vaisseaux, après s'être anastomosés, roonir-.. verticalement sur les côlés des vaisseaux sanguins, rencontrent vers le \uz^ supérieur de la jambe un petit ganglion, le ganglion tibial antériewy qu :!* traversent, et franchissent l'anneau du ligament interosseux pour aller »< Jeter dans les ganglions poplités profonds.

Mascagni a vu partir du muscle jambîer antérieur un lymphatique ';.. venait se réunir aux vaisseaux tibiaux antérieurs.

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3^ Wmimm^tOÊK lrm»luitHi««« plantaire* et tlklaam paatéri— ta. *• Leur

gine est complètement inconnue ; mais l'existence de l'élément absoriuL dans le tissu musculaire étant démontrée, on peut considérer ce t:«: comme leur origine la plus probable. Ils suivent d'abord les artères p!ir taires interne et externe, se placent ensuite sur les côtés de Tartère et «i ^ veines tibiales postérieures qu'ils enlacent de leursr anastomoses peu d u* breuses, puis se terminent dans les glandes poplitécs profondes.

U^ Wmîmm^mm% lyntpiMtMivea péraBieni. — Au nombre de deux en géntr. Ils vont se terminer, soit directement dans l'une des glandes poplitées, ? après s'être réunis aux vaisseaux tibiaux postérieurs.

Aux ganglions poplités se rendent également les vaisseaux lymphatiqiits . l'articulation du genou. Mascagni en a observé deux qui suivaleot le in, '■ de l'artère articulaire inférieure interne et se terminaient dans le m >-' ganglion que les vaisseaux tibiaux postérieurs.

Des glandes poplitées superficielles naissent deux ou trois Irmphab^ •* qui se portent vers les ganglions poplités profonds. Cenx-ci devienot i leur tour le point de départ de quatre gros troncs qui traversent 1 an: i du grand adducteur, pour suivre les vaisseaux fémoraux, et qui «doI terminer dans les glandes inguinales profondes.

Indépendamment de ceslymphatiques fémoraux profonds, il en est daotr^ qui suivent les artères secondaires et dont quelques-uns ne se rendent 4 aux ganglions du pli de l'aine. Ainsi :

Ceux qui suivent les vaisseaux obturateurs traversent le tioo sons-pulpour se rendre dans les ganglions iliaques internes.

Ceux qui accompagnent les vaisseaux iscliiatiques se portent aosM v^ ces ganglions.

Il en est de même pour les lymphatiques des muscles fissaiers. 0 îo^-"

d ajouter cependant que ces derniers ont déjà traversé un ou plusieurs ganglions lorsqu'ils arrivent dans le petit bassin. On trouve toujours, en effet, sur le trajet *de l'artère fessière et de ses principales branches, un certain nonibre de glandes lymphatiques; Mascagni, dans ses planches, en représente dix ou douze.

G. — ValMeau lyoïpbaUqiict tapeiiicleU et la réglOB feMièrc*

Ces vaisseaux se distinguent en externes et internes.

Les externesy assez nombreux, naissent de la plus grande partie des téguments de la région fessière. Ils contournent l'articulation de la hanche et viennent se terminer dans les glandes inguinales superficielles et externes*

Les internes tirent leur origine : i^ des téguments qui répondent à la partie inférieure et interne de la fesse ; 2^ des téguments de la région anale. Les uns et les autres se portent en bas, contournent la partie supérieure de la face interne de la cuisse^ et se jettent dans les ganglions internes du pli de Tainc, après s'être réunis aux lymphatiques superficiels du périnée.

Ainsi un furoncle développé sur les téguments de la fesse, une eschare du sacrum, un abcès de la marge de Tanus, pourront avoir pour résultat commun une tuméfaction des glandes inguinales.

». — ValMeaax lympbaiUaea raperllelcls de la moltté MMa-omMlleale

ûtê parolt de raMomen.

Les vaisseaux lymphatiques de la moitié 8ousK)mbilicale de Tabdomen peuvent être divisés en postérieurs et antérieurs.

Les postérieurs ou lombaires naissent des téguments de la région lombaire; ils communiquent à leur origine avec ceux du côté opposé ; en outre, ils communiquent en haut avec les lymphatiques superficiels du dos, et en bas avec les lymphatiques superficiels de la fesse. Après un trajet demi-circulaire et parallèle à la crête iliaque, ces vaisseaux se Jettent dans un ou deux ganglions situés sur la partie moyenne de l'arcade crurale.

Les antérieurs partent des téguments qui recouvrent les muscles abdominaux. Ils se portent obliquement ou verticalement en bas pour se terminer ordinairement dans les mômes ganglions que les absorbants lombaires.

B. — VaiMMiav lympliatuacn raperllelcu tf en orcasM fféBlcawi

«LieniC0 de rkomaie.

Les lymphatiques superficiels des organes génitaux externes de l'homme sont nombreux. Ils viennent de quatre sources bien difTérentes : 1» Du scrotum ;

2<> Du prépuce et des téguments de la verge ; 3* De la surface du gland ; 4^ De la muqueuse uréthralc.

a. Ly«ipiuici4«e« ûm Mr«t«ai. — Aucune partie du système cutané n'est aussi riclie en vaisseaux absorbants que le scrotum. Les capillairea sanguins

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