Vaisseau lyoïplMllqMs saperAelcis «■ péri— c
Ces vaisseaux, anastomosés en arrière avec ceux qui naissent de la par • interne des fesses, et en avant avec ceux qui viennent du scmtnm on d** j vulve, se dirigent de la partie médiane des téguments du périn<re Yer> '. glandes inguinales internes dans lesquelles ils se jettent.
§ 2. — Des GANGLIONS ILIAQUES EXTERNES ET DES VAISSEAUX
QUI s'y RENDENT.
Les ganglions, iliaques externes, ordinairement au nombre de trois, sont situés immédiatement au-dessus de l'arcade crurale. Le plus volumineux repose sur les vaisseaux sanguins au niveau de l'anneau crural qu'il tend à oblitérer. Le second est placé en dehors de l'artère, et le troisième en dedans de la veine. Quelquefois, les deux premiers se continuent par leur extrémité et forment une ceinture qui embrasse la partie antérieure des troncs artériel et veineux. Il n'est pas rare de trouver près de l'origine du tronc arté; riel, sur son côté externe, un quatrième ganglion, et même un cinquième dont le volume est très-variable.
Les lymphatiques qui viennent se terminer dans ces ganglions sont : les vaisseaux efférents des glandes inguinales, les vaisseaux épigastriques et les vaisseaux circonflexes iliaques.
i' i.7nii^luiiMiBe« efléreatii des glande* uncvineieii. — Ils sont extrêmement nombreux et pour la plupart très-volumineux; réunis en un conduit unique, ces vaisseaux formeraient un tronc dont la capacité serait supérieure à celle de la veine fémorale. — Ceux qui partent des glandes inguinales superficielles traversent la partie correspondante de l'aponévrose crurale, qu'ils transforment en une sorte de crible, d'où le nom de fascia cribrifortniê sous lequel elle est généralement connue. Arrivés sous ce fascia, ils se partagent en trois groupes : un groupe externe formé de deux à trois troncs qui rampent au devant de l'artère pour se rendre dans le ganglion iliaque le plus externe; un groupe moyen situé au devant de la veine et composé de trois à cinq troues qui se terminent dans le ganglion iliaque externe moyen; et un groupe interne plus important qui se termine dans les ganglions inguinaux profonds.
Les vaisseaux efférents des ganglions profonds se divisent en deux groupes : un groupe externe destiné aux ganglions iliaques externes, et un groupe interne plus considérable destiné aux ganglions iliaques internes.
2^ i«inii|^ii*ci^aefl épisa««riq«e«. — Nés des muscles de la paroi abdominale antérieure, particulièrement du grand droit de l'abdomen et du transverse, ils descendent sur les côtés des veines épigastriques, rencontrent au-dessus de l'anneau crural un ou deux petits ganglions qu'ils traversent, et se terminent ensuite dans la glande iliaque externe moyenne.
3® liTMi^iuiii^iiefl eireeBflexe* iiumnes. — Le muscle illaque et les trois muscles superposés des parois abdominales leur donnent naissance. De ces diverses origines, ils convergent vers la crête iliaque où ils rencontrent asseï fréquemment un petit ganglion, et suivent ensuite le trajet des veinei circonflexes iliaquci pour se rendre dans la glande la plus externe. D'autres, suivant une direction inverse, longent la moitié postérieure de la crête iliaque et se jettent dans le ganglion accolé à l'artère, lorsqu'il existe.
82& ANGIOLOGIE.
§ 3. ^ UeS ganglions situés dans l'excavation PBLTIE51IE
BT DES VAISSEAUX QUI S't BENDENT.
Ces ganglions se divisent en latéraux ou hypogastriqueSi et en postérietin ou sacrés.
Les ganglions hypogastriques ou iliaques internes occupent l'espace cornpris entre les vaisseaux iliaques internes et externes. I^s plus ^olumiof jy répondent à la partie supérieure de la grande échancrure sciatique.
Les ganglions sacrés sont disséminés sur les parties latérales de la fa ^ .antérieure du sacrum. Quelques-uns se trouvent logés dans Pépaisseur A . mésoreclum. Leur volume est en général peu considérable.
Ces ganglions intra-pelviens reçoivent: l"* la plupart des Taisseaux r T'rents des ganglions inguinaux profonds; 2« plusieurs troncs émaDé5 dglandes iliaques externes; 3® les lymphatiques fessiers et ischiatiques; V 1*" lymphatiques obturateurs; 5° les lymphatiques du rectum; 6* les lymphi tiques de la prostate et des vésicules séminales; 7* enfin les hmphatiq des deux tiers postérieurs du vagin et ceux du col de l'utérus.
i« liimpluiii^ee* ffeMtora et ËmemmiHtmem, — - Ces vaisseaux, parallèlei a \ artères du môme nom, émanent, les premiers de l'épaisseur des mnsi 'fessiers, et les seconds, soit du grand fessier, soit des divers muscles q occupent la partie supérieure et postérieure de la cuisse. Après a%<Mr :n versé de très-petits ganglions au nombre de huit à dix ou douze situé» ^. * leur trajet, ils entrent dans le petit bassin par la grande échancrure k.itique et gagnent les ganglions iliaques internes.
2<^ l<iniiM«ttqee« •kiimScera. — Peu nombreux et quelquefois réuni* • un tronc unique, ces vaisseaux, très-bien observés, ainsi que les précède: s par Mascagni, partent de l'extrémité supérieure des adducteurs, pénrtr* dans Tcxcavation pelvienne par le canal sous-pubien, en suivant la dtn-* ' de l'artère obturatricC| et se terminent dans le ganglion hypogastriqLr plus antérieur.
3** Lyaipluitiqaeii ûm reelwM. — Ils ont été aperçus par Rudbeck pr . temps après la découverte des absorbants du foie. Leur nombre est con*. ' rable. Comme ceux des autres parties du tube intestinal, ils furmrni li couches : une couche interne qui s'étale sur la muqueuse, et une et»-, externe qui embrasse la tunique musculeuse. — La première se pré^' sous l'aspect d'un réseau sous-épithélial se continuant au ni«e«u de I v avec les lymphatiques cutanés. — La seconde affecte une dispositi«m v *> blable, mais ses mailles sont moins serrées. Les troncs émanés de l'un ' t . l'autre se dirigent en arrière pour se rendre soit dans les ganglioe» . mésorectum, soit dans les ganglions sacrés latéraux.
A* I«yai|^ltfill4er« de Ui veMle, de tai i^reelaSe el de* véaie^lea mê^^aÊÊ^
— Les vaisseaux lymphatiques de la vessie ont été mentionnés d*abore -' Zeller; ils ont été décrits ensuite par Cruiksanck, et représentés par Masr^ Selon ces deux auteurs, ils seraient même assez nombreux. Mats depu*.* •
DES GANGLIONS PELVIENS. 825
publication du grand ouvrage de Mascagni, aucun auteur n'a réussi à les observer. Surpris de ce résultat négatif, J'ai exploré à mon tour les deux surfaces de la vessie, particulièrement sa surface interne, sur tous les points, et toujours sans succès. Elle semble donc dépourvue de cet ordre de vaisseaux; aucun fait, du moins, ne démontre leur existence.
Cependant on aperçoit sur la surface externe de cet organe deux ou trois troncs absorbants de chaque côté; ce sont ces troncs qui ont été vus par Cruiksanck et par Mascagni. Mais ils ne partent pas des parois vésicales, ils viennent de la prostate. En 185/ii, à l'occasion d'un concours pour la place de chef des travaux anatomiques, J*ai réussi le premier. Je crois, à les injecter, et J'en donnai alors la description suivante :
« Les vaisseaux lymphatiques de la prostate sont très-nombreux. Nés de » chacune des granulations de la glande, ils se dirigent vers sa périphérie » qu'ils couvrent de leurs anastomoses. Quatre troncs principaux partent de ce
• plexus périphérique, deux droits et deux gauches. Ils se rendent dans les
• ganglions intra-pelviens les plus antérieurs, en cheminant sur les parties » postéro-latérales de la vessie. Ces vaisseaux sont faciles à ii^lecler chex le
• fœtus et l'enfant. Il suffit alors de piquer la face inférieure de la prostate sur » la partie médiane; on voit aussitôt le mercure cheminer dans toutes les » mailles du réseau périphérique et pénétrer môme dans le réseau lympha- » tique qui recouvre les vésicules séminales. Chci l'adulte et le vieillard le » succès devient plus difficile, parce que la pointe du tube pénètre souvent » dans le plexus veineux extrêmement développé à cet Age (1). »
Les absorbants des vésicules séminales découverts par Hewson avaient été peu étudiés. En procédant à mes recherches sur les lymphatiques de la prostate, J'ai pu reconnaître aussi qu'ils étaient multipliés. Ces vaisseaux naissent des deux tuniques qui forment les vésicules, mais plus spécialement de la tunique interne qu'ils recouvrent de leurs radicules anastomosées. Les troncules émanés de ce réseau serpentent sur la périphérie des vésicules, s'anastomosent également et constituent un second réseau à larges mailles, duquel partent de chaque côté deux ou trois troncs qui vont se Jeter dans les ganglions latéraux inférieurs de l'excavation du bassin.
Les canaux déférents sont aussi le point de départ de nombreux troncules lymphatiques. Ces troncules forment, par leurs anastomoses, un réseau qui est plus apparent sur leur partie terminale, mais qui s'étend sur toute leur longueur.
ô<* fcyMatHf— «■■ ▼•*!■ ec du «•! de i*etér««. — Nous avons vu que les absorbants de l'extrémité antérieure du vagin se portent en avant pour se terminer dans les ganglions de l'aine. Ceux qui naissent des deux tiers postérieurs de ce conduit se portent en arrière pour se rendre dans les ganglions iliaques internes.
Les lymphatiques du col utérin suivent la même direction que ceux du vagin ; ils se rendent aussi dans les ganglions hypogastriques. Ceux qui naissent de l'orifice du col et de la surface du museau de tanche forment un réseau extrêmement fin assez difficile à injecter.
(1) Heck. iur la conformât, ext, dt rwrOtre. Paris, 1854, p« 8A.
§ U. — Des ganglions lombaires et des vaisseaux qu'ils becoi^c^t.
Les ganglions lombaires, situés au devant de Tinsertion des moî^l" psuas, eu dehors de Taorte et de la veine cave ascendante, forment de chaq .* côté un groupe fort important, qui s'élend de la partie moyenne de« \a;ï seaux iliaques primitifs à la première vertèbre des lombes. Les glande* d« ces deux groupes sont très-différentes parleur diamètre : quelques-unes »* :.' volumineuses ; celles qui se rapprochent le plus du plan médian sont en gt -.tral peu considérables ; la plupart sont de dimensions moyennes. Leur n- zzbrc est indéterminé ; il varie de 20 à 30 pour chaque côté.
Vers ces ganglions convergent : plusieurs des troncs émanés des gaagl. t.? iliaques externes ; les efTérents des ganglions pelviens ; les lymphatiqu«'« -i corps de Tutérus, de la trompe utérine et de Tovairc; ceux du testicule • ' ceux du rein.
1* ▼•tiweaiiz effrrcBtfl des sMigltoB* llto^nies eat^rt •. — Nous aton» « . que les efTérents de ces ganglions se partagent en deux groupes, et qut groupe interne se rend dans les ganglions hypogastriques les plus élt'««*5. I groupe externe se compose de deux ou trois gros troncs qui longent Vmr'- '* iliaque externe et qui se terminent le plus habituellement dans ud ;•« ganglion situé en dehors de l'angle de bifurcation de l'iliaque primitive.
2^ ¥ato»eaiix ciréreato des gaBsUou pelvieas. — Les ciïérenls dr» (Zi* glions hypogastriques se portent directement en haut ou en haut et dehors, croisent les artères iliaque extefne et iliaque primitive, et se teri. nent dans les glandes lombaires inférieures.
Les efTérents des ganglions sacrés, moins nombreux et moins volunu: • i que les précédents, montent sur les parties latérales du sacrum et §4* n-a . à deux ou trois glandes placées dans Técartement des deux artères ilMq primitives, sur le corps de la cinquième vertèbre lombaire. Uu«*lque»-L « cependant passent aussi sur ces artères pour se jeter dans d'autre» clat.i -^ moins rapprochées du plan médian.
Les efl'ércnts qui longent l'artère iliaque externe ont reçu de Mascagn. * nom de plextis iliaque externe, et ceux qui émanent des ganglions byp .•triques celui de plexus iliaque interM. Ces deux plexus, qui se reuat*« supérieurement, enlacent dans leurs mailles les vaisseaux sanguins et .? recouvrent en grande partie.
3° liyai»kAtl^pe« ^m eorps de l'viérMi et de revalr«« — Les abaorba:..*
de la matrice, découverts et bien observés par Nuck sur plusieurs manc fères, ont été vus chez la femme d'abord par Méry, puis par Marga^w ' Wiuslow, et ensuite par la plupart des anatomistos.
Ces vaisseaux présentent de très-grandes différences suivant qu'on les <. . die avant ou pendant le cours de la grossesse. Dans le premier étal leur jection est dilOcile. Dans le second ils participent à l'hypertrophie de 1 ^u - et deviennent au contraire extrêmement manifestes. « lis sont alors %u** » volumineux qu'une plume d'oie, dit Cruiksanck^ et si nombreux, qm