‹ Traité d'anatomie descriptive (volume 5)Chapitre 359 sur 390 · DES GANGLIONS LOMBAIRES · texte numérisé non relu

DES GANGLIONS LOMBAIRES

» qu'on les a injectés au mercure, on serait presque (enté de croire que la u matrice n'est qu'un tissu de vaisseaux lymphatiques. »

Les absorbants du corps de l'utérus, partis de sa périphérie et des divers points de son épaisseur, convergent de dedans en dehors, et un peu de bas en haut vers les artères utéro^ovaricnnes dont ils suivent la direction, de mOmc que ceux du col suivent la direction des artùrcs utérines, branches deshypogastriques. Us se portent ensuite en dehors pour recueillir les lymphatiques de la trompe de Fallopc, et plus loin les lymphatiques de l'ovaire, puis se réfléchissent de bas en haut pour aller se jeter dans les glandes lombaires moyennes ou supérieures.

Les lymphatiques de l'utérus naissent de la couche musculeuse de cet organe. Probablement quelques-uns aussi émanent de la muqueuse utérine ; mais sur ce dernier point l'observation ne nous a rien établi jusqu'à présent.

h"* Lyapiuiu^iie* du tesUeide. — Entre tous les organes glanduleux, le testicule est celui qui, comparativement à son volume, émet le plus grand nombre de vaisseaux lymphatiques ; entre tous il était aussi celui où l'absorption s'exerce avec le plus d'activité, et se manifeste de la manière la plus éclatante par les modifications qu'elle imprime au jeu des principaux appareils, particulièrement à l'appareil de l'innervation.

Ces \aisseaux naissent du corps du testicule, de l'épididyme et du canal déférent.

Les absorbants du testicule émanent tous des conduits séminili'res ; néanmoins on peut les distinguer, avec la plupart des auteurs, en superficiels et profonds.

Les superficiels cheminent dans l'épaisseur de la tunique albuginéc. Us sont extrêmement nombreux, et recouvrent de leurs radicules la totalité de la surface de l'organe lorsqu'ils sont complètement injectés. Aperçus d'abord par A. Nuck, ils ont été parfaitement décrits par Cruiksanck et admirablement représentés par Panizza. La plupart con\ergcnt vers la partie moyenne du bord supérieur de la glande où ils se réunissent en un seul groupe; d'autres se portent en haut et en avant vers la léte de l'épididyme.

Les profondSy situés dans l'épaisseur des cloisons qui séparent les divers lobules de la glande, convergent comme ces cloisons et comme ces lobules >crsla partie moyenne du bord supérieur du testicule. Arrivés au niveau de ce bord, ils le traversent perpendiculairement pour se réunir aux lymphatiques superficiels.

Les absorbants de l'épididyme, très-nombreux aus?i, mais d'un petit volume, se réunissent à ceux du testicule.

Les lymphatiques du canal déférent naissent de toute sa longueur. On les injecte très-facilement sur sa partie initiale et sur sa partie terminale, mais difficilement sur sa partie moyenne.

De la réunion de tous les vaisseaux lymphatiques du testicule et de l'épidydime résultent huit ou dix troncs volumineux qui se portent vers l'anneau inguinal sans s'anai>tomoser. Après a\oir pénétré dans cet anneau ils parcourent le canal inguinal, entrent daxis l'abdomen, montent jusqu'au voisinage des vaisseaux du rein, puis se terminent dans les ganglions lombaires.

828 ANOIOLOGIE.

Dans ce long tri^et ils suivent l'artère et les veines testicolaires en leur fermant une sorte de gaine.

5* I«y«i|^luiM^ni«« émm rela* et de« eapMdes ■■■■faalta. — - Les absorbants des reins ont été divisés aussi en superficiels et profonds.

Les superficiels sont décrits par Cruiksanck ; Mascagni les représente ; et tous les anatomistes sur la foi de ces observateurs ont admn leur existence. Je dois dire, cependant, qu'aucun fait positif ne les dénaontre. J t. multiplié les recherches pour en découvrir quelques traces et Je n'ai pu rdistinguer aucune. Le rein ne possède en réalité que des vaisseaux lymphatiques profonds chez l'homme.

Ces vaisseaux profonds seraient extrêmement nombreux suivant Croiksanck qui a mis en usage un procédé fort ingénieux pour les décoavrir. <> procédé consiste à lier la veine émulgente sur un animal vivant. Mais noji avons aujourd'hui un moyen plus simple et plus sûr encore pour les mettra en évidence; il consiste à faire passer un courant d'eau dans rarlère rénak. L*eau revient à la fois par la veine et les lymphatiques qui sont alors trr^ manifestes. Leur nombre est très-limité, il en existe en général quatre, quelquefois cinq, d'un calibre considérable. Tous ces troncs sont acxolés à U veine qu'ils accompagnent Jusqu'aux ganglions lombaires dans lesquels Tb se terminent.

Les vaisseaux lymphatiques des capsules surrénales naissent de lear mrface et de leur épaisseur. Us se Joignent à ceux des reins et se Jettent ààî^ les mêmes ganglions.

§ 5. — Des ganglions sus-aortiqujks et des vaisseaux LTimuTiocz^

QUI s'y rendent.

Les ganglions situés au devant de l'aorte abdominale sont extréoMinr-' nombreux. Les plus élevés répondent au bord supérieur du pancréas. W-» plus inférieurs à l'angle de bifurcation du tronc artériel* les moyens u bord adhérent du mésentère. Quelques-uns occupent llnterstice de 1 aufet de la veine cave ascendante ; d'autres reposent sur cette veine.

Indépendamment de ces ganglions sus-aortiques, chacun des % isoères i^ dominaux en possède un petit groupe qui lui est propre, et que tra%enrla totalité ou la plupart de ses absorbants, avant de se rendre dans les glaa^ centrales ou communes. Ainsi les lymphatiques de l'estomac tra^ene:: d'abord de très-petits ganglions couchés sur sa grande et sa petite conrbcrr ceux de la rate, des ganglions logés dans le repli gastro-splénique; ceai ^ * intestins, des ganglions compris dans l'épaisseur du mésentère et des mcv^» côlons ; ceux du foie, un ganglion placé sur le col de la vésicule biliaire.

Les vaisseaux lymphatiques qui se rendent dansles ganglions su»-aortiq. ^ sont ceux des intestins, de l'estomac, de la rate, du pancréas et du fbîe«

1* YaUMMiax lyntphati^ve» ûem uitesMu. — Us naissent en plus gra.".

nombre de l'intestin grêle que du gros intestin. Dans toute la longueur du tube intestinal, ces vaisseaux fonnent éf .*

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