‹ Traité d'anatomie descriptive (volume 5)Chapitre 360 sur 390 · DES GANGLIONS SUS-AORTIQUES · texte numérisé non relu

DES GANGLIONS SUS-AORTIQUES

couches dont l'origine est très-différente. L*une de ces couches est soperficielie, l'autre profonde.

La couche superficielle natt de la tunique musculaire par des radicules qui suivent une direction longitudinale et s'anastomosent en formant un réseau à mailles allongées. Ce réseau donne naissance à un certain nombre débranches, d'abord parallèles à l'axe de l'intestin, mais qu'on voit ensuite se couder à angle droit et marcher perpendiculairement à cet axe pour gagner : celles de l'intestin grêle, le mésentère et les ganglions mésentériquesles plus élevés; celles du gros intestin, les méso-côlons et les ganglions correspondants. Ces vaisseaux affectent souvent une disposition variqueuse, qui rend leur complète injection asseï difBcile. Sur le côlon, où les fibres musculaires longitudinales se groupent en trois bandelettes, ils ne sont pas régulièrement disséminés sur toute la périphérie de l'organe, mais concentrés principalement au voisinage de ces bandes musculeuses.

La eoucke profonde lire son origine de la muqueuse intestinale. Sur le gros intestin elle revêt l'aspect d'un réseau à mailles très-déliées et très-serrées qui recouvre la surface libre de cette tunique.

Sur rintestin grôle, il a été impossible Jusqu'à présent de retrouver aucune trace bien réelle et incontestable de ce réseau. Le système lymphatique qui, sur tous les autres organes, prend naissance par des radicules anastomosées entre elles, naît ici pas des radicules isolées occupant l'axe de chaque villosité, et s'élevant Jusqu'à leur sommet où elles se terminent en cul-desac. A chaque villosité correspond une radicule.

Mais comment est constitué ce chylifère central? Selon Brucke, il serait fonné par la substance de la villosité et ne posséderait pas de paroi propre (1). Selon Recklinghausen, il serait limité par un simple épithélium; d'autres lui accordent une membrane limitante, doublée d'une couche épithéliale (Kôlliker, Teichman, Ch. Robin).

Ce point d'anatomic est donc encore fort obscur ; il réclame de nouvelles recherches.

Les vaisseaux lymphatiques des villosités, après avoir traversé la muqueuse intestinale, s'anastomosent sous sa face adhérente. De ce réseau sous-muqueux partent un très-grand nombre de troncs qui se rendent dans les mêmes ganglionsque les symphatiques superficiels. D'une première glande ils passent dans une seconde, dans une troisième, etc., et arrivent enfin dans le canal thoracique auquel ils se réunissent tantôt par un tronc principal, tantôt par des troncs moins volumineux et multiples.

2* WmMam—MK ifwmfikmWffÊmm «• reatfn,— Nombreux et très-développéty ils se partagent comme ceux des intestins en deux plans :

Le plan iuperficiel ou musculaire se compose de vaisseaux en général perpendiculaires à l'axe de l'estomac, anastomosés entre eux, et formant un naseau très-différent de celui qu'on observe dans les systèmes cutané et muqueux. Ce réseau sousséreux offre un grand nombre de dilatations variqueuses qui en rendent l'infection fort difficile.

(1) Milne Edwtrds, Uçotissur la physioL, et tanat comp,, 1859^ I. IV, p. 937.

830 ANGIOLOGIE.

Le réseau profond est semblable à celui qui recouvre U surface Ubrr û' la muqueuse du gros intestin. J'ai réussi plusieurs fois à l'injecter. Les (r >".' cules nés de ce réseau sous-épitbélial traversent la tunique interne et c • stituent par leurs anastomoses un réseau sous-muqueux ; c'est de ce se* •' ' réseau que partent les lymphatiques profonds de Testomac.

Parvenus à la circonférence du viscère, les vaisseaux émanét des pLu superficiel et profond se jettent aussitôt dans de très-petits ganglion^ oii;pris entre les lames des replis gastro-hépatique et gastro-épiploîque, co <> divisant en trois groupes parallèles aux artères coronaire stomachiq gastro-épiploïquc droite et gastro-épiploïque gauche.

Le groupe qui suit les vaisseaux coronaires marche de droite à gaticb' du pylore vers le cardia ; là il se réunit à quelques vaisseaux de la face in( rieure du foie, et se dirige ensuite en bas et à droite pour se termioer ù .v les ganglions sus-pancréaliques.

Le groupe parallèle aux vaisseaux gastro-épiploîques droits marth* •' gauche à droite, et se confond derrière la première portion du duod* r avec les lymphatiques du foie dont il partage le mode de terminaison.

Le groupe parallèle aux vaisseaux gaslro-épiploïques gauches sedirîj- • haut et à gauche vers les vaisseaux spléniques; il se termine dans les id« j ganglions que les lymphatiques de la rate.

3** TaiMcavs iympluitiqaefi de la rate. — On les distingue aussi ea suy -

ciels et profonds. Les considérations que j'ai présentées précédemmen • ." les lymphatiques superficiels du rein s'appliquent i ceux de la rate. Asc . observation ne démontre leur existence chez l'homme ; mais ils sont manifestes dans quelques mammifères, particulièrement sur le bœuf.

Les lymphatiques profonds naissent de tous les points du parencbym. . la raie et suivent dans leur trajet les vaisseaux sanguins. Ils cun%orgi':.t conséquent de toutes parts vers le sillon de la face interne où ils lrat< > une ou plusieurs glandes qui leur sont communes avec les ]ympbati«; grand cul-de-sac de l'estomac et avec ceux qui suivent l'artère gaflrploïque gauche.

Pour étudier les absorbants de la rate chez les animaux, Huysch, AÏr. pie de Hudbeck, plaçait une ligature sur les vaisseaux spléniqne? : * ' ' sanck déterminait des cpanchements sanguins dans la rate, èpaoth'qui étaient résorbés par les lymphatiques profonds, dont la pn^on< • nait alors manifeste par le fait de leur coloration ; Mascagni préférait i ter l'artère et la veine spléniques avec la gélatine qui pénétrait par >rv dation dans les lyniphatiques. Ce dernier procédé est le meilIiMir. i>- .• le simplifier encore en substituant à la solution de gélatine un fimpU rant d'eau injecté dans l'artère splénique. Comme les lymphatiques d: r ils sont au nombre de quatre ou cinq qui se jettent dans les gangti^ bile de la rate.

Après avoir traversé ces ganglions, les vaisseaux lymphatiques de U r poursuivant leur trajet, longent le bord supérieur du pancréas, puis h ' nisscnt à ceux du foie et de l'estomac pour aller se terminer dans L ' thuracique.

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