‹ Traité d'anatomie descriptive (volume 5)Chapitre 361 sur 390 · DES GANGLIONS SUS-AORTIQUES · texte numérisé non relu

DES GANGLIONS SUS-AORTIQUES

WaiMwmii lyniMatiqiie» da iM»Bcré«fl. — Vcsling paraît les avoir aper nis le precnier en 1652. Leur étude est fort difficile; cepeudant J*ai réussi deux fois à les injecter.

(.os vaisseaux se portent des diverses parties du pancréas vers son bord ïiipérieur, pour aller se jeter dans les ganglions voisins du tronc cœliaquc.

5* TaiMeOTix lyaptaaiiqaes da ffoio.— Ils naissent de la périphérie de chacun des grains glanduleux de l'organe. Ceux des lobules voisins se réunissent pour former des rameaux ; les rameaux se réunissent pour former des brandies, lesquelles convergent h leur tour pour former des troncs. La dircclion de ces troncs dilTC^rc suivant la situation des lobules dont ils naissent.

Leux des lobules périphériques rampent sur la surface de la glande. — Oux qui parlent des lobules plus profondément situés se comportent comme les vaisseaux lymphatiques profonds des membres, c'est-à-dire qu'ils suivent les conduits veineux ; et comme cet organe présente deux ordres de conduits veineux, la veine porte, et les veines sus-hépatiques, les absorbants qui les accompagnent se partagent aussi en deux groupes. Bien que ces lymphatiques présentent tous la môme origine et constituent par leur ensemble un seul et vaste plexus dans les mailles duquel sont logés les grains glanduleux du foie, on peut donc les diviser aussi en superficiels et profunds.

Les superficiels, très-nombreux, se subdivisent en ceux de la face supérieure et ceux de la face inférieure. — Les profonds, plus volumineux, se partagent en descendants ou satellites de la veine porte, et ascendants ou satellites des veines hépatiques.

Les lymphatiques superficiels de la face supérieure ou convexe du foie sui- >cnt des directions très-variées : ceux de la partie moyenne gagnent le ligament suspenscur ; ceux qui naissent des extrémités se portent vers les ligaments triangulaires de la glande ; ceux de la partie postérieure se dirigent >ers le ligament coronaire. — Les lymphatiques inhérents au ligament Mispenseur se divisent : 1° En ascendunts, qui traversent le diaphragme derrière l'appendice xiphoïde, pour se rendre dans un ganglion situé au dc\ant de la base du péricarde ; ils se dirigent ensuite vers les lymphatiques mammaires internes et se terminent avec ces derniers dans le canal thorarique près de son embouchure. 2*" En descendants ; ces derniers gagnent le sillon longitudinal du foie, puis se réunissent plus bas aux troncs partis de la face inférieure et à ceux qui suivent le trajet de la veine porte. — Les lymphatiques qui se portent des parties latérales de la convexité du foie vers les ligaments triangulaires se dirigent d'avant en arrière, passent entre les deux feuillets qui forment ces ligaments, s'appliquent à la face inférieure du diaphragme, puis se réfléchissent pour descendre sur la partie antérieure des piliers de ce muscle, et se terminent enfin, après un long trajet, dans les glandes sus-pancréatiques. -- Les lymphatiques qui émanent de la partie postérieure et moyenne de la convexité de l'organe se portent directement d'avant en arrière, traversent le centre phrénique dans le voisinage de la veine ca>e inférieure, et se jettent dans un petit groupe de trois ou quatre ganglions situés autour de cette veine entre le péricarde et le diaphragme.

Très-rréquemment on voit un ou deux de ces vaisseaux s'appliquer à la m-vacave inrérieure et se confondre au niveau de l'embouchure des reines îahépatiques avec les troncs qui accompagnent ces veines.

Les lymphatiques superficiels de la face inférieure ou conc4we du foie ie à>tinguent : i^ En ceux qui naissent entre la circonférence du foie et la v> cule du fiel : réunis à quelques rameaux venus de la face convexe, ils %c i.rigent en bas et à gauche pour se terminer dans les glandes sus-aoHique;: - 2^ En ceux qui naissent de la vésicule : ils forment autour de ce réser\ >ir :plexus duquel partent deux ou trois troncs qui se rendent aux gland» &.tuées derrière le pylore, au-dessus de la tête du pancréas.— 3* En ceui ^ naissent entre la vésicule et le sillon longitudinal : tantôt ils se réani»«" aux précédents et tantôt ils se mêlent aux lymphatiques satellites de U >'.-' porte. — U^ En ceux qui naissent à gauche du sillon longitudinal : U ; .> part se joignent aux lymphatiques qui rampent sur la veine porte; q.t ques-uns se portent vers le cardia où ils se confondent avec les lymphabqr.; satellites des vaisseaux coronaires de l'estomac.

Les lymphatiques profonds et descendants du foie rampent sur la capsiiU '. Glisson qui les sépare de la veine porte, de Fartère hépatique, des ta- « * hépatiques et des nerfs correspondants ; ce n'est qu'après avoir aband^'c:.' . substance du foie, c'est-à-dire au niveau du sillon transverse, qu'ils s*^; qucnt inmiédiatement sur la veine porte. Parvenus dans ce sillon, ib se n • nissent à quelques troncs de la face inférieure et se lermincnt dan» . ganglion situé sur le sommet du col de la vésicule biliaire.

Les lymphatiques profonds et ascendants sont à la fois et plus nombreoi. ' surtout beaucoup plus volumineux que les descendants. Ils fonnent sut .: de chacune des divisions des veines hépatiques une gatne plexiforme ia . ? • injecter. Les vaisseaux fournis par ces divers plexus rampent à la niK des parois veineuses et convergent comme ces parois vers la veine CM\e v rieure. Arrivés auprès de cette veine, ils forment cinq ou six troncs ccr.«.. râbles qui traversent avec elle l'ouverture correspondante da diaphra^rs*unissent immédiatement au-dessus de cet orifice aux troncs venos ^' i convexité du foie, et se jettent dans les ganglions sus-diaphragmatiq..de ces ganglions ils descendent sur la face postérieure des piliers do dc?v pour se terminer dans le canal Ihoracique, au voisinage de son ofigiiK-

§ 6. — DBS ganglions BT DBS VAISSEAUX LTMPHATIOUBS HC TBOtAU

A. — GasallOBS llieraci^acs.

Les ganglions lymphatiques du thorax peuvent être distingués psr * situation en pariétaux et viscéraux.

Les ganglions pariétaux se divisent en inférieurs ou diapbragmatiq. ■ antérieurs ou présternaux, et postérieurs ou prévertébraux. — Le» preai • reposent sur la partie antérieure de la convexité du diaphragme; leur &«- ■ varie de quatre à six. Deux, en général volumineux, sont ao devant A • base du péricarde. Les autres, un peu moins considérables, eatooira: .

Page 1