‹ Traité d'anatomie descriptive (volume 5)Chapitre 365 sur 390 · II. — YalMcaox l»mpliail%acs ém tmmr · texte numérisé non relu

II. — YalMcaox l»mpliail%acs ém tmmr

Les vaisseaux lymphatiques du cœur naissent du tissu musculaire dr viscère. Ils peuvent être distingués aussi en superficiels et profonds.

(^cs vaisseaux lymphatiques iuperfieiels semblent tirer leur originr fcuiilet séreux du péricarde; mais ils émanent en réalité de» courbr» culaires sous-jacentes.

VAISSEAUX LYMPHATKX'KS Dl* THOKAX. 839

Leurs premières radirules ronstilnent iiii vaslo rôsetiii qui embrasse los deux \eiUricules. De celui-ci partent en gén^Tal quatre troncs principaux : doux antérieurs ou gauches, deux postérieurs ou droits.

Les troncs lymphatiques gauches, situés dans le sillon ventriculaire antérieur, suivent Tartére correspondante, lis s'étendent du sommet du cœur sur lequel ils s anastomosent avec les troncs po&térieurs jusqu'au niveau du mUoii auriculo-ventriculaire où ils se réunissent. Le tronc résultant de leur fusion s'engage presque aussitôt sous l'artère pulmonaire dont il contourne la moitié postérieure ; il apparaît ensuite entre cette artère et l'aorte, poursuit sou .trajet en passant verticalement au devant de la partie horizontale de la (To^seaortique, et se termine dans l'un des ganglions qui entourent la partie terminale de la trachée. — A ces troncs viennent se réunir : l" les troncules n»'s de la face antérieure du ventricule gauche; 2* une parlie de ceux qui énianeui de la face antérieure du \entricule droit ; *\'* et très-probablement aussi les lymphatiques superficiels antérieurs dos oreillettes ; mais ces derniers n'ont pas encore été observés.

Les troncs lymphatiques droits occupent le sillon ventriculaire postérieur. Partis du sommet du cœur ils montent d'abord verticalement, comme les vaisseaux sanguins qu'ils accompagnent. Arrivés au sillon auriculo-ventriculaire, ils se coudent à angle droit, pour pénétrer duns ce sillon, clicminent iilors de droite a gauche et d'arrière en avant, en contournant la base du ventricule aortique, puisse réunissent en un seul tronc qui se réunit luimême, au niveau de l'infundibulum du ventricuh' droit, au tronc antérieur. — Dans leur trajet les troncs postérieurs recueillent : l'aies troncules de la fare correspondante des deux ventricules qui se jettent dans leur partie absorbante ; 2"^ un vaisseau plus important qui <:hemine de droite ;\ gauche, dans le sillon auriculo-ventriculaire, et qui se termine dans le coude situé ù l'union de leur partie verticale a\ec leur partie liorizonlale ; .Vdeux ou trois petits troncs qui longent le bord gauche du co-ur, lesquels s'ouvrent perpendiculairement dans leur partie rétléchie ou horizontale.

De la convergence de tous les vaisseaux lymphatiques superficiels du c(pur résulte, en résumé, un tronc unique et volumineux, qui contourne en spirale le tronc de l'artère pulmonaire et qui passe au devant de la crosse uortique pour se terminer dans Tun des ganglions péri-trachéens.

Les vaisseaux lymphatiques profonds, signalés par M. Papenheim, en 1851, et Irès-bien décrits par M. BellaïeH',en 1866, semblent tirer leur origine des endocardes, de même que les superficiels semblent naître du péricarde. Comme ces derniers, ils proviennent des couches musculaires correspondantes. Le réseau formé par leurs radicules tapisse toute l» surface libre des iMidocardes\entriculaires. M. Bellaïeiïet M. Ch. Uobin l'ont observé également sur l'endocarde des oreillettes, et même jusque sur les valvules auriculo- '^entriculaires. Chez les grands mammifères, tels que le bœuf et le cheval, W» réseau des parois ventriculaires est facilement visible, même à l'œil nu. Les troncs qui partent de ce réseau peuvent être distingués en inférieurs et sujiérieurs.

Les inférieurs, au nombre de deux ou trois, se dirigent vers la pointe du

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cœur, traversent rorifice ou plutôt le caualque circon8cri%eDt les fibres, U>urbillonnentel se séparent ensuite pour suivre l'un le sillon ventriculairr aiii— rieur, l'autre le sillon vcntrlculaire postérieur. Au niveau de leurséparati u ils s'anastomosent avec les lymphatiques superficiels; de là sans doute laUcililé en général plus grande avec laquelle on injecte les vaisseaux lymphttiques du cœur, lorsqu'on pique le péricarde sur le sommet des ventricule^; de là aussi la facile transmission des phlegmasies de la séreuse evteme j U séreuse interne, et la coïncidence si fréquente de la péricardite et deiVrdocardite.

F. es supérieurs traversent les parois des ventricules en se rapprochant p1.i> ou moins de la cloison qui les sépare, et se réunissent aussi aux troncs ^i.pcrficiels antérieurs et postérieurs, mais sur un point plus élevé.

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