‹ Traité d'anatomie descriptive (volume 5)Chapitre 40 sur 390 · II. — Petit lygomall^ac · texte numérisé non relu

II. — Petit lygomall^ac

[jù petit zygomatique, plus court et plus délié que le grand, se porte, à la manière d'une diagonale, de la partie supérieure de celui-ci à la partie inféruHire de l'élévateur commua profond, auquel il se réunit le plus ordinairement. Son existence n'est pas constante; on le rencontre une fois sur trois ou quatre.

Instrtions. — Ce muscle nait en général par deux faisceaux. Son faisceau principal s'attache à la partie inférieure du malairc par de courtes fibres <i[Mtnéxrotiques. Son faisceau accessoire, quelquefois égal, et mîfme plus ii»nHdcrable que le précédent, vient du bord inférieur de 1 orbiculairc des paiipiôres, dont il se détache à angle aigu. Constitué par la réunion de ces (loin faisceaux, le petit zygomatique se dirige obliquement en bas et en a\Ant, puis se joint à angle aigu au bord postérieur de l'élévateur commun prufond, pour aller s'insérer avec celui-ci à la face profonde des téguments (1: la lèvre supérieure.

Rapports, — Recouvert par rorbiculairc des paupières et la peau, il recouvre la veine faciale et le muscle canin.

.action. — Le petit zygomatique attire la partie moyenne de la moitié ccirrespondante de la lèvre supérieure en haut et en dehors. Sous ce point «lexueil est congénère de l'élévateur commun profond, dont il pourrait être Considéré comme une dépendance. M. Duchenne (de Boulogne) a fait remarquer que ce muscle, loin de s'associer au grand zygomatique pour concourir à l'expression des sentiments gais, s'associe au contraire aux deux élévateurs p<»ur exprimer la tristesse dans toutes ses nuances , un simple attendrissement lorsqu'il se contracte à peine , une douleur vive accompagnée de larmes lorsque ses contractions deviennent plus énergiques.

m. — Canin.

Situé dans la fosse canine, en arrière de l'élévateur commun profond et lu petit zygomatique; de figure quadrilatère; obliquement dirigé en bas et en dehors.

Insertions. — * Ce muscle s'attache par son extrémité supérieure à la partie

1 Dvrheaae (de Boulogae}, Mécanisme de la physion. hum., 1863, p. 61.

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eipériences électro-physiologiques de M. Duchenne (de Boulogne) démontrent qu'elle est simplement apparente. Les fibres du canin, après s'être entremêlées avec celles du grand zygomatique , du triangulaire et du risorius, poursuivent leur trajet, et viennent se fixer, les unes aux téguments de la riiouniseure labiale, les autres à la muqueuse correspondante.

Rapports. — Hecouvert en haut par l'élévateur commun profond dont le f^éparent les vaisseaux et nerfs sous-orbitaires, puis par le petit zygomatique lorsqu'il existe, le canin déborde en bas ces deux muscles en les croisant à angle obtus, et répond alors à la peau doublée sur ce point d'une épaisse couche adipeuse. 11 recouvre la fosse canine, la muqueuse buccale et le burcinaleur.

AcUun. — Le muscle canin, légèrement oblique en bas et en dehors, élève la commissure labiale en l'attirant un peu en dedans.

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