‹ Traité d'anatomie descriptive (volume 5)Chapitre 43 sur 390 · II. »- OrMcnlalre des livres · texte numérisé non relu

II. »- OrMcnlalre des livres

I/orbicuIairc des lèvres est de tous les muscles de la face celui dont l'étude pK'>onte le plus de difficulté. Aussi remarque-t-on dans les descriptions qui ►-ri ont été données de très-notables différences; aujourd'hui encore la con- 'r>\ erse persiste, bien que la physiologie ait fourni cependant toutes les iJ^'rtiices nécessaires pour une solution rigoureuse.

"smtorini, en 172A, le décrivait ainsi : cf Les fibres de l'orbiculaire des lèvres

• v-mblent former un seul muscle, que quelques anatomistes désignent sous !•' nom de 7>Atiirfer. J'ose dire cependant qu'il est double Celui de la

■ '«'\re supérieure se continue avec la partie inférieure du bnccinateur, et

• irlui de la lèvre inférieure avec la partie supérieure de ce muscle, après

• >«'tre entrecroisés au niveau des commissures (1). »

Albinus, en 173/ï, formulait en termes plus explicites encore la doctrine *It' Il cuntinuité des muscles antagonistes de la face : « L'orbiculaire, au pre-

- mior aspect , semble entourer tout l'orifice buccal , et se comporter à la

• manière d'un cercle qui n'a ni commencement ni fin. Mais en réalité il est

• la>ource commune de tous les autres muscles qui partent des commis-

• ^ures, à savoir, des buccinateurs, des triangulaires, des canins et des grands

- 'yL'omatiques. La partie inférieure du buccinateur, réunie à une partie > *i.i triangulaire, monte vers l'angle de la bouche et se rend dans la lèvre

• >u])érieuri* ; de même la partie supérieure du buccinateur , à laquelle se 'joint une partie du grand zygomatique et du canin, descend vers la

(uiQiiiissure, croise les fibres ascendantes, puis se prolonge dans la lèvre

• 'iirérieure (2). ■

Ainsi , pour Santorini, l'orbiculaire et le buccinateur constituent un seul '«".-* le : les deux moitiés du premier, en se prolongeant et s'entrecroisant, ^' "ment les seconds. Pour Albinus, l'orbiculaire se continue, non-seulement

' Niiiiorini, OA-rerr. «/m/., 1724, p. 3.'i.

- Ml.nn-*, //»%/. ntus-ntf. hommis-, 173'i. p. 103 ot 1fi/|.

l'iO iMYOLO(.IK.

avec ]«' ImcciMad'ur, mais a\oc tous 1rs aulrcs miisclos dos romniis>iires . *-. s irlc qu'il n'pr(''S(Mili'. iiiu^ siinph». (1(''p<Mi(lan('o do coiix-oi.

(".haciiijo de cos ojunions a IroiiNr un grand nonibro do partisans, (iollr T;- Sanlnrim', liuilcrois, a Uni pir prôxalnir : c'ost collr qui rrgne enooif' d»^ '.[<>jnurs. 11 iniporlo do ra[ip('lrr rcpondanl qn A 1 éptxjuo «»ù ollcs parur»':;! I uno ot iautro, \N inslow en lonnula une Intisirni»' dans laqn«dlron rrtrMii\.' l'o ( ara< l('»r(' de séviTili* (pril ap[)()ilail dans loulos sos rocliLTclirs. < l '. •) cxaminanl l)ion les anuilos des K'Mvs, on \orra 1rs lihros do la Itmv >uji'- )) l'iouro oroisiu' 1rs lilurs dt^ la \ô\vc inlrrioun», ol Ion disliniruora 1 aria.f » niusculaiir d'uiu* lÔM'O daNrc rani'do mu>culairc de laulio ; c o?t p"nur-

)t qu(d jVn Ijusdcnv que j ajqM'llc 1rs domi-orldculairrs » IMiis loin, i'

ajoulo: « TotiU's li's lihu'S du buocinak'ur s'aniasseni pou à pru \er> !•- )• O'iuiniissnrcs dos lr\ros, (Ui tdli's so glissonl dcrriôro los oxtrémilés et 1 uhi"ii » dcïi niusclos (k'mi-oi'bioiilain's qui los roinu\ronl, ol auxquols elles ^'<:it »> rortenionl altacliôes {[). »

IN'udanl que Sanloriin* el Albinus proclaniaiont qu'il n'oxisle dans la rt-^ii ii inlerniaxillairi' (junn seul inusolo, s'olondant de l'apopliyso ooronuide d i.ii cnh' à l'apuphyx' e )rnnoïde du oiMe opi>os('', W'inslow aHlrmail done qu il r"i o\islo r/'ellemcnl quatre, onlièrenienl indéprndanls el sans onntinuité entr.eux, les (U'ux bin'ein;ilenr> et b's dtuix denii-orbiculaires. ('.elle dernière nidnion est inoontostablernont la niieu\ londce. La doctrine de la eonlimii'.r des nuisole> aiitauH^nistrs, roinnie le nvraniidiil et le l'ronlal. le eanin el ].' trianuulaii'o, le bu(\'inaleur et lorbiculairo, est si clairenienl rélutée aujour- (1 liui [tar joules le> notions que nous [>os>edons sur la sUuoturo et le niod'd'acliou des libres eoiilra(iile>, ([u ClIe no rni-rito menu» plus llionnourd être di^Ollleo. (In a {)ris pour autiint de réalités de >iin]dos apparenees; ce que l'analyse anatoniiquo est impuissante à deinoutror, lexcilatinu trahanique « t l\tli-"r\ali<'f. eliniipie le motleul liors de di'Ute.

1. orliieulaire d('^ lè\res e?l dnno l'omit' de deux muscle? qui s'entreiii'îsenl au ni\eau des et»nnnis>ni'es, ot que je désignerai a\ee \Mn>liiW sou? lenoms de demi-orldeulairo supérieur el de demi-orbieulairo inlerieur.

r 1///N 7f' (/.'.'/( /'-(o7'/( ///(///•' Vf//' ■/■/' .//•. — "^i!!;!' dan- i'(''paisseur de la le\i'" superieuit.', il eu oceup»» le b «l'd libri' et ia tac c posti-rieuri'. Dans le >rntraus\er-al il s fleiid de lima ra:ilr«' buccinateur, en deei ixanl une eiijrlw dnut lacMicavite rt^jarde en i>a-. haii^ le sen> \erlieal, il nu'-ui'O litut 1 «•-par-e CMmpii> e'itii' la ba-e du ne/ et le bord libie de la leNre. — i .c iiiuself ('>t t'nini"' d u:ii- p.tTîi.' i pii:uipale et ib- tb'ux pnitions ac< Or-soires.

La p^Mii-'îi [>i i!i( .l'a'.c , (jiii oce;iju» le litud libie de la lè\re, rutistitue le deuii-«'r:'i. ;ilane M' >oi«'ment dit. L.lle s'a(!acbe ^-ur tf.i^e sa l<umueur à la miupie ,-e labiale, ù hÙ -on atllirieneo intime a\ec «elle-ii. Vav -es e\trf-iml'- ]• -.èrement e.c'-it'ieivi-itev. elle - iIl^èrea !a nulql:eu^e de> eonmiissur»'t M s . ;i:iem(Mant ai;\ tibics c.trit'-p"Mda:ite- du lun einaleiir, et lui adlièr»' -i -e'.i.ii'uien! ar.->', qu «•!!.• ':e pfi:t en T'Ire (b-tat bée (jue [«ar la -ectiun i]i' < i - tibri's

( inafeur, on observe sur le trajet du conduit de Sténon une traînée de glandiilt's salivaires : ce sont les glandes molaires qui occupent, par conséquent, une situation très-profonde, et qu'on voit même quelquefois pénétrer en [lartie dans l'épaisseur du muscle.

Attûm, — Lorsque les deux muscles se contractent simultanément , ils ••!f.i.;nenl les commissures l'ime de l'autre en les portant en arrière, et font ?ubir aux lèvres une élongatlon transversale qui a pour eflTet de les rapprorhtT. Si c'est lorbiculaire des lèvres qui se contracte, ce sont lesbuccina- U'ur« au contraire qui s'allongent. Le premier est donc l'antagoniste des >e(.>n(l!>. Indépendamment des mouvements qu'ils impriment aux commis- *nn*s et de l'influence qu'ils exercent sur l'orifice buccal» ceux-ci ont encore |H)ur usage de reporter entre les arcades dentaires les aliments qui tombent (Jf I*ur côté; ils jouent donc un rôle très-important dans la mastication et (oncourent en outre à l'articulation des sons, au jeu des instruments à vent, à la succion, à l'expuition, etc.

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