II. — Muscle stylo-glosse
Situé sur les bords de la langue; long et grêle ; plus large sur sa partie moyenne, effilé à ses extrémités.
Insertions et direction . — Le stylo-glosse naît du tiers inférieur et externe de l’apophyse styloïde du temporal, par un tendon auquel succède bientôt un corps charnu conoïde. Quelques fibres émanées du ligament stylo-maxillaire viennent se joindre ordinairement à ce corps charnu, qui se porte en bas, en avant et en dedans, en s’aplatissant el s’élargissant (le plus en plus. Parvenu sur les côtés du tiers postérieur de la langue, le muscle stylo-glosse se divise en trois faisceaux : l’un moyen, l’autre inférieur, le troisième supérieur.
Le faisceau moyen, plus considérable, longe les parties latérales de la langue et s’avance jusqu’à sa pointe en formant une arcade dont la concavité regarde en haut et en avant. — Le faisceau inférieur, tantôt simple, tantôt multiple, passe entre les deux portions de l’hyo-glosse, puis se confond, par ses fibres les plus élevées, avec les fibres correspondantes du lingual inférieur, et par les autres plus nombreuses avec celles du génio-glosse. Lorsqu’il se décompose en deux ou trois fascicules, ces derniers passent à travers les fascicules correspondants du cérato-glosse en formant avec ceux-ci une sorte de tissu natté. — Le faisceau supérieur s’engage sous les fibres du palato-glosse avec le cérato-glosse, auquel il se joint, puis se dirige en dedans el en avant, en s’épanouissant, de telle sorte que ses fibres les plus reculées sont transversales, et les antérieures longitudinales.
MUSCLES DE LA LANGUE
Rapports. — Le stylo-glosse répond : en dehors, au ptérygoïdien interne et à la muqueuse linguale; en dedans, au ligament stylohyoïdien, au constricteur supérieur du pharynx et à Phyo-glosse.
Action. — Par leur faisceau moyen, les stylo-glosses rétractent la langue en l’attirant un peu en haut. Par leur faisceau inférieur, ils forment une espèce de sangle qui élève la base de l’organe vers le voile du palais. Par leur faisceau supérieur, ils soulèvent les bords de la langue, dont la face dorsale prend alors l’aspect d’une gouttière.