TISSUS CONJONCTIF ET ADIPEUX DES MUSCLES
restant étroitement unies: ce sont ces particules sombres que Bowman considère comme les éléments du faisceau, d’où le nom à’ éléments sarceux , sarcous éléments qu’il leur donne. Les stries sombres du faisceau et les stries sombfes des fibrilles se correspondent; les premières dérivent manifestement des secondes ; il en est de même des stries claires.
B. Tissus conjonctif et adipeux des muscles.
Le tissu conjonctif entoure tous les muscles. Il leur forme une gaine générale, appelée périmysium externe , assez dense sur quelques-uns pour mériter le nom d’aponévrose. De la périphérie, il pénètre dans leur épaisseur, s’insinuant d’abord entre les faisceaux principaux, puis entre les faisceaux et fascicules dont ils se composent, et s’étend, sous la forme de cloisons, jusque sur les faisceaux secondaires. Les cloisons celluleuses s’unissent entre elles ; elles se comportent, à l’égard des faisceaux des divers ordres, comme la gaine générale à l’égard de la totalité du muscle. Aux faisceaux à volume décroissant correspondent, en un mot, autant de gaines à capacité décroissante aussi: c’est à l’ensemble de ces gaines secondaires qu’on a donné le nom de périmysium interne. Cette disposition a pour effet d’établir entre tous les faisceaux d’un même muscle une solidarité qui se concilie très bien avec leur indépendance, et qui leur permet d’agir, tantôt simultanément, tantôt isolément.
L’épaisseur des cloisons diminue, du reste, à mesure qu’elles s’éloignent de leur point de départ. — Des faisceaux secondaires, elles se prolongeraient, suivant quelques auteurs, sur les faisceaux primitifs, pour former leur enveloppe propre ou le sarcolemme. J’ai énoncé précédemment les raisons qui me paraissent réfuter cette opinion. J’ajouterai que, lorsqu’on examine au microscope une coupe perpendiculaire des faisceaux primitifs, on distingue, de la manière la plus nette, toutes les cloisons cellulaires; on les voit partout se continuer entre elles au niveau des intervalles compris entre les divers faisceaux, et former une sorte de charpente qui les embrasse dans ses mailles. Or, autour des faisceaux primitifs on n’observe rien de semblable; toutes les enveloppes de ces faisceaux restent indépendantes. Si quelques fibrilles s’insinuent entre les faisceaux primitifs, elles se perdent sur les parois des capillaires, et ne prennent aucune part à la formation des sarcoiemmes.
Le tissu conjonctif des muscles se trouve mêlé, sur tous les points où on le rencontre, à des fibres élastiques. Ces fibres, bien qu’elles présentent un volume inégal, sont en général assez déliées. Mais leur nombre diffère beaucoup d’un muscle à l’autre ; sur quelques-uns elles se montrent relativement rares ; sur d’autres elles sont très multipliées.
Constamment aussi le tissu conjonctif renferme dans ses mailles des
MYOLOGIE.
vésicules adipeuses, dont la proportion varie du reste considérablement suivant l’âge, le sexe, la constitution, et aussi selon l’état de santé ou de maladie.