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C. Vaisseaux des muscles

1° Artères. — Elles sont peu volumineuses, mais toujours multiples pour chaque muscle. Ainsi le couturier, dans le long trajet qu’il parcourt, reçoit des rameaux artériels très grêles et très nombreux, échelonnés d’une manière assez régulière sur toute son étendue. Cette disposition n’est pas moins remarquable pour les muscles qui remplissent les gouttières vertébrales, pour les muscles de l’avant-bras et de la jambe, poulies muscles larges du tronc, etc.

Les artères plongent dans les muscles, tantôt obliquement et tantôt perpendiculairement. Le premier mode d’incidence est celui qu’on observe sur la plupart des muscles larges et des muscles longs du bras et de la cuisse; le second se voit principalement sur les muscles de l’avantbras et de la jambe. En pénétrant dans ces organes, les branches artérielles se divisent en rameaux et minuscules de plus en plus grêles, qui serpentent dans les intervalles compris entre les faisceaux de divers ordres, en s’anastomosant par de nombreuses divisions transversales. Tous ces rameaux et ramuscules sont situés dans l’épaisseur des cloisons celluleuses. Les plus déliés se répandent sur la périphérie des faisceaux secondaires, qu’ils entourent aussi de leurs anastomoses. De ces dernières divisions naissent des capillaires, extrêmement nombreux; ils forment un réseau qui entoure les faisceaux primitifs, mais qui ne pénètre pas dans leur épaisseur. Entre ce réseau périphérique des faisceaux primitifs et les fibrilles élémentaires, il s’opère, à travers le sarcolemme, un échange de sucs plasmatiques qui suffit au développement et à la nutrition de ces dernières.

Aux deux extrémités des muscles, les artères qui se ramifient dans le tissu contractile se continuent avec celles des tendons.

2° Veines. — A chaque artère musculaire correspondent le plus habituellement deux veines ; c’est ce qui a lieu pour les muscles du tronc et des membres, et même pour la plupart des muscles du cou. Pour les muscles de la tête, il n’en est plus ainsi ; le sang apporté par une artère est ramené par une seule veine. Très souvent alors les deux vaisseaux ne sont ni contigus, ni parallèles; ils restent en partie indépendants dans leur trajet, ainsi que l’attestent l’artère et la veine faciales, l’artère et la veine ophthalmiques; ou sont même complètement indépendants, comme les artères et les veines des lèvres.

Les veines musculaires sont remarquables par leurs valvules. Ces

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