‹ Traité d'anatomie descriptiveChapitre 161 sur 481 · I. — Muscle petit psoas · texte numérisé non relu

I. — Muscle petit psoas

Situé au-devant du grand psoas, long et grêle, aplati d’avant en arrière, charnu supérieurement, tendineux sur la plus grande partie de son étendue. Son existence n’est pas constante.

Insertions. — Ce muscle s’attache en haut, au corps de la douzième vertèbre dorsale, au ligament interosseux sous-jacent, et quelquefois aussi, mais rarement, au corps de la première vertèbre lombaire par de très courtes fibres tendineuses auxquelles succède un corps charnu qui descend obliquement en avant du grand psoas, et qui dégénère bientôt en un tendon plat et grêle. Ce tendon s’élargit ensuite progressivement de haut en bas, croise à angle très aigu le muscle précédent en le contournant de dehors en dedans ; puis transformé alors en une large expansion aponévrotique, vient se fixer, d’une part à l’éminence ilio-pectinée, de l’autre à la partie correspondante du détroit supérieur du bassin.

Rapports. — Sa face antérieure est recouverte de haut en bas par l’arcade fibreuse du grand psoas ; par l’artère et la veine rénales ; par le péritoine, et inférieurement par l’artère et la veine iliaques externes. — Sa face postérieure recouvre le grand psoas. — Par ses bords, il se continue avec l’aponévrose lombo-iliaque ou fascia iliaca.

Action. — Le petit psoas est si grêle qu’il ne peut avoir aucune action sur les os auxquels il s’insère. Sa destination paraît être de renforcer le fascia iliaca, au niveau du pli de l’aine, et de concourir à l’engainement du grand psoas et du muscle iliaque. On comprendra facilement son utilité à cet égard si l’on considère que dans la flexion de la cuisse le fascia iliaca et l’arcade crurale jouent le rôle d’une poulie de renvoi.

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