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MUSCLE DE LA. RÉGION PÉRINÉALE

coccygiens, et quatre lames accessoires : deux antérieures qui dépendent des muscles obturateurs internes et deux postérieures, très étroites, annexées aux muscles pyramidaux. Ces huit lames se continuent entre elles de manière à former une lame unique qui double le plancher de l’excavation du bassin et qui en prend le mode de configuration. Elle présente donc une face supérieure, une face inférieure et une circonférence.

Sa face supérieure ou concave est recouverte, en haut par le péritoine, en bas par un tissu conjonctif très lâche et mêlé de tissu adipeux qui t’unit aux viscères contigus. — Sa face inférieure ou convexe adhère par un tissu cellulaire plus fin aux muscles sous-jacents, dont on peut cependant la détacher assez facilement.

Sa circonférence s’attache d’avant en arrière : 1° sur la partie inférieure du corps des pubis et de leur branche horizontale ; 2° au-dessous de la gouttière sous-pubienne, où elle forme une arcade à concavité supérieure qui complète l’orifice postérieur du canal sous-pubien ; 3° sur le détroit supérieur du bassin ; 4° sur l’épine ischiatique ; 5° sur la face antérieure du sacrum et du coccyx en dedans des trous sacrés. Il suit de ces attaches que l’aponévrose fait défaut en avant sur la ligne médiane : les rubans fibreux qui se portent de la symphyse vers la prostate, et que l’on considérait autrefois comme une de ses parties constituantes, sont une dépendance des fibres longitudinales antérieures de la vessie. En haut et en arrière, cette circonférence décrit une seconde et large arcade à concavité supérieure sous laquelle passent le nerf lombo-sacré, ainsi que l’artère et les veines fessières.

Sur la partie centrale du plancher de l’excavation, l’aponévrose, par une expansion qui s’en détache, pénètre de chaque côté entre le rectum et le releveur, pour leur fournir à tous deux des points d’attache, et se continuer plus bas avec la partie correspondante de l’aponévrose latérale de la prostate.

L’aponévrose pelvienne a pour usage de protéger les muscles qu’elle recouvre ; elle les consolide en les reliant entre eux et en ajoutant à la résistance qu’ils possèdent celle qui lui est propre.

§ 5. — Région périnéale.

Elle diffère suivant qu’on la considère chez l’homme ou chez la femme. Dans l’un et l’autre sexe, elle se compose du reste de quatre muscles, entre lesquels on remarque une grande analogie, bien que leur disposition ne soit pas la même.

Préparation. — 1° Le sujet étant couché sur le dos, attirer le bassin sur le bord de la table, et, après avoir fléchi les jambes sur les cuisses et les cuisses sur F abdomen, fixer les membres et le corps dans cette position ; 2° diviser les téguments du périnée sur la ligne médiane, en prolongeant

MYOLOGÏE.

l’incision sur les enveloppes du testicule, de manière à pouvoir rejeter ces organes en haut et en avant; 3° enlever à droite et à gauche la peau du pé~ rinée, une couche adipeuse dont l’épaisseur varie et une aponévrose mince qui recouvre immédiatement les trois muscles superficiels de cette région.

A. — Régiosi périnéale che* l’iiomme.

Des quatre muscles qui forment celle région chez l’homme, les trois premiers, superficiellement situés, limitent de chaque côté un espace triangulaire; ce sont: V ischio-caverneux, le bulbo-caverneux et le transverse. Le quatrième se voit au fond de l’espace circonscrit par ceux qui précèdent ; il porte le nom de transverse profond ou ischio-bulbaire.

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