I. — Muscle grand pectoral
Le grand pectoral est situé sur la partie antérieure et supérieure du thorax. Il s’étend de la clavicule, du sternum et des cartilages costaux à l’os du bras. Large et mince en dedans, étroit et plus épais en dehors, ce muscle est rayonné plutôt que triangulaire.
Insertions. — Il s’attache en dedans : 1° à la partie interne ou convexe du bord antérieur de la clavicule; 2° à toute l’étendue de la face antérieure du sternum ; 3° aux cartilages des sept premières côtes ; 4° à l’aponévrose du muscle droit de l’abdomen.
Les insertions claviculaires ont lieu par des fibres charnues recouvrant la moitié et quelquefois les deux tiers internes du bord antérieur de l’os.
Les insertions sternales se font par des fibres tendineuses parallèles à la surface osseuse, adhérentes à celles-ci sur toute leur longueur, diversement inclinées, s’entre-croisant sous des angles très aigus et se continuant sur la ligne médiane avec celles du côté opposé. La distance qui sépare les fibres charnues des deux muscles est en général de 2 et rarement de 3 centimètres : souvent elle ne dépasse pas 1 centimètre; chez certains individus, très fortement constitués, je l’ai vue se réduire à quelques millimètres seulement. Les fibres sternales les plus élevées se fixent sur le tendon du sterno-mastoïdien.
Les insertions chondro-coslales diffèrent beaucoup, suivant qu’elles répondent aux cartilages des premières ou des dernières côtes sternales. Le grand pectoral ne s’attache aux cartilages des trois premières côtes que par de très petites languettes musculaires^ toujours très rapprochées des bords du sternum ; mais il s’insère sur le bord supérieur du quatrième par une large lamelle charnue, et sur le bord supérieur du cinquième par une lamelle plus large encore. Les insertions du muscle aux
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cartilages des sixième et septième côtes se font à l’aide de deux lamelles aponévrotiques.
Les libres par lesquelles il s’attache à l’aponévrose du muscle droit de l’abdomen forment une languette charnue à bord arrondi, de 2 ou 3 centimètres de largeur, qui constitue l’angle antéro-inférieur du grand pectoral, et qui se trouve située immédiatement en dehors de la languette aponévrotique implantée sur le cartilage de la sixième côte.
Les libres charnues, nées de ces divers points, tonnent deux faisceaux, l’un supérieur ou claviculaire, l’autre inférieur ou sterno-costal.
Fig. 324. — Muscles de la partie antérieure, du thorax.
1. Muscle grand pectoral. — 2. Son faisceau claviculaire. — 3. Son faisceau sternocostal. — 4, 5. Languette aponévrotique, très mince, par laquelle ce faisceau s’insère au cartilage de la septième côte. — 6. Languette par laquelle il s’attache sur l’aponévrose du grand oblique. — 7. Portion externe ou humérale du grand pectoral. — 8. Cette même portion, qui a été séparée de la portion interne et renversée en dehors pour montrer ■ son attache à la lèvre externe de la coulisse bicipitale, son faisceau antérieur plus épais et obliquement descendant, son faisceau postérieur, mince, et obliquement ascendant, et la gouttière à concavité supérieure formée par l’union de ces deux faisceaux. — 9, 9, 9. Languettes musculaires par lesquelles le grand pectoral s’insère aux cartilages des côtes. — 10. Muscle petit pectoral. — t 11. Muscle sous-clavier. — 12. Muscle deltoïde séparé du. bord supérieur du grand pectoral par un interstice celluleux plus large supérieurement. — 13. Bord inférieur du petit pectoral. — 14, 14. Digitations du grand dentelé. — 15, 15. Digitations correspondantes du grand oblique. — 16, 16. Bord antérieur du grand dorsal. — 17. Tendon de ce muscle contournant le grand rond pour venir se fixer à la lèvre interne de la coulisse bicipitale. — 18. Muscle grand rond débordant en bas et en dehors la partie terminale du grand dorsal. — 19. Muscle sous-scapulaire. — 20. Longue portion du triceps brachial. — 21. Extrémité inférieure ou sommet du deltoïde. — 22, 22. Stcrno-mastoïdiens. — 23. Extrémité inférieure des muscles cléido-hyoïdiens. i — 24. Muscle trapèze.
IVe ÉDIT.