‹ Traité d'anatomie descriptiveChapitre 2 sur 481 · II. I · texte numérisé non relu

II. I

MVOLUGiE.

Les muscles à libres lisses, annexés au contraire aux appareils de la digestion, de la circulation, de la génération, occupent surtout la cavité du tronc; ils ont été appelés, par opposition aux précédents, muscles intérieurs , muscles viscéraux , muscles de la vie organique.

Mais ces dénominations ne sont plus en complète harmonie avec les progrès de la science. Nous verrons en effet que le système musculaire de la vie animale se prolonge sur les voies digestives jusqu’à la partie moyenne de l’œsophage, et qu’il pénètre ainsi profondément dans la cavité du tronc. D’autre part, le diaphragme, qui sépare le thorax de P abdomen et qui constitue l’agent principal de la respiration, est un muscle strié; le cœur, organe central de la circulation, est un muscle du même ordre. Les muscles à contraction instantanée 11e sont donc pas l’attribut exclusif des appareils de la vie animale; 011 les retrouve aussi sur les appareils de la digestion, de la respiration, de la circulation, de la génération, sur tous les points, en un mot, où le jeu régulier des fonctions réclamait un agent mécanique d’une action rapide. - Les muscles à contraction lente, de leur côté, s’étendent beaucoup au delà des limites qu’on avait cru pouvoir leur assigner. O11 les rencontre sur les parois des artères et des veines, dans le sens du tact, dans celui de la vision, etc.

Le système musculaire de la vie animale envahit donc en partie le domaine de la vie organique, et réciproquement celui de la vie nutritive se prolonge en partie dans les appareils de la vie de relation. Ils 11e diffèrent en réalité que par leur mode de contraction et leur structure.

Chacun de ces deux ordres de muscles exige donc une description spéciale. Nous étudierons d’abord les muscles striés.

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