‹ Traité d'anatomie descriptiveChapitre 264 sur 481 · I. - — üluscle tenseur du fascia lata · texte numérisé non relu

I. - — üluscle tenseur du fascia lata

Le tenseur du fascia lata est situé à la partie supérieure et externe de la cuisse, dans un dédoublement de l’aponévrose fémorale. Il s’étend de l’épine iliaque antérieure et supérieure à 6 ou 8 centimètres au-dessous du grand trochanter. Ce muscle est allongé, assez épais et très étroit supérieurement, large et mince inférieurement.

Insertions. — Il s’attache en haut : 1° à l’échancrure comprise entre les deux épines iliaques antérieures, par une aponévrose qui s’étale sur la face profonde du muscle ; 2° à la partie correspondante de l’épine iliaque antéro-supérieure par de courtes fibres tendineuses ; 3° sur l’aponévrose du moyen fessier par des fibres musculaires. De ces trois origines part un corps charnu, d’abord prismatique et triangulaire, qui se dirige en bas et un peu en arrière, en s’élargissant et s’amincissant de plus en plus. Les fibres qui le forment se terminent à l’union du tiers supérieur avec les deux tiers inférieurs de la cuisse, dans l’angle de séparation des deux feuillets de l’aponévrose fémorale, par des fascicules tendineux qui semblent se fixer sur cet angle, mais qui, en réalité, poursuivent leur trajet en se mêlant aux fibres aponévroliques. De la réunion de ces fascicules et de ces fibres résulte une bande fibreuse, très épaisse, qui se porte verti calement en bas pour aller se fixer à la partie antérieure de la tubérosité externe du tibia, en se confondant du reste sur toute sa longueur, avec l’aponévrose crurale dont elle fait partie et qu’elle renforce au point de tripler son épaisseur.

Rapports. — Ce muscle est en rapport : par sa face externe avec le feuillet superficiel de sa gaine fibreuse et la peau; par sa face interne, avec le feuillet profond de cette gaine, le droit antérieur et le vaste externe ; par son bord antérieur, avec le couturier dont le sépare plus bas un espace angulaire ; par son bord postérieur, avec le moyen et le petit fessier dont il s’écarte aussi inférieurement.

Action. — Le tenseur du fascia lata imprime à la cuisse un mouvement de rotation qui porte la pointe du pied en dedans, en même temps qu’il la fléchit sur le bassin. Lorsque ses contractions coïncident avec celles des muscles psoas et iliaque qui sont fléchisseurs et rotateurs en dehors, la cuisse se fléchit en se portant directement en avant. Quelques auteurs pensent, en outre, que ce muscle prend part au mouvement d’abduction du membre ; mais ce dernier usage ne me paraît pas démontré.

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