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ARTÈRE PULMONAIRE

sous l’influence de cet effort prolongé, ils s’insinuent dans des ramuscules où ils n’auraient pu arriver par un effort instantané.

2° Préparation. — Elle est très variable pour les différentes artères. Les seuls principes généraux que nous puissions formuler sur ce point sont les suivants :

Si l’artère est superficielle, cherchez et isolez d’abord son tronc, puis terminez la préparation, en procédant de celui-ci vers les branches.

Si elle est profondément située, préparez d’abord les branches qui se présentent à votre scalpel; une fois arrivé au tronc, vous l’isolerez en suivant les autres branches de son origine vers sa terminaison.

Il est en général utile d’enlever les veines concomitantes. Pour éviter l’effusion de sang qui pourrait résulter de leur section et qui tacherait la préparation, il importe de vider préalablement le système veineux. Dans ce but, ouvrez la veine iliaque s’il s’agit des membres abdominaux, et la veine cave supérieure s’il est question des membres thoraciques ou de la tète; élevez ensuite fortement le membre qui doit être le siège de la préparation; frictionnez-le, de sa partie terminale vers le tronc, afin de faire écouler la plus grande partie du sang qu’il contient. Cette opération terminée, on peut enlever les veines sans danger pour la préparation.

Avant d’étudier une artère, il convient de préparer toutes ses branches collatérales; de leur ensemble résulte une sorte de tableau qui frappe l’esprit et facilite la mémoire.

ARTICLE II

DES ARTÈRES EN PARTICULIER Ai»tèi*e pulmonaire.

L’artère pulmonaire transporte le sang veineux du cœur aux poumons. Artérielle par ses parois, veineuse par ses fonctions, elle constitue un vaisseau mixte qui mérite parfaitement la dénomination de veine artérieuse que lui avaient imposée les anciens.

Elle naît de Tinfundibulum du ventricule droit, dont elle continue la direction en se portant obliquement en haut et à gauche, au-devant de l’aorte qu’elle croise à angle aigu, et qu’elle embrasse par sa concavité. Parvenue au côté gauche du tronc aortique après un trajet de 3 centimètres, cette artère se divise en deux branches qui se portent transversalement, l’une vers le poumon droit, et l’autre vers le poumon gauche, dans lesquels elles se ramifient en suivant les divisions bronchiques jusqu’à leur extrémité terminale.

A son origine cette artère est entourée par les fibres musculaires les plus élevées de Tinfundibulum. Intérieurement elle présente les trois valvules sigmoïdes qui s’abaissent à la manière d’une soupape au moment où le sang tend à refluer des poumons vers le ventricule droit. Si Ton enlève ces valvules, on voit que le tronc de l’aorte pulmonaire se

ANGIOLOGIE.

découpe à son point de départ en trois festons très réguliers qui adhèrent par leur partie moyenne à la zone fibreuse correspondante. Mais cette union serait peu solide si la zone fibreuse n’envoyait, d’une part trois prolongements dans les espaces anguleux qui séparent les festons, el de l’autre trois lamelles dans l’ épaisseur des valvules sigmoïdes.

Dans le trajet curviligne qu’il décrit le tronc pulmonaire répond : par ses parties latérales aux deux au rien les ; — par sa convexité dirigée en avant et à gauche au feuillet séreux du péricarde, dont le sépare assez souvent une couche cellulo-adipeuse; — par sa concavité tournée en arrière et à droite a l'aorte qui lui oppose une courbure inverse, en sorte que ces vaisseaux se contournent réciproquement en demi-spirale.

La branche gauche de l’artère pulmonaire surmonte l’oreillette gauche; sa longueur égale celle du tronc dont elle émane. Elle est en rapport : en arrière, avec la bronche gauche à laquelle elle devient supérieure en entrant dans le poumon; en avant, avec le feuillet séreux du péricarde, et plus en dehors avec les veines pulmonaires gauches qui la croisent en descendant vers l’oreillette.

La branche droite , un peu plus longue que la précédente, est situee immédiatement au-dessus de l’oreillette droite. Elle répond : en arrière, à la bronche droite, en avant, à la veine cave supérieure et à la partie ascendante de l’aorte qui la croisent perpendiculairement.

A son entrée dans le poumon, chacune des branches de l’aorte pulmonaire se divise en deux ou trois branches secondaires et en rameaux progressivement décroissants qui s’accolent dans toute l’étendue de leur trajet aux divisions correspondantes des conduits aérifères. Nous verrons plus tard comment elles se terminent.

Artère pulmonaire «lie* le fœtus. — Pendant la vie intra-utérine, le sang qui pénètre dans l’artère pulmonaire ne se rend pas dans les poumons, ou du moins il n’entre dans ces organes qu’en très minime quantité. La plus grande partie de ce liquide est transmise de l’artère pulmonaire à l’aorte par une large et courte anastomose qui s’étend obliquement de l’une à l’autre.

Cette anastomose, connue sous le nom de canal artériel , est ainsi disposée : le tronc de l’artère pulmonaire, après un trajet de quelques millimètres, fournit une branche au poumon droit, puis une autre au poumon gauche; et poursuivant sa direction obliquement ascendante, vient s’ouvrir dans l’aorte immédiatement au-dessous de l’origine de la sous-clavière gauche.

Le canal artériel est donc situé sur le prolongement du tronc de l’artère pulmonaire; il représente la partie terminale de ce tronc, ou plutôt ce tronc lui-même donl les divisions droite et gauche sont de simples branches collatérales.

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