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I. — Sinus latéraux

Les sinus latéraux, situés à la partie postérieure et inférieure du crâne, s’étendent depuis la protubérance occipitale interne où ils se continuent avec le sinus longitudinal supérieur, jusqu’au trou déchiré postérieur au niveau duquel ils se continuent avec la veine jugulaire interne.

Les gouttières qui séparent les fosses occipitales supérieures des inférieures les reçoivent dans la première partie de leur trajet, et celles qui sont creusées sur la portion mastoïdienne du temporal dans la seconde. Ces sinus suivent par conséquent une direction horizon laie depuis leur origine jusqu’à la base du rocher ; ensuite ils se portent obliquement en bas, en avant et en dedans ; puis ils remontent un peu pour gagner le trou déchiré postérieur.

Leur portion horizontale, logée dans le bord postérieur de la tente du cervelet, présente la forme d’un prisme à base triangulaire dont le côté postérieur convexe adhère à la gouttière occipitale, et dont les côtés supérieur et inférieur légèrement concaves sont en rapport, le premier avec le cerveau, le second avec le cervelet.

Leur portion oblique, réfléchie ou curviligne, revêt la forme d’un demicylindre, dont le côté inférieur convexe correspond au temporal, et le côté supérieur concave aux hémisphères cérébelleux.

SINUS DE LA DURE-MÈRE. 685

Les deux sinus latéraux ne présentent pas la même capacité. Le sinus latéral droit est ordinairement plus considérable que le gauche.

Plusieurs sinus viennent s'ouvrir directement dans les sinus latéraux. A leur origine, ils communiquent : 1° avec le sinus longitudinal supérieur qui se bifurque pour leur donner naissance ; 2° avec les sinus occipitaux postérieurs dont la direction est ascendante ; 3° avec le sinus droit qui s’ouvrirait perpendiculairement sur la partie terminale des précédents, selon les anciens, d’où le nom de pressoir d’Hérophile donné au coniluent de ces divers sinus : petite théorie bien légèrement bâtie sur le sable ; car le sinus droit se bifurque aussi, et chacune de ses branches se dirige obliquement en dehors pour se jeter dans les sinus latéraux â droite et à gauche de la protubérance occipitale.

Au niveau de leur partie moyenne, ces sinus communiquent, avec le sinus pétreux supérieur. A leur terminaison, ils semblent se continuer aussi avec le sinus pétreux inférieur. Mais celui-ci, ainsi que l’a démontré M. Trolard, se réfléchit à angle droit et prend alors les caractères d’une veine qui va s’ouvrir dans la jugulaire interne, un peu au-dessous de son origine. — Dans son trajet, le sinus latéral reçoit :

1° Les veines cérébrales inférieures et postérieures qui se réunissent en deux ou trois troncs, et qui s’ouvrent perpendiculairement dans sa portion horizontale.

2° Les veines cérébelleuses postérieures qui traversent la paroi inférieure du sinus, et dont l’embouchure se trouve très rapprochée de celle des veines cérébrales.

3° La veine mastoïdienne qui s’étend de la portion descendante du sinus à la veine occipitale, à travers le trou de la portion mastoïdienne du temporal ; elle constitue l’un des principaux moyens de communication des veines inlra et extracrâniennes et varie du reste beaucoup dans son calibre suivant les divers sujets.

4° La veine eondylienne postérieure qui prolonge la veine vertébrale, en traversant le trou condylien postérieur. Son existence n’est pas constante.

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