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VAISSEAUX LYMPHATIQUES DES GLANDES

avec les mêmes attributs généraux; partout il comprend, dans sa composition, des capillicules et des lacunes, des ramuscules naissant de celles-ci, puis des troncules, auxquels succèdent des troncs qui chemi-' nent sous leur face profonde.

Quelques glandes sont extrêmement riches en vaisseaux lymphatiques, tels sont la mamelle, le testicule, le foie. D’autres en sont pourvues moins abondamment, comme le pancréas, les reins, la prostate. Pour un certain nombre d’entre elles leur existence n’a pas encore été démontrée : parmi ces dernières je dois citer la parotide, la glande sousmaxillaire, la glande sublinguale, la glande lacrymale, etc.

Les glandes vasculaires sanguines, ou glandes à follicules clos, comparées sous ce rapport, diffèrent aussi assez notablement les unes des autres. Les follicules agminés ou plaques de Peyer et les follicules clos isolés donnent naissance à une si prodigieuse quantité de radicules remplies de lymphe, qu’ils ont pu être considérés comme faisant partie du système lymphatique et assimilés aux ganglions. La rate et les amygdales qui renferment une foule de follicules semblables ou analogues sont remarquables aussi par l’abondance des vaisseaux qui en proviennent. Ceux-ci se montrent beaucoup moins nombreux dans la glande thyroïde et le thymus, du moins chez l’homme ; car chez quelques animaux, et particulièrement les carnassiers, ils existent en grand nombre.

Le système glanduleux comprenant des glandes de deux ordres, qui tous les deux renferment des vaisseaux lymphatiques, nous avons à rechercher comment naissent ces vaisseaux des unes et des autres.

1° Vaisseaux lymphatiques des vraies glandes. — En 1852 le siège primitif de ces vaisseaux était encore problématique. Dans un travail que j’adressais alors à l’Académie des sciences, je m’attachais à démontrer qu’ils naissent de toute l’étendue des conduits sécréteurs et excréteurs. Ceux qui partent des conduits sécréteurs ont pour origine un réseau à mailles d’autant plus déliées qu’il correspond à des canaux ou canalicules plus étroits (1). De ce premier réseau émanent des ramuscules qui forment à la périphérie des lobules un autre réseau à mailles plus larges; et ces réseaux sus-lobulaires deviennent, euxmêmes le point de départ de troncules, lesquels en se réunissant forment des troncs qui serpentent dans l’épaisseur de la glande en se dirigeant vers le hile de celle-ci ou vers tout autre point de sa circonférence : ainsi se comportent les vaisseaux lymphatiques du foie, du testicule, de la mamelle.

(1) Comptes rendus cle V Académie des sciences, 1852, t. XXXIV, p. 387.

iv° édit. il. — 48

ANGI0L0G1E.

L’origine des vaisseaux lymphatiques des glandes ne diffère pas de celle des vaisseaux qui naissent de la peau et des muqueuses. Elle se prête difficilement à l’étude chez l’homme où la plupart des conduits sécréteurs et excréteurs sont très étroits. Mais sur quelques mammifères et particulièrement sur la mamelle de la vache, où ce réseau arrive à ses plus grandes proportions, on peut l’observer dans tous ses détails. Certains conduits galactophores atteignent chez la vache un calibre de 2 centimètres, et même plus considérable encore h la base des mamelons. Sur leurs parois il existe des vaisseaux dont le volume égale celui des gros troncs lymphatiques sous-cutanés chez l’homme. Ces capillaires se laissent très facilement injecter. En les soumettant à l’action des réactifs et les examinant ensuite à un grossissement de 200 ou 300 diamètres, on peut reconnaître qu’ils ont aussi pour origine des lacunes et capillicules recouvrant les parois des canaux lactifères. Les rameaux émanés du réseau des capillicules forment des troncules qui s’anastomosent, et ceux-ci, en s’unissant, constituent les réseaux sus-lobulaires.

Sur le rein du cheval on peut voir avec la même netteté le mode d’origine des vaisseaux qui recouvrent sa périphérie.

2° Lymphatiques des glandes vasculaires sanguines. — Les follicules clos, éléments essentiels de ces glandes, sont le point de départ des vaisseaux lymphatiques qui cheminent dans leur épaisseur. Les connexions qu’ils affectent avec ces vaisseaux se voient très clairement sur les plaques de Peyer, et mieux encore sur les follicules clos isolés des deux intestins. Ils naissent en grand nombre de toute leur périphérie. Chaque follicule est recouvert d’un plexus de capillicules et de troncules qui en partent en rayonnant. De leur réunion résultent des troncs dont le calibre est relativement considérable. Rien de plus facile à observer que ces capillicules et troncules, ceux-ci étant toujours remplis de cellules. Les capsules surrénales chez le cheval et les deux glandes thyroïdes des carnassiers sont surtout favorables pour cette étude.

L). — Origine des vaisseaux lymphatiques des muscles.

Les muscles considérés sous ce point de vue diffèrent très notablement les uns des autres. Pour exposer les faits relatifs à leur origine, il importe de les étudier: 1° sur le diaphragme et les autres muscles à fibres striées; 2° sur les muscles à fibres lisses.

1° Vaisseaux lymphatiques du diaphragme et des autres muscles

striés. — Ils ont pour origine des capillicules faciles à injecter sur tout le centre phrénique et sur la partie correspondante des faisceaux charnus. Parmi les mammifères le chien, le cheval, le bœuf sont ceux qui se prêtent le mieux à leur étude. Lorsqu’ils ont été injectés au mercure, on

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