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VAISSEAUX LYMPHATIQUES DES MUSCLES

remarque que les troncules marchent parallèlement aux faisceaux charnus ; dans leur trajet, ils communiquent entre eux par une foule de capillicules transversalement dirigés, et hermétiquement clos sur tout leur trajet. Les stomates que Recklinghausen a vus sur le péritoine sous-diaphragmatique ne s’ouvrent pas dans leur cavité, en sorte qu’on peut les remplir et les dilater sans que le mercure s’en échappe ; ils forment, autour de ces fascicules, un réseau à mailles très serrées.

Sur les faisceaux et fascicules de ce muscle, nous retrouvons donc la disposition réticulée qu’ils affectent sur les membranes tégumentaires.

Sur le cœur, on peut voir très facilement aussi ces mêmes réseaux périfasciculaires que nous avons trouvés sur le diaphragme. Aucun anatomiste ne les avait observés sur d’autres muscles striés. Mais j’ai réussi à les injecter sur les muscles intercostaux, chez l’homme et plusieurs mammifères. L’injection est plus facile encore sur l’œsophage du cheval. En poursuivant ces recherches on les mettra en évidence sur d’autres muscles encore ; mais dès aujourd’hui nous pouvons conclure des faits déjà connus que sur les muscles striés les vaisseaux lymphatiques affectent un mode d’origine identique à celui que nous avons constaté sur les membranes tégumentaires, et sur tous les organes précédemment mentionnés.

2° Vaisseaux lymphatiques des muscles à fibres lisses. — Si Ces

vaisseaux n’ont pas encore été observés dans tous les muscles à fibres lisses, leur existence est bien manifeste dans quelques-uns. J’ai pu les étudier dans la tunique musculaire de l’estomac et du canal intestinal, chez l’homme et chez plusieurs mammifères, tels que le chien, le lapin, le bœuf, le cheval, etc.

Ils présentent chez les animaux la même disposition que chez l’homme. Cette disposition est réticulée également; c’est aussi un réseau, mais un réseau à grandes lacunes qui se distingue par des attributs particuliers. Ces réseaux en effet se composent de capillicules, offrant un calibre très inégal, se continuant entre eux et circonscrivant des mailles aux angles desquelles existent sur certains points des lacs plus ou moins larges, à contours irréguliers. Ces lacs lymphatiques sont comme percés à jour; sur l’étroit espace qu’ils occupent on remarque un, deux, trois, et jusqu’à six et sept orifices ou mailles circulaires, dont quelquesunes si petites, qu’elles semblent produites avec la pointe d’une aiguille : des mailles polyédriques de toutes dimensions et aux angles de ces mailles , sur les points où convergent plusieurs gros capillicules , des lacs percés d'orifices circulaires , telle est la disposition propre aux réseaux des muscles membraniformes ;e\\e est tellement spéciale à ces muscles et si caractéristique qu’à la simple vue d’un lacs percé d’un seul orifice circulaire, on pourrait les reconnaître.

Les réseaux des muscles membraniformes sont formés de plusieurs plans de mailles continus. Si le muscle se compose de deux couches superposées, le réseau s’étend de l’un à l’autre en occupant toute l’épaisseur de chacun d’eux. Les mailles les plus superficielles s’avancent jusqu’à la tunique séreuse de l’estomac et de l’intestin, et lui adhèrent, en sorte qu’en piquant celle-ci on injecte le réseau musculaire sousjacent, d’où l’erreur de Pannizza et de tant, d’autres qui ont rattaché el qui rattachent encore ce réseau à la séreuse péritonéale.

§3. — Situation, direction, forme, anastomoses des vaisseaux

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